Usine de porcelaine Alluaud, puis Charles Field Haviland, puis G.D.M., puis G.D.A., puis S.L.G.P., puis Royal-Limoges

Désignation

Dénomination de l'édifice

Usine de porcelaine

Appelation d'usage

Usine de porcelaine Alluaud, puis Charles Field Haviland, puis G.D.M., puis G.D.A., puis S.L.G.P., puis Royal-Limoges

Titre courant

Usine de porcelaine Alluaud, puis Charles Field Haviland, puis G.D.M., puis G.D.A., puis S.L.G.P., puis Royal-Limoges

Localisation

Localisation

Limousin ; Haute-Vienne (87) ; Limoges ; 28 rue Donzelot

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Limoges

Canton

Limoges-Le Palais

Lieu-dit

Les Casseaux

Adresse de l'édifice

Donzelot (rue) 28

Références cadastrales

2002 EM 327, 328

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En ville

Partie constituante non étudiée

Atelier de fabrication, bureau d'entreprise, logement patronal, conciergerie, entrepôt industriel

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

1er quart 19e siècle, 2e moitié 19e siècle, 1ère moitié 20e siècle, 4e quart 20e siècle

Année(s) de(s) campagne(s) de construction

1816, 1878, 1981

Commentaires concernant la datation

Daté par source

Auteur de l'édifice

maître d'oeuvre inconnu

Description historique

En 1816, François Alluaud fils fonde cette usine de porcelaine qu'il exploite en association avec son frère Jean-Baptiste Clément sous la raison sociale Alluaud Frères. Appelée couramment l'usine des Casseaux, elle fut implantée sur ce site en raison de la proximité du port du Naveix, où arrivait par flottage le bois nécessaire aux fours. Après le retrait de Jean-Baptiste en 1823, François Alluaud s'associe entre 1839 et 1845 à ses fils Victor et Amédée, puis à son gendre Vandermarcq. Des extensions sont réalisées vers 1851, 1865, 1866 et 1870. Après la mort d'Amédée en 1872, et celle de Victor 4 ans plus tard, l'usine est reprise en 1876 par le mari d'une petite fille de François Alluaud, Charles Field Haviland, cousin germain des porcelainiers limougeauds Charles et Théodore Haviland. Malgré la modernisation des équipements, dont l'installation d'une machine à vapeur en 1879, et l'extension des locaux en 1878, il est contraint, face à la concurrence, de céder en 1881 son usine à la société Gérard Dufraisseix et Morel (G.D.M.) , à laquelle sont associés les héritiers Alluaud. En 1890 Morel quitte l'entreprise, qui, avec l'arrivée d'Edgar Abbot en 1900 prend le nom de G.D.A.. De nouveaux ateliers sont construits de 1901 à 1905. En 1949 la société porcelainière Céramine, spécialisée dans la fabrication de porcelaine pour l'industrie, occupe une partie des bâtiments, jusque dans les années 1970. En 1960 l'usine de porcelaine Lanternier quitte ses locaux de la rue Cruveilher pour s'installer sur le site des Casseaux. G.D.A. et Lanternier forment alors la Société Limousine de Gestion Porcelainière (S.L.G.P.) prise en gérance par Jean-Claude Delaygue, père de l'actuel directeur, Lionel Delaygue. Avec d'autres entreprises porcelainières, S.L.G.P. crée en 1972 une filiale au Dorat (87) , Doralaine. En 1989, S.L.G.P. devient la société Royal-Limoges. L'usine est touchée par deux incendies importants en 1981 et 2001, qui ont modifié profondément les bâtiments et les équipements. Un vaste atelier a été construit aux côtés des bâtiments anciens suivants : bureau, conciergerie et logement patronal de 1816, atelier de décors de 1878, bâtiments des fours du dernier quart du 19e siècle et ateliers de fabrication de 1901-1905. Un magasin d'usine a été installé en 2003, auquel doit être ajouté un musée d'entreprise en 2004. L'usine est équipée dans un premier temps de 2 fours à globe, puis de 3 en 1841, de 5 en 1855, de 6 en 1864, pour atteindre le nombre maximum de 9 à la fin du 19e siècle. En 1859 une partie des fours au bois sont convertis à la houille. Leur capacité était estimée à 312 m3 en 1885, 415 m3 en 1870, 600 m3 en 1914, 770 m3 en 1925, 200 m3 en 1950. La mécanisation de la fabrication des assiettes au début des années 1870 entraîne l'installation d'une machine à vapeur. L'usine emploie 181 ouvriers en 1841 dont 21 femmes et 22 enfants, 368 ouvriers en 1852 dont 62 femmes, 225 à 300 entre 1865 et 1870, 400 en 1873, 70 ouvriers décorateurs en 1895, 170 en 1914, 487 ouvriers dont 242 femmes en 1926, 100 salariés en 1980, 85 en 2003.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Pierre, calcaire, granite, pierre de taille, moellon, enduit, pan de bois, béton, béton armé, parpaing de béton, pan de métal, brique, essentage

Matériaux de la couverture

Tuile mécanique, tuile creuse, ardoise, matériau synthétique en couverture

Description de l'élévation intérieure

Sous-sol, étage de soubassement, 2 étages carrés, étage de comble

Partie d'élévation extérieure

Élévation ordonnancée

Typologie de couverture

Toit à longs pans, shed, croupe

Source de l'énergie utilisée par l'édifice

Énergie thermique, produite sur place

Commentaire descriptif de l'édifice

Les ateliers, les bureaux, le logement patronal, la conciergerie et les anciens bâtiments de four, antérieurs aux années 1890, sont construits en moellon de pierre et granite. Certains sont enduits. Les ateliers, les bureaux et les bâtiments de fours ont un étage carré. Le logement patronal dispose d'un étage de comble supplémentaire. La conciergerie est en rez-de-chaussée. Tous ces bâtiments sont couverts de toits à longs pans, en tuile mécanique, sauf le logement patronal, en tuile creuse. Ce dernier et la conciergerie ont chacun une croupe. Les encadrements de baies sont en pierre de taille (calcaire) ou en brique. L'ancien atelier de décoration de 1878 est en moellon de pierre enduit couvert d'un toit à longs pans en tuile mécanique. La façade nord-est est percée de nombreuses et étroites baies rectangulaires. Les charpentes des anciens bâtiments de fours sont constituées de fermes métalliques en profilés rivetés avec entraits et poinçons en fers ronds. Ces fermes reposent sur des corbeaux en pierre. Les lanterneaux des bâtiments de fours ont été supprimés. Les ateliers couverts de sheds, probablement datés de la dernière décennie du 19e siècle, dotés d'un étage de soubassement et d'un rez-de-chaussée, sont en moellon de granite. La charpente des sheds est en bois, couverte de tuiles mécaniques. L'actuel atelier de moulage de grosses pièces, daté de l'extrême fin du 19e siècle, est composé d'une structure à pan de fer en profilés rivetés, avec remplissage de briques à l'étage, et en parpaings au rez-de-chaussée. Ce bâtiment est doté partiellement d'un sous-sol où se fait la fabrication de la pâte. Il est couvert d'un toits à longs pans en ardoise. Les actuels bâtiments de moulage, coulage et modelage, construits entre 1900 et 1905, sont constitués d'un rez-de-chaussée en moellon de pierre, avec encadrement en pierre de taille et linteaux métalliques. L'étage carré est construit suivant deux techniques : à pan de fer et remplissage de briques, ou poteaux et remplissage en brique silico-calcaire. Les planchers sont portés par une rangée intermédiaire de poteaux en bois à aisseliers. Les charpentes en bois, à l'exception d'une partie en béton armé (peut-être après reconstruction) , sont couvertes d'un toit à longs pans en tuile mécanique. Les anciens ateliers construits perpendiculairement aux bureaux et l'ancienne imprimerie aujourd'hui désaffectée, construits vers 1905, sont à pans de bois et remplissage brique, avec soubassement en moellon de pierre. Ils sont couverts de toits à longs pans en tuile mécanique. L'imprimerie est en rez-de-chaussée. Les ateliers ont deux étages carrés. Leur façade nord-est est constituée de bandeaux de baies simplement délimitées verticalement par la structure porteuse en bois, horizontalement par les allèges de brique. Les ateliers construits après l'incendie de 1981 ont une structure et une charpente mécano-soudées, des murs en parpaings de béton et essentage en tôle. Ils sont couverts d'un toit à longs pans en matériau synthétique.

État de conservation (normalisé)

Remanié

Protection

Référence aux objets conservés

IM87001744, IM87001731, IM87001738, IM87001729, IM87001735, IM87001741, IM87001737, IM87001726, IM87001730, IM87001733, IM87001747, IM87001728, IM87001740, IM87001725, IM87001736, IM87001739, IM87001742, IM87001746, IM87001734, IM87001727, IM87001745, IM87001732, IM87001743

Intérêt de l'édifice

À signaler

Eléments remarquables dans l'édifice

Atelier de fabrication ; machine de production (étudiée dans la base Palissy)

Observations concernant la protection de l'édifice

En dehors de son four à globe, classé monument historique (IA87000296) , l'usine des Casseaux est remarquable d'une part par ses bâtiments de 1816 subsistants et qui en font la plus ancienne usine de porcelaine de Limoges, d'autre part par une partie de ses équipements mécaniques (étudiés dans la base Palissy).

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété privée

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2003

Date de rédaction de la notice

2003

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Pillet Frédéric

Cadre de l'étude

Patrimoine industriel (enquête partielle, commune de Limoges)

Typologie du dossier

Dossier avec sous-dossier

Adresse du dossier Inventaire

Région Limousin - Service de l'Inventaire et du Patrimoine culturel 27 boulevard de la Corderie 87031 Limoges Cedex - 05 87 21 20 95 ou 05 87 21 20 90

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© Inventaire général, ADAGP
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