Église paroissiale Notre-Dame du Rosaire

Désignation

Dénomination de l'édifice

Église paroissiale

Vocable - pour les édifices cultuels

Notre-Dame du Rosaire

Titre courant

Église paroissiale Notre-Dame du Rosaire

Localisation

Localisation

Occitanie ; Haute-Garonne (31) ; Aussonne ; Boulanger (rue du)

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Haute-Garonne

Canton

Grenade-sur-Garonne

Adresse de l'édifice

Boulanger (rue du)

Références cadastrales

2013 C 48

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En ville

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

Limite 15e siècle 16e siècle

Siècle de campagne secondaire de consctruction

3e quart 19e siècle

Description historique

L'église d'Aussonne telle qu'elle se présente aujourd'hui semble résulter pour l'essentiel de deux séries de travaux, documentés, au 16e et au 19e siècle. Un inventaire de tous les livres, actes et documents sur la communauté du lieu d'Aussonne fait par Hugues Lacroix, notaire à Daux le 23 août 1613, dit que l'une des armoires de l'hôtel de ville contient une ordonnance sur parchemin des commissaires du roi pour la construction de l'église et du clocher d'Aussonne, le 17 septembre 1519. La décision semble faire suite à un arrêt du sénéchal de Toulouse de 1518 condamnant le prieur d'Aussonne à réparer l'église, et indique qu'une église antérieure, à l'état de ruine, existait. C'est ici, semble-t-il, que se trouve la source principale qui a permis, depuis, de dater l'église de 1518 et après. C'est en 1519 également que l'église, administrée par un prieur, est réunie au chapitre de Saint-Etienne, qui en perçoit dès lors les trois quart des revenus. La seigneurie d'Aussonne appartient alors, et depuis le 14e siècle, à la famille de Voisins, barons de Blagnac. En 1514, Aussonne passe à la branche cadette et devient le fief de Nicolas de Voisins, Capitoul en 1524. Ses successeurs au 16e siècle sont chevaliers de Malte. C'est donc dans ce contexte qu'est reconstruite l'église, et Aragon (op. cit.) en 1896 rapporte voir des "têtes de chevaliers de Malte avec leur coiffure caractéristique", "à la clef de voûte du grand portail et sur un vieux bénitier", ainsi qu'une série d'armoiries sur la ceinture blanche peinte à mi-hauteur des murs, à l'extérieur (deux cartes postales anciennes, datées entre 1900 et 1940, montrent en effet l'église crépie, avec cette bande blanche). Il affirme que la construction est due à Nicolas de Voisins. Il ajoute aussi qu'en 1590, Jacques de Buisson, seigneur d'Aussonne après les Voisins en 1585, fait don à l'église de la somme de 100 livres à la condition de faire dire à perpétuité un requiem en l'honneur de Notre-Dame du Rosaire, en sa mémoire. De là date probablement ce culte, dont c'est la première occurrence. D'après Aragon, l'acte du don précise que l'église est son lieu de sépulture et de celle de son fils. Les sources permettent d'évoquer encore une autre série de travaux dans l'église, en 1840-1843 puis à partir de 1861. Le 10 mai 1840, une délibération municipale accuse le curé d'avoir démoli la chapelle Notre-Dame de Pitié et remisé le tableau d'une descente de Croix. A cela, le 2 juin l'abbé Piette, curé de la paroisse, répond que cette chapelle n'était qu'un simple autel. En 1843 et 1844 est recrépi le clocher. Enfin, en 1861, une délibération municipale engage la destruction du plafond de la nef et son remplacement par une voûte "en harmonie avec celle déjà existant dans le sanctuaire". La municipalité charge Auguste Bac (ou Bach), architecte à Toulouse, de travaux approuvés par le préfet en 1864. Ce que nous avons sous les yeux aujourd'hui semble en grande partie confirmer ces sources, même s'il reste à déterminer si le clocher et sa tourelle font ou non partie de la même campagne de travaux que l'église, et si l'ensemble est bien du 16e siècle. La clef de voûte du choeur montre en tout cas, au-dessus de l'Agneau de Dieu, une tête sculpté qui affiche un type effectivement datable du 16e siècle. La régularité et les proportions de l'édifice plaident également pour cette époque. Cependant, le ressaut dans la maçonnerie au-dessus du portail montre un amincissement du mur et indique que le portail est peut-être antérieur aux travaux. Les contreforts, qui ne sont pas un ajout postérieur à la construction, semblent indiquer que le voûtement était prévu même si un plafond a subsisté à sa place dans la nef jusqu'au 19e siècle. Les travaux de 1861 sont d'autant plus visibles qu'ils semblent suivis d'une campagne d'embellissement jusqu'à la fin du siècle, qui comprend, outre les voûtes, la décoration du choeur, des chapelles et de la nef avec un nouveau mobilier. Depuis la Seconde guerre mondiale, l'église a fait l'objet de travaux: destruction des maisons qui la jouxtaient, notamment celle appuyée sur sa façade occidentale, et du cimetière situé à son chevet, et décapage des crépis extérieurs. A l'intérieur, on constate un dallage de la nef en béton et du choeur en carelage industriel, et peinture de l'ensemble des élévations en trois couleurs (blanc, bleu, rose). En 2013, l'église est vidée de son mobilier en vue d'une campagne de rénovation intérieure.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Brique, calcaire, brique et pierre à assises alternées

Matériaux de la couverture

Tuile, ciment en couverture

Typologie de plan

Plan allongé

Description de l'élévation intérieure

1 vaisseau

Typologie du couvrement

Fausse voûte d'ogives

Partie d'élévation extérieure

Élévation à travées

Typologie de couverture

Toit à longs pans, flèche en maçonnerie

Emplacement, forme et structure de l’escalier

Escalier dans-oeuvre : escalier en vis, en maçonnerie

Commentaire descriptif de l'édifice

Orientée, construite en brique avec des assises de pierre calcaire dans les murs de la nef et du choeur, l'église d'Aussonne présente une nef unique de trois travées et d'un choeur constitué d'une travée et d'une abside à trois pans. Deux chapelles, au nord et au sud, ouvrent sur la troisième travée de la nef. Elles sont orientées. L'ensemble des volumes est couvert de voûtes sur croisées d'ogives, appuyées sur les arcs doubleaux chanfreinés qui reposent sur les pilastres de la nef et des culs-de-lampe. Dans les chapelles, ces culs-de-lampe sont figurés, comme les quatre clefs de voûte de la nef et du choeur. Dans la nef, la peinture de l'intrados des voûtes laisse transparaître un parement régulier de briques. L'ensemble est peint de blanc (arcs chanfreinés), de rose (les murs), et de bleu (intrados des voûtes). Chaque travée compte deux baies ouvertes en lancette simple fermée en ogive. Le portail ouvert au sud dans la première travée de la nef est également fermé en ogive. Il présente à l'extérieur trois rangs de voussures toriques, de pierre pour les piédroits, sinon de brique. Aux claveaux supérieurs, il est orné. Dans l'élévation ouest, une porte à arc en anse de panier ouvre sur la salle 01, couverte de 5 voutains séparés d'ogives, reposant sur des culs-de-lampe ayant la forme de blasons. La clef de voûte est aveugle. Cette salle, couverte d'un badigeon blanc, est ouverte au sud par une fenêtre en anse de panier. Elle est aménagée au rez-de-chaussée du clocher, de plan hexagonal, construit en brique, d'un seul tenant jusqu'au niveau des combles de l'église, puis en deux niveaux séparés par des corniches et ouverts de 12 baies en mitre. Il se termine par un épais entablement qui supporte la flèche à crochets maçonnée et recouverte d'un revêtement cimenté. Le clocher est flanqué de la tourelle d'un escalier en vis pris dans l'oeuvre. Les murs de l'église se terminent par une série de baies aveugles fermées en mitre, au-dessus desquelles des lits alternés de brique et de galet supportent la toiture, couverte en tuiles canal. A chaque pilier intérieur correspond à l'extérieur un contrefort de brique. C'est entre les contreforts de la troisième travée de la nef que sont construites les deux chapelles nord et sud. Deux constructions de brique ont été ajoutées hors-oeuvre, la salle 02 au sud, contre le mur de la deuxième travée de la nef (ouverte sur la chapelle sud), et la sacrisitie, dans l'axe de la travée centrale du choeur.

Technique du décor des immeubles par nature

Vitrail (étudié dans la base Palissy), sculpture

Indexation iconographique normalisée

Christ ; évêque ; Agneau de Dieu ; chrisme ; ange ; coquille ; Sacré-Coeur ; buste ; ancre ; croix ; balance ; palme ; vertu ; cloche ; blason

Protection

Date et niveau de protection de l'édifice

1926/12/23 : inscrit MH

Précision sur la protection de l'édifice

Clocher : inscription par arrêté du 23 décembre 1926

Nature de l'acte de protection

Arrêté

Précisions sur les éléments protégés

Clocher

Référence aux objets conservés

IM31001013, IM31001014, IM31001015, IM31001800, IM31001801, IM31001802, IM31001803, IM31001804, IM31001805

Intérêt de l'édifice

À signaler

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété de la commune

Affectataire de l'édifice

Boulanger (rue du)

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2013

Date de rédaction de la notice

2013

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Rodriguez Pierrick, Chabbert Roland

Cadre de l'étude

Opération ponctuelle

Typologie du dossier

Dossier individuel

église paroissiale Notre-Dame du Rosaire
église paroissiale Notre-Dame du Rosaire
(c) Inventaire général Région Occitanie
Voir la notice image