Eglise paroissiale Saint-Michel (simultaneum)

Désignation

Dénomination

église paroissiale

Précision sur la dénomination

simultaneum

Vocable

Saint-Michel

Titre courant

Eglise paroissiale Saint-Michel (simultaneum)

Localisation

Localisation

Alsace 68 Horbourg-Wihr

Aire d'étude

Andolsheim

Lieu-dit

Wihr-en-Plaine

Adresse

Eglise (rue de l')

Référence cadastrale

1986 369 2

Milieu d'implantation

en village

Parties non étud

enclos, cimetière

Historique

Datation des campagnes principales de construction

4e quart 15e siècle, 2e moitié 19e siècle

Datation en années

1478, 1888

Auteurs de l'oeuvre

maître d'oeuvre inconnu

Commentaire historique

Dès l'origine, l'église était orientée et consacrée à saint Michel. En 1478, les Ribeaupierre furent investis du fief de Wihr par les Habsbourg. Le seigneur fit alors reconstruire l'édifice en conservant peut-être certaines parties anciennes. Dans le solin de la tour, en particulier, fut remployée à l'envers une pierre présentant une inscription gravée et qui remonterait au Haut Moyen Age. Le portail ouest, de 1478, arbore les armoiries sculptées des Ribeaupierre et des Habsbourg. Vers 1500 furent percées des fenêtres, et en 1505 celles du clocher. Les voûtes et les murs du choeur furent recouvertes de peintures monumentales en 1511. Les motifs de grotesques dans les ébrasements des fenêtres seraient ultérieurs. La Réforme, introduite en 1534, exigea de masquer les peintures par une couche de plâtre. En 1851, eut lieu une importante campagne de restauration, au cours de laquelle furent percées les fenêtres de la façade ouest ainsi que l'oculus dont le remplage constitue le monogramme de Wihr-en-Plaine. Le cimetière fut repoussé vers l'est. L'entrepreneur, Ignace Ziegler, laissa sa signature dans la grille d'entrée de l'enclos. Lors d'une nouvelle restauration en 1888, l'architecte Charles Winckler découvrit les peintures monumentales, qui furent remises au jour la même année. Les réseaux gothiques subirent des réparations et le remplacement de certains éléments. La nef a été munie de contreforts, et le clocher coiffé d'une flèche. Sur des photos de 1899, on distingue sur la toiture de la nef, le solin d'un mur coupe-feu, des lucarnes éclairant les combles de la nef, une porte latérale nord. Tous ces éléments n'existent plus. La porte était protégée par un auvent dont les corbeaux sont encore visibles. Dans ce lieu de culte, à majorité protestante, le simultaneum perdure depuis 1685.

Description

Matériau du gros-oeuvre et mise en oeuvre

moellon, enduit

Vaisseau et étage

1 vaisseau

Commentaire description

Le solin de la tour en pierre de taille est partiellement visible. La nef et la tour adoptent la même largeur. La nef dispose de deux travées, les fenêtres orientales à réseau gothique sont plus hautes que les fenêtres ouest. Les piédroits du portail, ornés de fines colonnettes engagées, montrent à leur base un décor différent : à gauche des cannelures verticales, à droite des cannelures torsadées. A l'intérieur, le choeur est voûté d'ogives à pénétration, la clef représentant une tête encadrée de rayons solaires. Dans le mur du choeur vient s'encastrer une armoire eucharistique sans décor. La porte de la sacristie présente un chanfrein de même que l'arc triomphal en grès taillé assisé. La tribune d'orgue repose sur des poteaux de bois.

Typologie

tour choeur,porte en arc brisé,portail,arc triomphal,colonne

Etat de conservation

restauré

Protection

Référence aux objects conservés dans l'édifice

IM68008346, IM68008340, IM68008343, IM68008474, IM68008344, IM68008342, IM68008472, IM68008339, IM68008347, IM68008338, IM68008341, IM68008345

Intérêt de l'oeuvre

à signaler

Références documentaires

Date d'enquête

1998

Crédits

© Inventaire général

Date de rédaction de la notice

1999

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Bardout Michèle, Haegel Olivier

Cadre de l'étude

inventaire préliminaire

Dossier

dossier individuel