Église paroissiale Saint-Etienne

Désignation

Dénomination de l'édifice

Église paroissiale

Vocable - pour les édifices cultuels

Saint-Etienne

Titre courant

Église paroissiale Saint-Etienne

Localisation

Localisation

Auvergne-Rhône-Alpes ; Loire (42) ; Ecotay-l'Olme

Précision sur la localisation

Anciennement région de : Rhône-Alpes

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Montbrison

Canton

Montbrison

Lieu-dit

Ecotay

Références cadastrales

1808 C 48, 1998 AN 54

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En village

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

12e siècle, 2e moitié 15e siècle, 2e quart 19e siècle, 3e quart 19e siècle, 3e quart 20e siècle

Année(s) de(s) campagne(s) de construction

1217, 1842, 1856, 1860, 1954, 1959, 1960

Commentaires concernant la datation

Datation par source

Commentaires concernant l'attribution de l'édifice

Attribué par source

Personnalités liées à l'histoire de l'édifice

Bernard d'Ecotay (?, commanditaire), Jean de Lavieu (commanditaire), Rival Jean-Marie Georges (donateur)

Description historique

Écotay, au Moyen Age, est une des quatre grandes baronnies du Forez ; elle comprend les paroisses de verrières et de Bard, et une grande et forte habitation féodale s'établit dès le XIIe siècle sur son éperon rocheux. Une chapelle castrale est peut être remplacée par une nouvelle construction plus importante construite à la fin du 12e siècle par Bernard d'Écotay, baron de l'époque, laquelle est consacrée en 1217 par Bernard de Chabert, archevêque d'Embrun au nom de Renaud de Forez, archevêque de Lyon ; elle est dédiée à saint Etienne. L'église, en plus de l'autel majeur, a trois chapelles, dédiées à sainte Marguerite, saint Pancrace et au Saint-Esprit. Elle n'a alors qu'une nef en berceau roman, divisée en trois travées, et une abside plus étroite voûtée en cul-de-four surmontée d'un campanile à deux arcades jumelles.
L'église est agrandie par une chapelle ouverte au nord sur la nef au milieu du XVe siècle. Les commanditaires sont Jean de Lavieu et Marguerite de Balzac d'Entragues dont on retrouve le blason à la croisée de la voûte d'ogive ; cette chapelle communique alors avec la nef par une porte cintrée, surmontée du blason des Lavieu.
La paroisse d'Écotay fut longtemps une annexe de celle de Verrières. Elle passe plus tard sous la dépendance de celle de Bard, dont le prieur nomme à la cure d'Écotay et s'y réserve les droits de sépulture. Après la Révolution Écotay forme une commune civile mais ses habitants continuent de dépendre, pour le spirituel, des églises voisines. C'est seulement le 29 juin 1841 que la paroisse d'Écotay est créée à la demande du conseil municipal ; l'abbé Jean-Marie Georges Rival, professeur au petit séminaire de Verrières, est nommé curé de la nouvelle paroisse le 1er juillet 1841, et, avec le maire Michel Bernard, imprimeur à Montbrison, sont les maîtres d'ouvrage infatigables des travaux réalisés à l'église.
L'architecte départemental Trabucco établit plans et certificats en vue de l'érection de l'église d'Écotay en succursale et Jean Giron, entrepreneur et maître menuisier à Écotay, propose, le 26 avril 1842, un devis s'élevant à la somme de 4070, 83 F pour l'agrandissement de l'église. L'église primitive qui durant l'hiver 1841 s'est partiellement effondrée est agrandie par l'adjonction d'un transept et d'un choeur à l'ouest, modifiant l'orientation de celle-ci. Le nouveau choeur est surmonté d'une coupole octogonale masquée à l'extérieur par une imposante tour-clocher crénelée qui fait pendant au donjon ; ses trompes sont alors décorées de quatre animaux évangéliques en haut-relief et l'ancienne abside comporte des peintures allégoriques néo-byzantines, décors ayant à ce jour disparu. Un autre devis estimatif est dressé le 1er mai 1842 par le même entrepreneur : construction de 8 contreforts pour soutenir les murs latéraux sur lesquels s'appuie la voûte de la nef et exhaussement des murs pour que le comble cesse de reposer sur la dite voûte.
En 1845 les travaux à l'église avancent et une litre peinte est dégagée. Le 21 septembre 1846 l'abbé Placide-Mathieu Dupuy succède à l'abbé Rival, qui a contribué pour plus de 4500F aux frais engagés dans les travaux, lesquels continuent avec moins de vigueur, semble-t-il, faute de ressources. De fait, le 16 décembre 1854, l'impératrice Eugénie octroie la somme de 1000F pour l'achèvement de l'église, qui sera affectée pour moitié à la construction du portail qui manque encore à l'église.
Les travaux reprennent en 1855 et en mars 1856 les travaux touchent à leur terme ; le portail prévu a été fait selon les dessins de M. Lassus, architecte, avec adjonction de deux contreforts de part et d'autre qui servent en 1860 de jambages à un porche réalisé par M. Favrot, architecte du département d'après les dessins de Viollet-le-Duc. L'agrandissement de cet édifice a nécessité une extraction considérable dans le massif de rocher auquel il était adossé.
L'église est inscrite MH par arrêté du 16 décembre 1949 et plus tard en septembre 1954 puis en novembre 1955 d'autres réparations urgentes à l'église sont réalisés respectivement par M. Michel, entrepreneur de maçonnerie à Savigneux et Jean Forestier, menuisier à Écotay, et concernent la couverture du clocher puis la toiture de l'église.
En 1959, dans le cadre de la restauration de l'église, l'entrepreneur Comte, entrepreneur à Champdieu, s'attache à la consolidation de 3 piliers supportant le cloche et à la toiture puis aux intérieurs.
En 1960 d'autres gros travaux sont effectués sur ce bâtiment : toiture de l'abside, crépissage intérieur et réfection des piliers soutenant le clocher, pose de vitraux et réalisation du maître-autel en dalles de Saint-Julien-la-Vêtre. La même année, l'abbé Faure, curé à Écotay réclame le percement de trois fenêtres dans les baies aveugles du nouveau choeur, et d'une porte dans le mur sud de l'église que Mr Bernard, architecte départemental, réalise et que Mr de Meaux accepte de payer.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Granite, pierre de taille, maçonnerie

Matériaux de la couverture

Tuile creuse, granite en couverture

Typologie de plan

Plan en croix latine

Description de l'élévation intérieure

1 vaisseau

Typologie du couvrement

Voûte d'ogives, coupole à trompes, voûte en berceau plein-cintre, cul-de-four, voûte en berceau segmentaire, voûte d'arêtes

Typologie de couverture

Toit à longs pans, toit en pavillon, toit à deux pans, croupe ronde

Emplacement, forme et structure de l’escalier

Escalier de distribution : échelle, en charpente métallique, escalier hors-oeuvre : escalier en vis sans jour, en maçonnerie

Technique du décor des immeubles par nature

Sculpture, vitrail (étudié dans la base Palissy)

Indexation iconographique normalisée

Armoiries

État de conservation (normalisé)

Bon état

Protection et label

Date et niveau de protection de l'édifice

1949/12/16 : inscrit MH

Référence aux objets conservés

IM42001671, IM42001665, IM42001666, IM42001667, IM42001676, IM42001662, IM42001664, IM42001672, IM42001669, IM42001661, IM42001670, IM42001674, IM42001675, IM42001677, IM42001668, IM42001663, IM42001673, IM42001678

Intérêt de l'édifice

À signaler

Observations concernant la protection de l'édifice

Eglise romane remaniée et agrandie au 19e siècle.

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété de la commune

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2006

Date de rédaction de la notice

2009

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Guibaud Caroline, Monnet Thierry

Cadre de l'étude

Inventaire topographique

Typologie du dossier

Dossier individuel

Adresse du dossier Inventaire

Région Auvergne-Rhône-Alpes - Centre de documentation du patrimoine - 59 boulevard Léon Jouhaux - CS 90706 – 63050 Clermont-Ferrand CEDEX 2 - 04.73.31.84.88

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Ensemble de 2 stalles
Ensemble de 2 stalles
© Inventaire général du patrimoine culturel, Région Rhône-Alpes
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