Église paroissiale Saint-Martin

Désignation

Dénomination de l'édifice

Église paroissiale

Vocable - pour les édifices cultuels

Saint-Martin

Titre courant

Église paroissiale Saint-Martin

Localisation

Localisation

Nouvelle-Aquitaine ; Landes (40) ; Arx

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Gabarret

Références cadastrales

2007 A 482

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En village

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

Limite 12e siècle 13e siècle, 1ère moitié 16e siècle

Année(s) de(s) campagne(s) de construction

1522, 1546

Commentaires concernant la datation

Daté par travaux historiques, porte la date

Description historique

La fondation de l'"ecclesia Sanctus Martinus de Arcubus" n'est pas datée avec précision, mais remonte probablement à la fin du 12e ou au 13e siècle. Les parties les plus anciennes de l'église actuelle, le vaisseau central et le chevet plat, ne semblent toutefois pas antérieures au 14e siècle. L'étage fortifié qui règne sur l'ensemble de l'édifice, desservi à l'origine par une seule tourelle à pans au sud-est, est certainement contemporain de la construction elle-même, tout comme le clocher-mur et le porche fortifié avec son portail gothique. Devenue trop exiguë, l'église est agrandie d'un collatéral au sud en 1522 (date portée sur le chapiteau médian du mur gouttereau) , puis, quelques années plus tard, par un troisième vaisseau au nord. En 1546-1547, le procès-verbal d'une enquête auprès des fabriques la décrit "bien et duement bastie de ses murailles et voultée en pierre toute de taille". A la même date, les fabriciens prévoient la construction, par les maçons "du dit lieu" Mathieu Sensans et Jehan Molinier, d'une seconde tour ronde "en bonne pierre et chaux", destinée à renforcer au sud "la penne [clocher-mur] point assez forte" et qui subsiste aujourd'hui. Les siècles suivants n'apportent que des modifications mineures : la chambre forte méridionale, sans doute endommagée au cours des guerres de Religion, est restaurée ou reconstruite après les troubles (comme en témoignent peut-être les dates 1647, 1651 et 1707 gravées sur l'enduit du mur nord) ; le pignon du clocher est refait et la tour sud-ouest arasée ; le berceau en pierre de la nef centrale (signalé en 1547) est remplacé par un lambris de bois (encore en place en 1891) , puis par l'actuel plafond de plâtre ; les fenêtres du chevet sont remaniées ou agrandies au 17e siècle.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Calcaire, moyen appareil, moellon, enduit partiel

Matériaux de la couverture

Tuile creuse

Typologie de plan

Plan allongé

Description de l'élévation intérieure

3 vaisseaux

Typologie du couvrement

Fausse voûte en berceau, voûte d'ogives

Typologie de couverture

Toit à longs pans, appentis, pignon découvert

Commentaire descriptif de l'édifice

Le massif occidental de l'église est enserré dans le bâtiment du presbytère, dont une porte Renaissance en anse-de-panier donne accès au porche, surmonté à l'origine d'une salle forte. Un clocher-mur à pignon triangulaire, flanqué au sud d'une tourelle circulaire à bretèche, couronne l'élévation. A l'intérieur du porche, un portail gothique en arc brisé, à colonnettes, ouvre sur une nef en contrebas, de deux travées, autrefois couverte d'un berceau brisé en pierre (dont subsistent les supports, colonnes engagées et arc formeret) et aujourd'hui d'un plafond en cintre surbaissé sur lattis. De part et d'autre, des arcades brisées ouvrent sur des collatéraux de deux travées (la travée orientale du bas-côté sud est plus courte en raison de la présence d'une tour d'escalier) ; ceux-ci sont voûtés de croisées d'ogives retombant sur les gros piliers médians (portions des anciens murs gouttereaux de la nef) et sur des culots et chapiteaux sculptés (étudiés dans la base Palissy). Dans le prolongement du vaisseau central, un choeur rectangulaire, légèrement plus étroit, éclairé à l'est par deux grandes fenêtres, est étayé au sud par une vaste sacristie carrée et, plus à l'ouest, par une seconde tourelle d'escalier à pans coupés ; celle-ci, qui menait à la salle haute du chevet, ne dessert plus actuellement que celle qui surmonte le collatéral sud et fait la jonction avec la tourelle ouest. L'édifice est construit dans un bel appareil régulier, à l'exception de ses parties les plus récentes, les collatéraux, le pignon du clocher et sa tourelle, ainsi que la sacristie, bâtis en moellon calcaire partiellement enduit.

Technique du décor des immeubles par nature

Sculpture (étudiée dans la base Palissy), peinture (étudiée dans la base Palissy)

Protection

Date et niveau de protection de l'édifice

1990/05/30 : inscrit MH

Référence aux objets conservés

IM40003124, IM40003128, IM40003129, IM40003127, IM40003121, IM40003123, IM40003122, IM40003119, IM40003117, IM40003120, IM40003125, IM40003126, IM40003118

Intérêt de l'édifice

À signaler

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété de la commune

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2009

Date de rédaction de la notice

2009

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Maisonnave Jean-Philippe

Cadre de l'étude

Inventaire topographique

Typologie du dossier

Dossier individuel

Adresse du dossier Inventaire

Région Nouvelle-Aquitaine - Service du Patrimoine et de l’Inventaire, site de Bordeaux - 5, place Jean-Jaurès 33000 Bordeaux - 05 57 57 72 37