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Entre août 1826 et avril 1827, Friedrich reçut à Dresde, la visite du poète Wassilij Andrejewitsch Shukowski. De leurs conversations naquit un projet, qui devait dans les années suivantes, donner lieu à des peintures sur papier transparent à mettre en scène accompagnées de musique, de nuit au clair de lune, à la lumière d'une bougie passant à travers une boule de verre remplie d'eau ou de vin blanc. Seuls les dessins en ont conservés la trace. Il s'agit d'allégories musicales illustrant les correspondances entre la musique et la peinture. La première composition symbolisant la musique profane représente deux jeunes filles tenant l'une une guitare et l'autre une mandoline, qui jouent près d'une harpe, dont le son se dégage au contact de celui des deux autres instruments. Trois autres compositions furent réalisées par Friedrich, mais sont perdues. L'une évoquant la musique céleste, est connue par son calque conservé au musée de Hambourg, l'autre ayant pour cadre une forêt, est une méditation sur le temps et la mort, le thème de la dernière composition est la musique sacrée dont le calque se trouve à Chemnitz (Françoise Viatte dans Revue du Louvre, 1999, pp.13-15, repr. en coul.)
Zurich, Galerie Arturo Cuellar ; achat avec la participation du Dr. Willem J.R. Dreesmann. Comité du 18 février 1999. Conseil du 24 février 1999. Arrêté du 11 mars 1999. Ampliation du 12 mars 1999.