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POP | Plateforme ouverte du patrimoinePortrait d'un homme présentant une statuette
Portrait d'un homme présentant une statuette

Référence de la notice
08120022302
Nom de la base
Collections des musées de France (Joconde)
Date de création
28 juin 2010
Date de mise à jour
23 février 2026
Rédacteur de la notice
Renaux Catherine
Crédits photographiques
© Fonds musée de Picardie, © Jeanneteau Marc
Identification du bien muséal
Numéro d'inventaire
M.P.205 ; M.P.221 (Ancien numéro)
Domaine
Dénomination
Titre
Portrait d'un homme présentant une statuette
Précisions sur l'auteur
CHAMPAIGNE : Bruxelles, 1631 ; Paris, 1681
École (pays)
France
Contexte de création - contexte historique
Période de création
Millésime de création
1660 ; 1670
Historique
Cette toile passait, lors de son entrée au musée, pour figurer le Portrait du sculpteur Pierre Puget (Marseille, 1620 - Marseille, 1694). Elle a été attribuée successivement à Charles Le Brun (Paris, 1619 - Paris, 1690), puis à Hyacinthe Rigaud. L'oeuvre a ensuite été considérée comme un Portrait du sculpteur François Girardon (Troyes, 1628 - Paris, 1715). Ces identifications sont aujourd'hui totalement abandonnées par les spécialistes qui se sont récemment exprimés sur le tableau (Thierry Bajou et Geneviève Bresc-Bautier, communications écrites, 2000 et 2001). La comparaison de cette toile avec le Portrait de Pierre Puget par son fils François Puget (Toulon, 1651 - Marseille, 1707), et conservé au musée du Louvre , a remis en cause la première interprétation. De même Emmanuel Coquery (communication écrite, 2000), en comparant la toile d'Amiens aux portraits sûrs de Girardon par Jacques (ou Jacob) d'Agar (Paris, 1642 - Copenhague, 1715) et Gabriel Revel (Château-Thierry, 1643 - Dijon, 1712), a justement exprimé ses doutes à reconnaître ici l'effigie du sculpteur. Si la nature du modèle demeure, pour l'instant, incertaine, l'objet qu'il présente doit permettre de mieux cerner sa personnalité. Cette statuette est la réduction du fameux Christ rédempteur, ou Christ à la croix, de Michel-Ange (Caprese, 1475 - Rome, 1564), sculpté en 1518-1520, complété par une draperie de chasteté au XVIIe siècle, et conservé en l'église Santa Maria sopra Minerva à Rome. La petite sculpture représentée ici semble être en plâtre, plutôt qu'en marbre. La découpe nette des abattis (les bras et la croix) suggère, selon Coquery et Bresc-Bautier, qu'il peut s'agir d'un modèle nécessaire pour mouler ou pour fondre. Le portrait pourrait donc être celui de l'auteur de la réduction en bronze de la statuette. Cependant Coquery précise que l'on ne connaît aucune version en bronze réalisée d'après le chef-d'oeuvre de Michel-Ange, sinon par François Dusquenoy (Bruxelles, 1597 - Livourne, 1643), où la croix est remplacée par une colonne. Enfin le porte-mine et la règle posés devant la statuette autorisent aussi, selon Bresc-Bautier, à reconnaître éventuellement ici un dessinateur ou même un écrivain sur l'art désignant ce qui serait alors un petit modèle d'atelier et l'une de ses principales références personnelles. La présence d'un relief, figurant une nymphe portant une urne sur l'épaule, inspiré de Jean Goujon (Normandie ?,1510 - Bologne, vers 1566) dans le fond de la toile vient encore compliquer davantage la question. Traditionnellement considéré comme flamand, l'auteur du tableau est certainement un peintre français pour Coquery, qui n'envisage aucun nom plausible, mais discerne cependant ' quelque chose de flamand'. Pour Nicolas Sainte-Fare Garnot (communication orale, 2001) le tableau évoque Mathieu (Anvers, vers 1608 - Paris, 1660) ou Nicolas Plattemontagne (Paris, 1631 - Paris, 1706), alors que Thierry Bajou avance avec conviction le nom de Jean-Baptiste de Champaigne, neveu du fameux ' peintre de Port-Royal '. Notice de Matthieu Pinette
Localisation
Amiens ; musée de Picardie