Réveil (à mouvement mécanique)

Identification du bien culturel

N°Inventaire

207.08.236

Appellation

Stentor

Précision auteur

CENTRALE D'HORLOGERIE-BIJOUTERIE LAVAL : La centrale reprend l'entreprise le 16 mars 1987, l'effectif tmbe à 50 personne. Dominique Laval en est le directeur. La liquidation des biens est prononcées le 13 mars 1989

Période de création

4e quart 20e siècle

Millésime de création

1987 entre, 1988 et

Mesures

Longueur en cm 13.5 ; Epaisseur en cm 4.8 ; Hauteur en cm 17 ; Diamètre en cm 13.5

Inscriptions

Marque de fabrique (français), inscription (anglais)

Précisions inscriptions

Marque de fabrique, Au centre du cadran : BAYARD STENTOR ; inscription, En bas du cadran : MADE IN FRANCE

Description

Il s'agit d'un réveil Bayard modèle Stentor, référencé 15 236 111. Le mouvement mécanique est logé dans un fond de boîtier en tôle emboutie laquée rouge de 13.5 cm de diamètre. Le boîtier est fixé sur un boîtier-lunette de 13.5 cm de diamètre, en tôle emboutie laqué rouge. Au sommet du réveil, se trouve le bouton 'arrêt sonnerie réveil' et une bélière nickelée. L'ensemble repose sur deux pieds et une béquille nickelés. Le cadran blanc est composé de chiffres arabes fluorescents et possède deux aiguilles fluorescentes en forme de lance. En dessous du chiffre '12', se situe un cadran de réveil avec son aiguille. En bordure de cadran, une graduation indique les minutes. Le cadran comporte les inscriptions 'Bayard Stentor' et 'Made in France'

Contexte historique

Historique

Ce type de réveil n'apparaît pas dans les catalogues Bayard Collection 1984-85,1986-87 (Boîte archive n°7.2) et surtout l'usine change toutes ses références à partir de 1988, pour donner des combinaisons de huit chiffres à ses productions. Par ailleurs, le musée ne conserve pas de catalogues ou de tarifs détaillés de l'année 1987 entière, la date exacte de fabrication n'a donc pas pu être vérifiée. En 1867, Albert Villon fonde son premier atelier d'horlogerie à Saint-Nicolas d'Aliermont, future maison Bayard. Il se spécialise dans la pendule de voyage et la montre de marine. D'abord associé à Dessiaux jusqu'en 1883, il se rapproche ensuite de Paul Duverdrey et Joseph Bloquel, collaborateurs puis successeurs en 1902. Afin d'assurer sa succession, Albert Villon fonde, en 1896, la société au nom collectif ' Albert Villon, DUVERDREY & BLOQUEL '. A son départ en 1902, la société devient société en nom collectif ' DUVERDREY & BLOQUEL '. Le 2 décembre 1916, la société devient une Société anonyme nommée ' Société des Anciens Etablissements Duverdrey-Bloquel ' (dont la durée est fixée à 5 ans). Le nom subsiste jusque dans les années 1960. On retrouve ces évolutions dans les marques de fabrique, les platines des mouvements ou les boîtiers sont tout d'abord estampillés d'un petit lion passant depuis l'époque du fondateur Albert Villon. A partir de février 1907, DUVERDREY & BLOQUEL donnent l'appellation 'réveils Bayard', et cela bien avant que la marque 'Bayard' ne soit déposée en 1928. Progressivement, la société se spécialise dans la production de masse de réveille-matin. Les années de la première guerre mondiale sont déterminantes dans cette évolution. Sur le modèle américain, l'usine se modernise et des méthodes de travail rationnelles s'imposent avec le travail en série. Les Grands Réveils (Sonnfor, Tapageur, Bayard-Bayard) ont un énorme succès. D'autres calibres très appréciés connaissent une production intensive comme le réveil Bijou et plus tard dans les années 1930, le célèbre réveil animé. Sous la direction de Raphaël Hennion, à partir de 1947, se sont les années fastes de Bayard. Les 600 employés de l'entreprise fabriquent 4000 mouvements par jour, des réveils mécaniques comme le Bijou, le Viking, le Stentor mais aussi la Mignonnette, réveil de voyage et les mouvements dits ' huitaine ' qui équipent les pendules murales. À la fin des années 1950, l'usine référence désormais ses productions par des lettres. Par exemple, les réveils mécaniques 30 heures (calibre G) à répétition sont appelés GR (' R ' pour répétition). Dans les années 1960, la société prend le nom de ' Réveils Bayard ' et c'est le passage à l'électronique avec Edmond Forest. En 1964, les établissements Bayard s'agrandissent en achetant l'usine de la Société Industrielle de Décolletage Automatique (au 120 rue robert Lefranc à Saint-Nicolas d'Aliermont), construite en 1939 sur requête de robert Duverdrey, patron de Bayard. Cette usine constitue le second site Bayard, et le lieu de fabrique des cadrans et aiguilles d'horlogerie en utilisant des peintures luminescentes à base de radium 226. La totalité des ateliers font près de 15 000 m² et la société compte environ 800 travailleurs. En 1967, Bayard fabrique 1 200 000 mouvements par an. La société éprouve ensuite des difficultés à se convertir à l'horlogerie électrique. La mévente des réveils à l'international et la concurrence entraînent une baisse de la production. Le mardi 24 janvier 1984, les 250 employés de l'entreprise sont avertis du dépôt de bilan de la Société des Réveils Bayard. Les deux tentatives de reprises par la Société nouvelle des Réveils Bayard en juin 1984, puis par la Centrale d'Horlogerie Bijouterie Laval en mars 1987, se soldent par un échec et la liquidation définitive des biens est prononcée le 13 mars 1989. La marque Bayard a été achetée dans les années 1990 par la société Spiero Horlogerie fondée en 1919 et qui fabrique notamment une gamme de réveils sous la marque Bayard

Lieu de création/utilisation

France, Haute-Normandie, Saint-Nicolas-d'Aliermont (lieu d'exécution)

Utilisation / Destination

mesure du temps

Informations juridiques

Statut juridique

Propriété de la commune, achat, Saint-Nicolas-d'Aliermont, musée de l'Horlogerie Aliermontaise

Date acquisition

2007

Ancienne appartenance

Béhague Alain

Informations complémentaires

Commentaires

Rf. 15 236 111. La référence du réveil indiquée sur la fiche d'inventaire papier ne correspond pas aux catalogues du musée de l'horlogerie. Le modèle correspondant est référencé 15 236 111 et figure dans les catalogues Bayard 1988, 1989 (Boîte archive n°7.2). Ce type de réveil n'apparaît pas dans les catalogues Bayard Collection 1984-85,1986-87 (Boîte archive n°7.2) et surtout l'usine change toutes ses références à partir de 1988, pour donner des combinaisons de huit chiffres à ses productions. Par ailleurs, le musée ne conserve pas de catalogues ou de tarifs détaillés de l'année 1987 entière, la date exacte de fabrication n'a donc pas pu être vérifiée. ; Rf. 15 236 111. La référence du réveil indiquée sur la fiche d'inventaire papier ne correspond pas aux catalogues du musée de l'horlogerie. Le modèle correspondant est référencé 15 236 111 et figure dans les catalogues Bayard 1988, 1989 (Boîte archive n°7.2). Ce type de réveil n'apparaît pas dans les catalogues Bayard Collection 1984-85,1986-87 (Boîte archive n°7.2) et surtout l'usine change toutes ses références à partir de 1988, pour donner des combinaisons de huit chiffres à ses productions. Par ailleurs, le musée ne conserve pas de catalogues ou de tarifs détaillés de l'année 1987 entière, la date exacte de fabrication n'a donc pas pu être vérifiée

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