TATTEGRAIN Francis : Les Cassellois dans le marais de Saint-Omer se rendant à la merci du duc Philippe le Bon le 04 janvier 1430, La Soumission des Cassellois se rendant à la merci au duc de Bourgogne en 1430 (ancien titre)

Identification du bien culturel

N°Inventaire, ancien(s) numéros(s), autres numéros, N° de dépôt

C.D.956.1.1 ; 995 (Autre N° 1 :) ; 1095 (numéro du musée déposant)

Domaine (catégorie du bien)

peinture

Dénomination du bien

tableau

Titre

Les Cassellois dans le marais de Saint-Omer se rendant à la merci du duc Philippe le Bon le 04 janvier 1430 ; La Soumission des Cassellois se rendant à la merci au duc de Bourgogne en 1430 (ancien titre)

Auteur / exécutant / collecteur

TATTEGRAIN Francis

Précisions / auteur / exécutant / collecteur

TATTEGRAIN : Péronne (80), 1852 ; Arras (62), 1915 ; nationalité : Française

Ecole

France

Période de création / exécution

4e quart 19e siècle

Millésime de création / exécution

1887

Matériaux et techniques

toile, peinture à l'huile

Mesures

Hauteur en cm 350 ; Largeur en cm 673

Inscriptions

signature

Précisions sur les inscriptions

signature, en bas, à gauche à la peinture noire : TATTEGRAIN 87

Description

Peinture à l'huile sur toile

Etat du bien

Bon état, Complet

Sujet représenté

scène historique (Philippe III le Bon, marais, bataille, soldat, étendard, soumission, foule : Cassel, neige, vent, pluie)

Date de la représentation

1430/01/01

Contexte historique

Historique – Objets associés

'En conflit avec les fidélités féodales, les oppositions nationales furent lentes à combattre ouvertement les ducs qui étaient des Valois. Le premier, Philippe le Hardi resta un étranger aux Pays-Bas et le chef gantois exilé Van den Bossche ne cessa d'exhorter ses contemporains à reprendre les armes. A la cour ducale, plus visiblement encore au gouvernement se pressèrent nombreux les Bourguignons, les Francs-Comtois, les Wallons, et, parmi les Thiois, les Brabançons prirent bientôt une influence prépondérante. Les administrations cenrales qui coiffèrent peu à peu les autorités traditionnelles, eveillèrent susceptibilité et mécontentements. Les résistances les plus spectaculaires éclatèrent dans les grandes communes qui vivaient à la limite de l'indépendance depuis deux siècles : à Bruges en 1436-1437, à Gand avec une particulière opiniâtreté de 1440 à 1453 (...). Dès son avènement Philippe le Hardi avait évoqué à sa juridiction le règlement d'une guerre privée alors en cours entre des familles du Westhoeck et du pays d'Alleu. C'était poser le problèmes des droits de l'Etat en face des usages consacrés par les traditions. Les gens du Cassellois considéraient indistinctement leurs coutumes comme bonnes, valables et suffisantes, faisant partie de leurs privilèges jurés par les comtes à leur avènement. Le droit de vengeance en était un élément important. Troisième Bourguignon aux Pays-Bas, Philippe le Bon soucieux de créer un état régulier condamnait les mauvaises coutumes. Comme lors de maintes guerres privées, où des revendications d'ordre fiscal avait jadis trouvé des occasions de s'exaspérer, un mécontentement latent dégénéra en drame au Westhoeck, quand le bailli de Cassel, Colard de la Clyte, seigneur de Renescure (le père de Philippe de Comines), personnage de premier plan dans l'entourage de Philippe le Bon, voulut, en rapport avec la dévaluation de la monnaie, élever sensiblement le taux des amendes dans la châtellenie. L'agitation se déclara en 1427. Fait étonnant à première vue, le menu peuple, distinct de prélats, nobles et vassaux, se montra le plus ardents à défendre les vieux usages. Il se peut que l'évêque de Thérouanne, chancelier du roi anglais de Paris, ait excité en sous-main ses diocésains contre Philippe le Bon. Toujours est-il que dans sa cité épiscopale, cinq cents habitants de la région de Cassel se réunirent et qu'ils envoyèrent au Parlement de Paris une plainte contre les agents du duc, coupables d'abus dans quinze paroisses de la châtellenie. En revanche, à Paris même, Philippe le Bon fit arrêter deux commissionnaires des Cassellois. Il fit faire aussi une enquête dans le Casselambacht et posa nettement la question de fond de ce conflit : on verra si je suis maître de mon pays et de mes sujets. En novembre 1427, il envoya une petite armée de 5000 hommes. Les insurgés disaient être 8000, mais ils étaient répartis en trois ou quatre points différents. Philippe le Bon essaya de négocier, sans résultat. En 1429, il mit en mouvement une seconde armée. En 1430, les Anglais prenaient position contre lui. Les insurgés devenaient de plus en plus violents. Entrés de force à Bailleul, ils y firent prisonnier le bailli comtal et le livrèrent aux Anglais à Amiens. Leur nombre, accru de beaucoup d'aventuriers étrangers se serait élevé à 30000. Le château de Renescure fut détruit : les révoltés multiplièrent méfaits et vilénies, grands et énormes excès. Sans organisation sérieuse, ils furent obligés de céder. En 1431, Philippe le Bon vint, un jour de pluie glaciale recevoir leur soumission. Les révoltés durent aller pieds nus de Cassel jusqu'au Nieppe, un hameau de Renescure, sur la route de Saint-Omer, précédés de la croix, du clergé, de leurs bannières : ils s'arrêtèrent devant le duc, tous sans armes, les mains jointes, sans chaperon et sans ceinture, à genoux, beaucoup s'enfonçant dans la vase. Six meneurs furent décapités à Cassel ; beaucoup furent bannis, même hors de l'Artois et du Brabant ; des confi scations nombreuses prononcées. Philippe le Bon n'acheva de régler cette affaire qu'en 1434. Il exigea que les coutumes fussent corrigées.

Informations juridiques

Statut juridique

propriété de l'Etat

Date d’acquisition

1887

Ancienne appartenance

collection publique, Achat de l'Etat en 1887 pour le musée des Beaux-Arts de Lille Dépôt au musée des Beaux-Arts de Lille, dépôt au musée de Cassel le 2 novembre 1956

Dépôt / établissement dépositaire

dépôt ; Cassel ; musée départemental de Flandre

Date de dépôt / changement d’affectation

1956

Localisation

Cassel ; musée départemental de Flandre