Ministère
de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoinetableau : Crucifixion
tableau : Crucifixion



Référence de la notice
PM95001280
Nom de la base
Patrimoine mobilier (Palissy)
Producteur
Monuments historiques
Date de création de la notice
9 novembre 2018
Date de dernière modification de la notice
17 mars 2026
Mentions légales
(c) Monuments historiques
Désignation
Titre figurant dans l'arrêté ou l'étude
tableau : Crucifixion
Producteur
Monuments historiques
Dénomination de l'objet
tableau
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Île-de-France ; Val-d'Oise (95) ; Beaumont-sur-Oise ; église Saint-Laurent
Canton
L'Isle-Adam
Code INSEE de la commune
95152
Emplacement de l'œuvre dans l'édifice
déposé au presbytère
Description
Domaine
Peinture
Catégorie technique
peinture
Matériaux et techniques d'intervention
toile (support) : peinture à l'huile
Indexation iconographique
Crucifixion
Description de l'iconographie
Le Calvaire est représenté dans une ambiance nocturne, sur un ciel chargé de nuages. L'éclairage lunaire, qui met en évidence la blancheur des chairs, accuse l'intensité dramatique du moment. Au premier plan, Marie-Madeleine et Jésus sur la croix se retrouvent dans l'intimité, tous les autres acteurs de la Crucifixion ayant déserté le mont du Golgotha. La Madeleine est agenouillée à gauche de la croix ; accablée par le chagrin, elle n'en garde pas moins une certaine retenue que traduit son attitude noble : une larme perle sur sa joue droite tandis qu'elle essuie pudiquement son oeil gauche d'un coin de son mouchoir. Le Christ nimbé, encore vivant, détourne son regard vers la droite. Ses bras sont tendus à l'oblique (un repentir de la main gauche fixée à la croix a été laissé apparent après restauration). On lit sur les traits tirés de son visage la douleur et la résignation. Ses pieds parallèles reposent sur le suppedaneum. Des gouttes de sang continuent de s'écouler de chacune de ses plaies. Au pied de la croix, la réverbération du crâne d'Adam agit sur le spectateur comme un memento mori. La légèreté de la touche picturale rend les linges vaporeux, presque transparents ; le chatoiement des étoffes ocre et parme apporte beaucoup de préciosité au vêtement de Marie-Madeleine. Au loin, les fortifications de Jérusalem se détachent de la pénombre. Au plan intermédiaire, le peintre a introduit une scène anecdotique : la croupe d'un cheval blanc, en accrochant la lumière, attire l'attention sur deux petits personnages qui, vus de dos, rejoignent Jérusalem par un chemin sillonnant à travers les collines ; le cavalier accompagné de son écuyer, portant un étendard sur l'épaule, sont vêtus à la mode orientale.