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de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoinetableau sans cadre : Saint Jérôme pénitent
tableau sans cadre : Saint Jérôme pénitent

Référence de la notice
PM91002872
Nom de la base
Patrimoine mobilier (Palissy)
Producteur
Monuments historiques
Date de création de la notice
17 juin 2015
Date de dernière modification de la notice
16 avril 2026
Mentions légales
© Monuments historiques
Désignation
Titre figurant dans l'arrêté ou l'étude
tableau sans cadre : Saint Jérôme pénitent
Producteur
Monuments historiques
Dénomination de l'objet
tableau
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Île-de-France ; Essonne (91) ; Epinay-sur-Orge ; église Saint-Loup
Canton
Longjumeau
Code INSEE de la commune
91216
Emplacement de l'œuvre dans l'édifice
Dans la tribune d'orgue de l'église.
Description
Domaine
peinture
Catégorie technique
peinture
Matériaux et techniques d'intervention
toile (support) : peinture à l'huile
Indexation iconographique
saint Jérôme ; pénitent
Description de l'iconographie
Saint Jérôme est figuré de manière assez atypique, à demi-allongé, appuyé sur le coude gauche, traditionnellement ceint d'unmanteau cramoisi et environné de tous les attributs qui lui sont propres : le crâne, le crucifix, des manuscrits (de la Bible, qu'il traduisit en latin d'après la version grecque de la Septante et des manuscrits hébreux, donnant naissance à la Vulgate). On assiste ici à une sorte de croisement entre plusieurs des iconographies légendaires du saint : Jérôme pénitent au désert (se fustigeant, habillé en anachorète), Jérôme traduisant la Bible sous l'inspiration du Saint Esprit (assis devant un pupitre), Jérôme Docteur de l'Eglise (vêtu en cardinal et avec tous ses attributs), Jérôme et le lion apprivoisé, mettant en quelque sorte en balance le lettré et l'anachorète. La monumentalité de l'oeuvre ne tient pas, comme dans le tableau de Saint-Germain-Lès-Corbeil ou celui du Kunsthistorisches Museum de Vienne, à la verticalité du personnage, mais au contraire de son horizontalité et à la prégnance du saint sur tout autre détail. L'assombrissement extrême de la toile du fait de son encrassement réduit la possibilité d'appréhender précisément tous les détails de l'arrière-plan, mais l'essentiel semble regroupé au premier plan à droite, derrière le saint qui tourne son regard vers la partie vide de la scène, à gauche, vers une sorte d'ailleurs que l'on ne peut voir, et qui demeure d'autant plus mystérieux que cette partie de la toile est traitée de manière très sombre - la lumière éclairant en revanche le corps du saint et ses attributs. On peut noter aussi la construction très horizontale et équilibrée de la scène, saint Jérôme occupant pratiquement les deux tiers du tableau et focalisant les regards tout en les guidant dans la direction de son propre regard - à l'instar du saint Jérôme du Tintoret de Saint-Germain-lès-Corbeil, complètement de profil et l'oeil fixé vers un crucifix que l'on peut deviner hors du cadre : rappel de la pénitence du saint se remémorant la Passion du Christ; curieusement dans ce tableau, le crucifix ne comporte aucune sculpture du Christ, comme si son auteur avait voulu en donner une évocation la plus symbolique possible pour se concentrer sur le corps même du saint : Jérôme n'est pas représenté debout, mais à demi-allongé comme pour marquer la sérénité de son attitude. L'aspect statique de la scène est renforcé par une palette de tons très contrastée (sombre en arrière-plan sans aucune touche de lumière, couleurs vives au premier plan).