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POP | Plateforme ouverte du patrimoinetableau et son cadre : Jésus chez Marthe et Marie
tableau et son cadre : Jésus chez Marthe et Marie

Référence de la notice
PM91002793
Nom de la base
Patrimoine mobilier (Palissy)
Producteur
Monuments historiques
Date de création de la notice
17 juin 2015
Date de dernière modification de la notice
16 avril 2026
Mentions légales
© Monuments historiques
Désignation
Titre figurant dans l'arrêté ou l'étude
tableau et son cadre : Jésus chez Marthe et Marie
Producteur
Monuments historiques
Dénomination de l'objet
tableau ; cadre
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Île-de-France ; Essonne (91) ; Corbeil-Essonnes ; église Saint-Étienne
Canton
Corbeil-Essonnes
Code INSEE de la commune
91174
Emplacement de l'œuvre dans l'édifice
Sur le mur gauche de la nef de l'église.
Description
Domaine
peinture
Catégorie technique
peinture ; menuiserie
Matériaux et techniques d'intervention
toile (support) : peinture à l'huile ; bois : taillé
Indexation iconographique
Jésus chez Marthe et Marie
Description de l'iconographie
Illustration de la visite de Jésus chez Marthe et Marie-Madeleine, scène symbolisant tarditionnellement l'opposition entre la vie contemplative (Marie-Madeleine agenouillée aux pieds du Christ) et la vie active (Marthe et une servante occupées à leurs tâches ménagères). La construction en triangle accompagne cette opposition symbolique, avec les jeux de regards entre le Christ et Madeleine, au premier plan, leur gestuelle, et Marthe au second plan dont le regard passe au-dessus de la tête du Christ et dont les bras invitent à s'ouvrir vers d'autres horizons. Les postures un peu raides et figées des personnages ainsi qu'une palette chromatique froide sont à noter, en contraste avec la volonté d'illustrer le caractère intimiste de la scène (intérieur d'une cuisine, avec ustensiles sur la table). Les personnages conservent toutefois cette douceur et cette rondeur propres à ceux peints par Philippe de Champaigne : des visages très ovales, des mains aux contours et aux mouvements ronds et souples, la chevelure ondulée de Madeleine épousant le flot de son manteau. A noter aussi la perspective paysagère en arrière-plan, offrant une trouée de lumière derrière une tenture pourpre aux lourds drapés. On se trouve à la fois dans la scène de genre et la représentation traditionnelle d'un épisode de la légende du Christ, traitée certes selon un modèle plus ancien (Philippe de Chgampaigne) mais dont la manière trahit néanmoins l'appartenance de son auteur à son temps.