lambris de revêtement

Désignation

Dénomination de l'objet

Lambris de revêtement

Titre courant

Lambris de revêtement

Localisation

Localisation

Bourgogne-Franche-Comté ; Yonne (89) ; Sens ; chapelle de l'ancien grand séminaire

Numéro INSEE de la commune

89387

Précision sur la localisation

Anciennement région de : Bourgogne

Nom de l'édifice

Chapelle de l'ancien grand séminaire

Emplacement de l’œuvre dans l’édifice

Pourtour

Lieu de déplacement de l'objet

Lieu de déplacement : Bourgogne, Yonne, Sens, chapelle des Célestins

Description

Catégorie technique

Menuiserie

Matériaux et techniques d'interventions

Bois : taillé

Dimensions normalisées

Dimensions non prises.

Historique

Siècle de création

18e siècle

Description historique

Proviennent de la cathédrale. L'archevêque de Sens, Maurice Feltin écrit ceci le 27 mars 1935 : <I>Monsieur le maire, Vous savez, sans doute, que j'ai entrepris, poussé par les circonstances, l'agrandissement du Grand Séminaire. J'ai dû en particulier y construire une chapelle. Or il me revient de divers côtés que dans l'ancienne chapelle du Grand Séminaire aujourd'hui occupée par l'Ecole primaire supérieure des garçons, se trouvent des stalles qui ne sont d'aucune utilité, qui sont même un embarras. Aussi je me permets de vous demander s'il ne me serait pas possible de les avoir : elles serviraient à meubler la nouvelle chapelle en construction. </I> Un rapport de Jean Verrier en octobre 1935 indique ceci : <I>En mars dernier, Mgr Feltin,a rchevêque de Sens, a demandé au maire de cette ville si la Municiplaité consentirait à la cession, pour la chapelle du nouveau séminaire, des stalles de la chapelle de l'ancien séminaire devenu propriété de la ville depuis 1907. Le maire de l'époque, M. Gaudaire, avait accepté en principe cette session mais avait formulé une réserve en raison du classement possible des dites stalles. L'affaire était restée en instance en raison des élections municipales et la nouvelle municipalité demande, par lettre du 19 octobre, à donner suite à la requête de Mgr Feltin. Or il résulte du rapport ci-joint de l'architecte en chef Haubold que si l'arrêté de classement du 10 novembre 1907 mentionne les stalles et les boiseries de la chapelle de l'ancien séminaire, ces dernières seules offrent un intérêt artistique suffisant pour justifier cette mesure, les stalles n'étant qu'une copie moderne des stalles de la cathédrale. D'accord avec M. Haubold, j'estime qu'il conviendrait, dans ces conditions, de déclasser les stalles et d'aviser la ville de Sens qu'elle peut sans inconvénient en disposer en faveur de l'archevêché ; celui-ci ayant pris l'engagement de faire les frais de transport ainsi que de l'établissement, sous les lambris classés qui resteraient en place d'un lambris très simple dont M. Haubold ferait l'étude. Il conviendrait aussi de demander à la ville de Sens de donner à cette salle, que son décor de boiseries anciennes rend particulièrement intéressante, une destination convenable et d'effectuer les menues réparations qu'exigent certaines parties du bâtiment et des boiseries.</I> Rapport de Jean Trouvelot le 29 décembre 1953 : <I>La chapelle gothique moderne de l'ancien séminaire conserve, scellées aux murs, les boiseries des stalles hautes du choeur de la cathédrale, ces boiseries ayant été déposées en même temps que les grilles du choeur lors de la restauration du XIXe siècle. Une partie des stalles basses susbsiste dans le choeur de la cathédrale, les autres sont au nouveau séminaire. L'ancien séminaire est maintenant affecté à un collège technique relevant du Ministère de l'Education nationale. Monsieur Lazare-Bertrand a été tout récemment prévenu que la chapelle désaffectée venait d'être transformée en atelier de montage électrique pour les élèves. (...) On ne peut songer à rétablir les boiseries dans le choeur de la cathédrale, sa disposition actuelle et la liturgie moderne en permettent pas de clore le sanctuaire avec de hauts lambris qui d'ailleurs extérieurement sur le déambulatoire, laisseraient voir le dos brut des lambris. Nous avons regardé la possibilité de les transférer dans la chapelle du XVIIe siècle du Lycée de garçons, chapelle rendue au culte. Malheureusement, la disposition du plan ne permet pas de les y placer. De toute manière un transport serait onéreux, mais si on les laisse sur place dans un atelier on n'arrivera pas à obtenir leur respect. Une solution peut-être envisagée : construire des ateliers convenables répondant mieux à leur destination qu'une chapelle désaffectée, et utiliser cette chapelle en bibliothèque avec rayonnage bas sous les stalles et dans le choeur qui est dépourvu de boiseries.</I> Le 4 juin 1955, lettre de M. Perchet au Directeur de l'Enseignement technique : <I>J'ai l'honneur d'appeler à nouveau votre attention sur la protection des boiseries classées dans l'ancien séminaire de Sens, actuellement collège technique. Vous avez bien voulu me faire connaître les difficultés auxquelles vous vous heurteriez si vous deviez installer les ateliers du Collège dans un local mieux approprié et où les boiseries n'auraient pas à en souffrir. Je comprends les raisons que vous invoquez mais il n'en est pas moins indispensable d'assurer la conservation des parties classées de l'édifice. La solution que vous proposez de desceller les boiseries et de les transporter à l'abri est difficilement pratiquable. En effet indépendamment des incidences financières d ece projet, une étude faite par M. l'Architecte en chef des monuments historiques cahrgé du département de l'Yonne a permis de conclure qu'aucun édifice de Sens n'est susceptible d'abriter ces boiseries. Il est certain en outre que le démontage et la repose de ces dernières risqueraient de compromettre définitivement leur conservation déjà précaire. C'est pourquoi j'estime nécessaire de ne pas les déplacer. Mais afin de leur assurer un minimum de protection, je vous prie de bien vouloir faire exécuter les aménagements suivants dont la réalisation devra être prise en charge par le collège tehcnique : - déplacement des tuyaux de poële voisinant avec les corniches et des porte-manteaux qu'il est inadmissible d'avoir cloués à même les boiseries sculptées ; - établissement à la distance d'un mètre en avant des boiseries et tout le long de leur développement d'une grille de protection dont le modèle et l'emplacement devront être acceptés par M. Trouvelot, architecte en chef des Monuments historiques.</I>

Statut juridique et protection

Statut juridique du propriétaire

Propriété publique

Typologie de la protection

Classé au titre objet

Date et typologie de la protection

1907/12/10 : classé au titre objet ; 1935/11/29 : déclassé

Précisions sur la protection

Arrêté du 10 décembre 1907 : Sens - Chapelle du Grand Séminaire - Boiseries, stalles et lambris garnissant le pourtour de la chapelle, XVIIe. Arrêté du 29 novembre 1935 : Les stalles de la chapelle du Grand Séminaire de Sens classées parmi les Monuments historique par arrêté du 10 décembre 1907, avec d'autres objets appartenant au même édifice, sont déclassées. Elles proviennent du choeur de la cathédrale.

Observations

En 2014, l'ancien grand séminaire est un collège de Sens (propriété du conseil général).

Photographies liées au dossier de protection

Photographies Trouvelot 1953 (dossier conservé à la documentation objets mobiliers à la Médiathèque de l'architecture et du patrimoine)

Références documentaires

Cadre de l'étude

Liste objets classés MH

Dénomination du dossier

Dossier avec sous-dossier

Partie constituante

Stalles

Références des parties constituantes étudiées

PM89002526

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Ministère de la Culture (France) - Médiathèque de l'architecture et du patrimoine - diffusion RMN
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