Description historique
Retable, autel et tabernacle conçus pour la chapelle de la Vierge, édifiée en 1859, qui comprend également un ensemble de peintures murales décoratives. L'Inventaire date l'ensemble un peu plus tardivement, de la fin du 19e siècle. Cette chapelle est un parfait témoignage du renouveau du culte marial à partir de la proclamation du Dogme de l'Immaculée Conception le 8 décembre 1854 par Pie IX dans la bulle Ineffabilis Deus. Placé initialement sur le mur oriental de la chapelle, cet ensemble est déplacé en 1955 contre le mur occidental lors de l'extension du choeur et de la construction du bras nord du transept. La modification du décor original en faux marbre présent sur l'autel, et aujourd'hui recouvert par des motifs décoratifs et le monogramme de la Vierge, date sans doute de ce déplacement. Les éléments découverts, notamment lors de la restauration de l'autel et du tableau, ont permis d'approfondir la connaissance historique de cet ensemble et de proposer une attribution pour le tableau. Ainsi, le cachet du vendeur de toile situe la fabrication de cette dernière entre 1847 et 1870, confirmant la contemporanéité de chaque élément de l'ensemble mais aussi le rapprochement fait initialement avec les peintres de la dynastie Dubufé, dont la maison Vallé était l'un des fournisseurs. C'est néanmoins l'étude technique et stylistique qui a conduit à proposer d'attribuer la paternité du tableau au peintre Claude-Marie Dubufé, bien que certaines peintures d'Edouard Dubufe, son premier fils, ne soient pas sans rappeler l'oeuvre de La Celle-Saint-Cloud. Certains voient d'ailleurs dans les traits du visage de la Vierge ceux de Juliette Zimmermann, épouse d'Edouard Dubufe. Elève de David et premier peintre de la dynastie, Claude-Marie Dubufe est surtout connu comme portraitiste. De nombreuses similitudes existent en effet entre la production de l'artiste et le tableau de la Celle-Saint-Cloud dans la douceur et la finesse du traitement des visages et dans le rendu des carnations. Par ailleurs, Claude-Marie est le membre de la famille, qui fut le plus lié à la commune, où il séjourna à partir de 1859 jusqu'à sa mort en 1864. Sa veuve et son second fils y demeureront jusqu'en 1874. S'il est bien l'auteur de cette peinture, il n'est en revanche pas certain qu'il en soit également le donateur. Celle-ci ayant pu tout aussi bien être offerte par sa veuve ou par son fils Edouard ou encore par Jean-Pierre Pescatore, maire de La Celle-Saint-Cloud de 1852 à 1855, dont il existe encore en mairie un portrait exécuté par Edouard Dubufe.