Description historique
Sébastien-Louis-Wilhelm Norblin, plus connu sous le surnom de Sobeck, est né à Varsovie le 24 février 1796 et mort à Paris le 18 août 1884 à près de quatre-vingt-dix ans. Il est le fils du second mariage de Jean-Pierre Norblin de la Gourdaine (1745-1830), peintre français né à Misy-Fault-Yonne (Seine-et-Marne) et qui fit la plupart de sa carrière en Pologne où il vécut trente ans. Sébastien fit ses classes dans les ateliers de Jean-Baptiste Regnault et de Merry-Joseph Blondel et se présenta avec assiduité au concours du prix de Rome de 1816 à 1825, sa ténacité
trouvant sa récompense avec un premier grand prix cette dernière année. Il demeura en Italie de 1826 à 1832. Ses premières expositions eurent visiblement lieu dans les salons du nord de la France : Douai (1819, 1821, 1823, 1825 et 1833), Lille (1822 et 1825), Arras (1833) et Boulogne-sur-Mer (1847) ; il y est récompensé de quatre médailles d’argent, à Douai en 1819, 1823 et 1825 et à Lille en 1822. Ses présentations étaient alors essentiellement des sujets antiques liés à son travail aux Beaux-Arts où il tentait depuis 1816 d’obtenir le premier grand prix. À Douai, en 1823, il exposa pour la première fois deux sujets religieux : Une tête de Vierge (n° 393) et Une madone (n° 394). Il commença à exposer au Salon de Paris en 1827 et y présenta régulièrement des œuvres en 1833, 1834, 1836, 1839, 1841, 1842, 1844, 1846, 1847, 1848, 1849, 1850, 1857, 1859, 1861, 1863, 1874 et 1876. Très rapidement, Norblin se tourna vers la peinture religieuse qui va devenir, sans abandonner totalement l’Antiquité, son
thème de prédilection. Il va essentiellement s’intéresser au Nouveau Testament présentant une Sainte Famille au Salon de 1833 qu’il exposa aussi à Douai (n° 388) et Arras (n° 263) la même année. La vie du Christ retint surtout son attention avec Jésus-Christ guérissant le paralytique dans la piscine de Bethsaïda (Salon de 1839), Jésus au jardin des Oliviers (Salon de 1841), le présent Jésus-Christ et les petits enfants (Salon de 1857), Jésus donnant à saint Pierre les clefs du paradis (chapelle des catéchismes de l’église des Blancs-Manteaux à Paris) et La décollation de saint Jean (Salon de 1850). Il se consacra également à la vie des saints avec la Vision de saint Luc (Salon de 1836 ; sans
doute le tableau conservé dans la cathédrale Notre-Dame du Havre), Saint Paul à Athènes (Salon de 1844, attribué la même année à la collégiale de Mantes-la-Jolie où elle se trouve toujours - MH 28/03/1979) et Saint Paul convertissant Lydie (Salon de 1861 ; attribué la même année dans l’église Saint-Paul de Beaucaire dans le Gard où elle se trouve toujours), un Saint Pierre daté de 1846 conservé dans l’église Saint-Cassien de Savigny-lès-Beaune (MH 14/10/1988), le Martyre de saint Laurent (Salon de 1848 ; attribué à l’église de Saint-Mamet-La-Salvetat dans le Cantal où il toujours exposé – MH 22/07/1983), Sainte Suzanne en prière est protégée par un ange contre Maximilien son fils et L’Impératrice Sereine vient dans la nuit couvrir d’un voile le corps de sainte Suzanne, mise à mort par l’ordre de Dioclétien (Salon de 1859).
Norblin décore également plusieurs églises parisiennes : la chapelle de la Compassion de l’église Saint-Roch, celle de la chapelle des Catéchismes de l’église Saint-Jacques-du-Haut-Pas ainsi que deux chapelles latérales de l’église Saint-Louis-en-l’Île.