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POP | Plateforme ouverte du patrimoinetableau : Abraham et les trois anges (et son cadre)
tableau : Abraham et les trois anges (et son cadre)


Référence de la notice
PM77002284
Nom de la base
Patrimoine mobilier (Palissy)
Producteur
Monuments historiques
Date de création de la notice
18 avril 2016
Date de dernière modification de la notice
1 décembre 2024
Mentions légales
(c) Monuments historiques
Désignation
Titre figurant dans l'arrêté ou l'étude
tableau : Abraham et les trois anges (et son cadre)
Producteur
Monuments historiques
Dénomination de l'objet
tableau
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Île-de-France ; Seine-et-Marne (77) ; Vert-Saint-Denis ; église Saint-Pierre
Canton
Mée-sur-Seine (Le)
Code INSEE de la commune
77495
Description
Domaine
Peinture
Catégorie technique
peinture
Matériaux et techniques d'intervention
toile (support) : peinture à l'huile
Description de l'iconographie
Galimard décrit le tableau ainsi en 1849 : M. Murat a représenté Abraham et les Anges. Cette composition brille par sa simplicité ; il y a une parfaite harmonie de lignes ; seulement, nous reprocherons à l'artiste de manquer d'unité dans le clair-obscur ; l'ombre portée sur deux anges empêche le parti-pris et nuit au beau caractère de cette scène ; surtout lorsqu'on est à une grande distance. C'est peut-être un sacrifice que M. Murat a cru devoir faire pour produire plus d'effet, mais cet artiste est trop savant dans son art pour ignorer que les beaux sujets de la Bible sont soumis à d'autres conditions que les tableaux de genre. Dans le fond, on remarque une figure de femme du plus beau geste et d'une bien grande tournure. L'artiste a axé sa représentation sur le triangle rectange formé par le personnage (Yahvé ?) assis et Abraham presque totalement allongé sur le sol. Les deux anges debout derrière ce groupe forment le sommet d'un second triangle dont le côté droit passe au sommet de l'enfant apportant la cruche d'eau et le gauche le long des reins d'Abraham. La masse semble de l'arbre au large tronc dont les feuilles semblent curieusement être celles d'un érable, est contrbalancée à gauche par la luminosité du paysage où se dressent plusieurs palmiers et la masse claire d'une fontaine maçonnée où une femme vient remplir des cruches. Fréquemment, dans cette scène, c'est Sarah qui apparaît comme personnage féminin annexe, et il ne serait pas impossible qu'ici Murat ait voulu évoquer le jeune Ismaël alros âgé de treize ans et sa mère Agar dont Murat avait représenté l'exil dans le désert en 1842. Les tonalités utilisées par l'artiste sont, hormis l'arbre et l'ombre qu'il projette, claires et chaudes dans une dominante de beiges d'ocres jaunes et rouges éteints où seul le bleu du ciel tranche par sa couleur froide néanmoins assez éteinte.