Ministère
de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoinetableau : Le Martyre de saint Sébastien
tableau : Le Martyre de saint Sébastien


Référence de la notice
PM77002281
Nom de la base
Patrimoine mobilier (Palissy)
Producteur
Monuments historiques
Date de création de la notice
18 avril 2016
Date de dernière modification de la notice
16 avril 2026
Mentions légales
(c) Monuments historiques
Désignation
Titre figurant dans l'arrêté ou l'étude
tableau : Le Martyre de saint Sébastien
Producteur
Monuments historiques
Dénomination de l'objet
tableau
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Île-de-France ; Seine-et-Marne (77) ; Fleury-en-Bière ; église de l'Assomption
Code INSEE de la commune
77185
Description
Domaine
peinture
Catégorie technique
peinture
Matériaux et techniques d'intervention
toile (support) : peinture à l'huile
Description matérielle
Il s'agit d'un tableau sur toile comportant un large cadre plat en bois peint (bordure en teinte acajou) et doré. L'ensemble est très empoussiéré à l'arrière. Le tableau lui-même mériterait d'être restauré car la couche picturale présente des usures, d'anciens repeints ont viré, et on observe des pertes de matière généralisées réparties sur les lignes horizontales - ce qui laisse supposer que la toile a été roulée. Le vernis encrassé n'altère pas néanmoins tout à fait la qualité de la lumière bleutée et le merveilleux rendu plastique du corps du saint. Considérée jusqu'ici comme une copie du XVIIe ou du XIXe siècle d'un poncif italien, on s'accorde aujourd'hui pour y voir une oeuvre dérivée de l'école bolonaise du début du XVIe siècle (vers 1510) d'après un modèle de Pérugin (avis donné par Cécile Scaillierez et Dominique Cordellier). La toile en elle-même est difficile à dater précisément, mais certainement à situer dans la seconde moitié du XVIe siècle. Elle a sans aucune doute été d'une très grande qualité, une étude technique préalable (examens et analyses de laboratoire) à une restauration permettrait de mieux la cerner. Le saint est représenté en pied, les deux bras attachés aux ramures d'un jeune chêne. Il n'est vêtu que d'un ligne drapé d'un beau bleu -très repeint malheureusement-, deux flèches lui tranpsercent le torse, uen autre la cuisse gauche. Les jambes esquissent comme un pas de danse (?) induisant un déhanchement du bassin, ce qui confère à la figure un certain maniérisme qui dérive totalement du saint Sébastien de Rimpatta conservé au musée de Vercelli, lui-même apparenté au Sébastien de Pérugin conservé à Stockholm. Ce déhanchement est accentué visuellement par les axes en opposition des trois flèches. Le fond traité bien plus sommairement que la figure est décevant à moins qu'il ne soit appauvri par les repeints.