Description historique
La Cour a acheté cette pendule en 1854. La marqueterie du boîtier comme celle du solce en cul de lampe doté de riches bronzes ciselés dorés, est à incrustations de rinceaux de cuivre sur fond d'écaille. Le motif central montre Neptune et Amphitrite enlacés sur un char tirés par trois chevaux marins. A la partie inférieure figurenet deux lézards dont l'un va à droite et l'autre à gauche. L'amortissement avait disparue. Il a été reconstitué dans le goût de l'époque. Toussaint Marie Lenoir fut reçu maître horloger en 1730. Il devint juré de sa corporation en 1789. Il était installé à Paris, place du Pont Saint-Michel. Né vers 1691, dans la région de Cologne, Jean-Pierre-Latz est établi à Paris dès 1719 comme ébéniste. En 1736, il est naturalisé français et en 1739 il épouse Marie-madeleine Seignet, fille d'un entrepreneur en bâtiment prospère. la dot coquette de son épouse (10.000 L.) et les relations de celle-ci (les abbesses Marie-Gabrielle de Bourbon-Condé et Anne de Rohan étaient témoins à son mariage) aidèrent certainement Latz. Avant 1741, il obtient le brevet d'ébéniste privilégié du roi qui lui permet d'exercer librement son métier sans être reçu maître ébéniste. Le cuople emménage rue du faubourg Saint-Antoine face à l'hôpital des enfants trouvés. La maison, à l'enseigne du St-Esprit, comprenait leur logement et l'atelier. A partir de 1739, et sans doute jusqu'en 1754, le principal aide de Latz est son neuveu Jean-Pierre Tillemans. A la mort de Latz en 1754, sa veuve garde le brevet d'ébéniste privilégié de son mair et maintient l'atelier en activité jusqu'en 1756,d ate de son propre décès. Le brevet sera repris en 1757 par Pierre Macret, la fille des Latz, unique héritière ayant onze ans. La fabrication des boîtiers de pendules ainsi que des consoles ou des gaines pour les supporter constituait l'activité principale de l'atelier de Jean-Pierre Latz. L'inventaire de 1754, après le décès de celui-ci, dénombre 170 boîtes de pendules pour seulement 48 autres meubles. La plupart des pendules décrites sont des cartels en appliques avec leurs socles. Jusqu'en 1749, Latz produisait dans son propre atelier les ornements de bronze destinés à embellir ses meubles.