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POP | Plateforme ouverte du patrimoineensemble de 3 tableaux : Cycle consacré à l'iconographie de saint Louis
ensemble de 3 tableaux : Cycle consacré à l'iconographie de saint Louis


Référence de la notice
PM67000893
Nom de la base
Patrimoine mobilier (Palissy)
Producteur
Monuments historiques
Date de création de la notice
29 janvier 2004
Date de dernière modification de la notice
27 juin 2024
Rédacteur de la notice
Toursel-Harster Dominique ; Tissier Sophie
Mentions légales
© Monuments historiques, 2002
Désignation
Titre figurant dans l'arrêté ou l'étude
ensemble de 3 tableaux : Cycle consacré à l'iconographie de saint Louis
Producteur
Monuments historiques
Dénomination de l'objet
tableau
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Grand Est ; Bas-Rhin (67) ; Strasbourg ; église catholique Saint-Louis
Code INSEE de la commune
67482
Précision sur la localisation
Anciennement région de : Alsace
Historique
Siècle de création (partie de siècle ou époque)
Auteur de l'œuvre ou créateur de l'objet
Description historique
Les trois toiles, exécutées entre 1901 et 1904, forment un cycle consacré à l'iconographie du patron de l'église Saint-Louis (Poissy 1215 - Tunis 1270). Elles sont l'oeuvre du peintre barrois Marin Feuerstein (1856-1931) qui étudia à Paris auprès du peintre Luc Olivier Merson. Fixé à Munich, il est acquis à la doctrine nazaréenne qui assigne à l'art une fonction édifiante. Feuerstein qualifie désormais ses oeuvres de 'biblia pauperum'. Egalement enseignant à la Kunstakademie de Munich, Feuerstein connaît un tel succès qu'il est anobli par le roi Louis III de Bavière sous le titre de Ritter Martin von Feuerstein en 1914. Des Nazaréens, Feuerstein a retenu ce goût d'une peinture murale monumentale souvent traitée dans des tonalités assez froides ; le côté plastique de ses personnages, à n'en pas douter de sa formation initiale de sculpteur auprès de son père, Jean Martin Feuerstein. De son abondante production disséminée en Allemagne, en Suisse et jusqu'en Italie, l'Alsace conserve une quarantaine d'oeuvres : à Strasbourg (église Saint-Louis, Saint-Pierre-le-Jeune, cliniques Sainte-Barbe, Sainte-Odile, Notre-Dame des Mineurs), Monswiller, Mommenheim, Obernai, Zellwiller, Stotzheim, Gueberswiller, sans compter la décoration des pèlerinages les plus réputés : Mont Sainte-Odile, Thierenbach, Marienthal. Dans ces tableaux comme dans la plupart de ses cycles peints, Feuerstein n'a pas cherché à révolutionner la peinture mais bien plutôt à réaliser 'par la clarté et la simplicité de la composition un biblia pauperun, une bible du pauvre'.