Domaine
orfèvrerie et autres objets en métal
Catégorie technique
orfèvrerie
Matériaux et techniques d'intervention
bois ; argent : fondu, martelé, ciselé, repoussé ; gemme ; argent : doré
Description matérielle
Âme de bois couverte de feuilles d'argent fondu, martelé, ciselé et repoussé, à motifs de grotesques, rehaussé au croisillon d'un Christ en croix doré sur fond de quadrilobe encadré et enrichi d'une gemme sertie dans une bâte à l'entour tressé, quadrilobes à l'extrémité des bras de la croix destinés à recevoir des médaillons ornés des figures des quatre évangélistes.
Indexation iconographique
Christ en croix ; Les Évangélistes
Description de l'iconographie
Il s’agit d’une croix de procession sans sa hampe (sans doute perdue). Les bras de la croix se terminent par des quadrilobes dont le centre devait recevoir des médaillons tels ceux conservés à part. Ceux-ci sont ornés des figures des évangélistes et pourraient parfaitement s’insérer au milieu des corolles. Toutefois, la grossièreté de la représentation et la qualité inférieure du métal font douter de leur ancienneté. Un très beau Christ est rapporté sur le croisillon, sur fond de quadrilobe encadré. Le travail des feuilles de métal clouées sur l’âme de bois apparaît extrêmement précieux dans sa déclinaison de techniques sophistiquées telles que la fonte, le martelage, la ciselure ou encore le repoussé. Les éléments dorés ont sans doute été fondus à part et rapportés, tel le Christ mais aussi les balustres, dont seul un exemplaire nous est parvenu à l’angle du bras inférieur. Ce même montant s’enrichit d’une gemme sertie dans une bâte à l’entour tressé. Les feuilles d’argent déclinent des motifs de grotesques (dauphins, têtes d’anges ailées crachant des feuillages et rinceaux) sur leur surface et les quadrilobes entourant la tête du crucifié révèlent des fleurs de lys. Un titulus barrait peut-être le montant supérieur de la croix (trous de fixation). Le modelé du corps du Christ est d’une très grande finesse et d’une grande préciosité. Les détails de son anatomie comme l’expression souffrante du visage sont brillamment retranscrites. Ce modèle est à rapprocher de l’art d’un Germain Pilon (3e quart 16e siècle) ou du type « Convert » défini dans l’ouvrage de Bertrand Bergbauer et Pauline Lurçon.
De l’autre côté de la croix, un ange tient un phylactère avec une inscription, désignant probablement Marc l’évangéliste.
(extrait présentation CNPA 03/10/2019, Pierre-Olivier Benech, CMH).
Dimensions normalisées (en cm)
h = 71 ; la = 39 ; pr = 12
Précision sur l'état de conservation
Certains éléments sont déposés. Probable perte des médaillons ornant l’extrémité des bras de la croix et celle de la hampe.