Statue
Notre-Dame-de-Bonne-Mort
Statue : Vierge en majesté dite Notre-Dame-de-Bonne-Mort
Auvergne-Rhône-Alpes ; Puy-de-Dôme (63) ; Clermont-Ferrand ; cathédrale Notre-Dame-de-l'Assomption
63113
Anciennement région de : Auvergne
Cathédrale Notre-Dame-de-l'Assomption
Trésor
Sculpture
Bois : peint, doré
H = 70,5
Milieu du Moyen Age
Cette Vierge en majesté était autrefois placée dans la chapelle funéraire des évêques de Clermont, sur le tabernacle de l'autel élévé sur la tombe de Mgr Duwalk de Dampierre (1802-1833). C'est semble-t-il sous l'épiscopat de celui-ci, qu'elle fut restaurée, noircie et dorée pour lui donner l'apparence d'une Vierge noire et qu'elle prit le nom de 'Notre-Dame-de-Bonne-Mort'. Une inscription en lettres capitales aujourd'hui effacée, rappelait cette dédicace. Liée à la déploration de la Vierge et à l'agonie du Christ mourant sur la croix, la dévotion à Notre-Dame de bonne mort s'était développée à partir du 17e siècle sous l'impulsion des jésuites. A Clermont-Ferrand, une confrérie de la bonne mort s'était établie dans l'église paroissiale de Saint-Pierre, sous la protection de la sainte Vierge, de saint Joseph et des saint anges gardiens ; mais la Révolution l'avait abolie et l'église Saint-Pierre avait été détruite. Soucieux de rétablir la concorde dans la paix, Mgr Duwalk de Dampierre accueillit favorablement le bref du cardinal Caprara, légat a latere envoyé par le Saint Siège pour régler les problèmes posées par l'application du régime concordataire. Par ordonnance du 29 juin 1804, il transporta dans l'église cathédrale, la confrérie de Notre-Dame-de-Bonne-Mort avec communication des privilèges et indulgences anciennement accordées par le pape Clément XI. Ouverte 'à tous les catholiques qui se présenteront sans distinction' la confrérie se donnait pour objet de 'se disposer à une sainte mort par la réunion des prières des bons exemples et autres moyens de sanctification'. Constituée en une association charitable de secours mutuels, elle organisait les visites aux confrères dans la maladie, ou dans la pauvreté, prévoyait notamment de leur porter assistance et charité selon leur besoin, de célébrer des messes pour les confrères dangeureusement malades et de leur donner le viatique. La dévotion à la Vierge Marie intercesseur, accueillant le mourant dans ses derniers instants s'élargit dans la première moitié du 19e siècle, dans la suite du rescrit accordé par le pape Léon XII le 22 février 1827. Désormais il était possible d'établir une confrérie de la Bonne-Mort dans toute autre église que celle des jésuites avec communication des privilèges et indulgences (Christine Labeille).
Propriété de l'Etat
Classé au titre objet
1976/03/15 : classé au titre objet
DOM
Dossier individuel