Ministère
de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoinechaire à prêcher
chaire à prêcher






Référence de la notice
PM54000191
Nom de la base
Patrimoine mobilier (Palissy)
Producteur
Monuments historiques
Date de création de la notice
22 juillet 1993
Date de dernière modification de la notice
16 avril 2026
Mentions légales
© Monuments historiques, 1993
Désignation
Titre figurant dans l'arrêté ou l'étude
chaire à prêcher
Producteur
Monuments historiques
Dénomination de l'objet
chaire à prêcher
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Grand Est ; Meurthe-et-Moselle (54) ; Dieulouard ; église Saint-Sébastien
Canton
Dieulouard
Code INSEE de la commune
54157
Précision sur la localisation
Anciennement région de : Lorraine
Emplacement de l'œuvre dans l'édifice
nef, contre un pilier
Description
Domaine
menuiserie ou ébénisterie
Catégorie technique
menuiserie
Matériaux et techniques d'intervention
chêne : peint
Description matérielle
Chêne peint en faux-bois. Un panneau de boiserie flanqué d'ailerons à jours réunit sa cuve aux quatre pans ornés, soulignée d'un cul-de-lampe fermement profilé, à un abat-voix couronné d'un faisceau de volutes qui, à son sommet, porte un grand ange doré brandissant une trompe. Son escalier enrobe tout un côté du pilier, une rampe à trois panneaux successivement rectilignes le borde. Le décor de la cuve et de la rampe se réfère à un style Louis XV apaisé dans ses formes, souligné par une vigoureuse mouluration. Les consoles très décoratives qui, sur chacun des pans de la cuve, portent les statuettes des quatre évangélistes, offrent respectivement en fort relief, les têtes d'un angelot, d'un lion, d'un boeuf et le corps entier d'un aigle portant un minuscule encrier dans son bec, particularité iconongraphique assez rare (attributs de ces personnages). Des trophées d'objets du culte remplissent les panneaux de la rampe, quant à celui qui revêt le pilier il expose, dans une intention symbolique manifeste, une tour accompagnée de palmes, d'une épée et d'une couronne de laurier. L'abat-voix ne répond pas à cette opulence. Pauvrement profilé, animé de maigres guirlandes festonnant ses pans, il n'est visiblement qu'un apport tardif, auquel il ne semble pas qu'il faille associer les volutes et l'ange qui le coiffent, et pourraient être un remploi. Il convient de souligner la qualité plastique des statuettes et de leurs consoles, ainsi que celle du cul-de-lampe avec ses larges feuilles d'acanthe et ses cannelures rudentées.