inscription commémorative de la reconstruction de la cathédrale d'Orléans par Henri IV, en 1601

Désignation

Dénomination de l'objet

Plaque commémorative

Précision sur la typologie de l'objet - hors lexique

Inscription commémorative

Titre courant

Inscription commémorative de la reconstruction de la cathédrale d'Orléans par Henri IV, en 1601

Localisation

Localisation

Centre-Val de Loire ; Loiret (45) ; Orléans ; cathédrale Sainte-Croix

Numéro INSEE de la commune

45234

Précision sur la localisation

Anciennement région de : Centre

Canton

Orléans-La Source

Nom de l'édifice

Cathédrale Sainte-Croix

Référence Mérimée de l'édifice

PA00098836

Emplacement de l’œuvre dans l’édifice

Nef, collatéral sud, pilier dit de la première pierre.

Description

Catégorie technique

Marbrerie

Matériaux et techniques d'interventions

Marbre (noir) : gravé

Dimensions normalisées

H = 81,5 ; la = 65

Inscription

Inscription (latin)

Précisions sur l'inscription

Inscription latine gravée rédigée par le doyen des chanoines et gravée en lettre dorées, commémore la reconstruction de la cathédrale d'Orléans par Henri IV en 1601 : POSTERITATI SACRUM. / ANNO PER IESUM CHRISTUM REPARATAE SALUTIS M D C DIE / XVIII NOVEB. SEPOLTIS BELLORUM CIVILIUM CINERIBUS, / PARTIBUS SUBLATIS PARTA FIRMATAQZ TOTO REGNO PACE, UBI / FESSAE RES IN HENRICUM IIII GLORIOSISSIMUM REGEM CESSERE, / ET LAMENTABILE REGNUM TOT QUASSATUM IMPETUBUS TAN= / TISPER ELATA CERVICE REFLORUIT, CLEMENS VIII SUMMUS / PONTIFEX, PATER ORBIS, ET FRANCORUM AMOR AD PROMERENDAM / DEI GRATIAM, SUCCIDEDAS HAERESES, ET ECCLESIAE STABILIENDA / COLUMINA, IN HAC AURELIORUM CIVITATE IUBILEM AD TRES / MENSES INDIXIT, AD QUOD EX ORBE FRANCO, RELIQUISQUAE / TERRARUM PARTIBUS, TOT POPULORUM GLOBI CONFLUXERE, UT / INNUMEROS HOSPITES URBE NON CAPIENTE, SACRATISSIMUM / EUCHARISTIAE EPULU,M, QUOD VIX CREDATUR, QUINGENTIES MILLE / HOMINIBUS MAGNA OMNIUM ADMIRATIONE FUERIT IMPERTITUM. / AT VERO / UBILAEI GRATIA PER ALIOS DUOS MENSES PROROGATA CUM / IDEM REX CHRISTIANISS. AD PERCIPIENDAS ECCLESIAE MATRIS / EULOGIAS UNA CUM EXCELLENTISS. COMIUGE MARIA MEDICEA QUAE / TUM NOBILISS. DELPHINUM LUDOVICUM, PERGRATUM PODUS / UTERO GESTABAT, MAGNO PRINCIPUM COMITATU HUC VENISSET / UT ATTIGIT SACRATISSIMAE HUIUS AEDIS LIMINA, PERCULSUS / ANTIQUISSIMAE ATQUE OLIM GLORIOSISSIMAE ECCLESIAE RUDE= / RIBUS QUAM CIVILIUM DISCORDIARUM TURBO ANNO CHRISTI / M.D.L. XVII PROSTRAVERAT, IPSAM A FUNDAMENTIS REPA= / RANDAM AC IN MELIOREM FORMAM RESTAURANDAM SUSCEPIT, / OCCOEPITQUE REGIA PLANE MUNIFICENTA, PRIMUMQUE LAPIDEM / HUIUS COLUMNAE / FUNDAMENTIS MAGNA SPECTANTIUM AUDIEN= / TIUMQZ LAUDATIONE SUBTRAVIT. ANNO M.DCI. DIE / XVIII APRILIS. / DECANUS SODALESQUE CANONICI ET OMNE CAPITULUM / VACANTE EPISCOPALI SEDE, AD CONSERVANDAM HUIUS FACTI / MEMORIAM SIGNANDAMQUE PIISSIMI REGIS LIBERALITATEM / H.M.PP.. Traduction : A la postérité / L'an de grâce 1600, le 18 novembre, les cendres des guerres civiles étant ensevelies, les dissensions ayant pris fin et la paix ayant été obtenue et affermie dans tout le royaume, alors que l'État épuisé se remettait aux mains du Roi très glorieux Henri IV, alors que ce malheureux royaume, si longtemps ébranlé par tant de secousses, commençait à relever la tête et à refleurir, Clément VIII, souverain pontife, père de l'Univers, l'amour des Français, pour mériter la grâce de Dieu, pour déraciner les hérésies, pour affermir les colonnes de l'Église, a décidé dans cette ville d'Orléans un jubilé de trois mois. / De la France et des autres parties de la terre, il y vint des foules si nombreuses que – alors que la ville ne pouvait contenir ces hôtes innombrables - le très saint Sacrement de l'Eucharistie, chose difficile à croire, fut donné à la grande admiration de tous, à cinq cent mille personnes. / Mais, la grâce du jubilé ayant été prolongée de deux mois, ce même Roi très chrétien vint, avec une suite de nombreux seigneurs, pour participer aux grâces de l'Église, en compagnie de sa très excellente épouse Marie de Médicis qui portait alors dans son sein (agréable fardeau) le très noble Dauphin Louis. Dés qu'il arriva au seuil de ce temple très saint, frappé par la vue des ruines de cette église si ancienne et autrefois si glorieuse, que, l'année 1567, la tourmente des guerres civiles avait renversée, il résolut de la relever sur ses fondements et de la reconstruire sur un meilleur plan ; il se mit à l'oeuvre avec une magnificence toute royale et posa la première pierre de fondation de ce pilier, accompagné par les louanges des spectateurs et des auditeurs l'an 1601, le 18 avril. / Le doyen, les chanoines et tout le chapitre – le siège épiscopal étant alors vacant - pour conserver le souvenir de ce fait et attester la libéralité d'un roi très pieux, ont fait faire ce monument.

Historique

Siècle de création

1er quart 17e siècle

Année de création

1607

Description historique

Plaque commémorant la pose de la première pierre de la reconstruction de la cathédrale par Henri IV, le 18 avril 1601. Les armoiries du roi et de la reine devaient l'accompagner, mais n'ont finalement pas été exécutées (cf. la pierre d'attente). Plaque déposée à la Révolution et replacée en 1821.

Statut juridique et protection

Statut juridique du propriétaire

Propriété de l'Etat

Typologie de la protection

Classé au titre objet

Date et typologie de la protection

1908/12/05 : classé au titre objet

Référence(s) de publication(s)

Nivet, Jean, Sainte-Croix d'Orléans, B.S.H.A.O., n° hors série, 1984, p. 71.

Sources d'archives et bases de données de référence

Hélène Lebédel-Carbonnel (Conservateur des monuments historiques Centre-Val de Loire)

Références documentaires

Cadre de l'étude

Liste objets classés MH ; inventaire du patrimoine mobilier des cathédrales propriété de l'Etat

Dénomination du dossier

Dossier individuel

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2014