Lieu de provenance
lieu de provenance : Centre-Val-de-Loire, 37, Montlouis-sur-Loire, château de Bondésir ; Centre-Val-de-Loire, 37, Amboise, église Saint-Florentin
Description historique
Groupe provenant du château de Bondésir à Montlouis-sur-Loire, restauré une première fois après 1760. Il est transféré dans la collégiale du château d'Amboise en 1770, puis installé à l'église Saint-Florentin vers 1797 ou 1802, avant d'être déplacé, en 1864, à l'église Saint-Denis. En 1863, une lettre de l'archiprêtre d'Amboise (27 juin) indique que certaines parties du tombeau conservé dans l'église Saint-Florentin sont déjà atteintes par le salpêtre et que d'autres parties ont subi des mutilations qui ne sont pas irréparables. "On a prétendu que toutes les figures ne sont que des portraits de la famille de la Bourdaisière particulièrement chère à François 1er. Ainsi les quatre figures de femmes, représenteraient Marie Gaudin épouse de Philibert Babou de la Bourdaisière et de ses trois filles. Le Christ serait le portrait de Philibert Babou pour lequel, croit-on, ce tombeau a été exécuté, et le Nicodème et le saint Jean pourraient représenter les deux fils de Babou, Jacques et Philibert qui furent l'un après l'autre évêque d'Angoulème et de doyen de Saint-Martin." Rapport du 8 octobre 1863 par Arsène Houssaye (inspecteur général des Beaux-Arts) où il précise que le déplacement et la restauration seront fait dans les meilleurs conditions "par l'architecte du château d'Amboise et par M. Franz Verhas, un peintre qui sait sculpter et qui ne veut pas voir là une question d'argent". Rapport du Comte de Nieuwerkerke le 7 novembre 1863 : "Il existe dans la petite église Saint-Florentin à Amboise (Indre-et-Loire) un curieux monument en pierres sculptées et peintes, qui représente l'ensevelissement du Christ et parait devoir être attribué à Michel Colomb [sic] ou quelque sculpteur de son école. Ce tombeau aurait été donné à la famille Babou par Louise de Savoie ou par François 1er en vue d'enrichir le prieuré de Bondésir. A la suppression de ce prieuré, le groupe fut transporté dans l'église du Château d'Amboise puis lorsqu'on démolit cette Eglise, il fût déposé là où il est actuellement. L'emplacement qu'il occupe ne permettant pas suffisamment d'apprécier le caractère de l'oeuvre, M. le Maire et M. l'archiprêtre d'Amboise ont adressé à Votre Excellence une supplique par laquelle ils demandent la translation de ce tombeau dans la chapelle de l'Eglise paroissiale de cette ville et l'allocation d'un secours de 500 fr. pour aider la ville et la fabrique dans le paiement des frais de placement et de restauration du dit tombeau". Discussions en 1974 sur l'emplacement et la restauration : Suite à une demande du maire d'Amboise, Jean Feray, inspecteur des Monuments historiques, s'est rendu avec l'architecte en chef des Monuments historiques M. Vitry à l'église pour examiner les problèmes posés par la restauration du sépulcre. "Après avoir vainement cherché un meilleur emplacement pour ce groupe monumental, il m'est apparu qu'il n'y en avait pas de meilleur que l'actuel pour concilier à la fois sa mise en valeur et sa sécurité. Une fois supprimés le dais de plâtre néo-Renaissance qui l'abrite ainsi que l'autel qui se trouve adossé au sarcophage, les statues seront restaurées avec extraction de tous les fers du 19e s. et le goujonnage en bronze des différentes pièces. Les huit personnages grandeur nature seront décapés pour retrouver la polychromie ancienne, l'enduit de fond en sera restauré. D'autre part la statue de la Madeleine repentante, actuellement placée sous l'autel, viendra prendre place dans l'enfeu voisin du gisant dit La Femme Noyée. Cette effigie mortuaire une fois soclée sera placée contre le mur du bas côté nord, non loin de la place portant les noms des habitants d'Amboise morts au champ d'honneur". Cette note de l'inspecteur fait également suite à la lettre du restaurateur Marcel Maimponte le 2 juin 1974 : "Pour la mise au tombeau, je vous avoue que je suis surpris de la place que vous avez prévue, en plein passage et à portée des mains malintentionnées. Les gens éprouvent toujours le besoin de gratter pour connaître l'origine du matériau et partant inscrire leur nom ou des cœurs percés d'une flèche cette éventualité grandement facilitée par la tendre contexture du tuffeau. En ce qui me concerne la place actuelle de cette mise au tombeau est valable, elle semble appartenir à la famille de celles qu'on peut voir surmontant les autels. les personnages de fond sont coupés très haut en les abaissant au sol, il sera difficile de camoufler les interruptions. La façon dont le linceul est tenu haut dénote l'intention de cacher l'économie de sculpture. Enfin, la position de bonne visibilité du Christ plaide en faveur de la présentation haute actuelle et plus quelle économie !".