statue : Vierge de pitié

Désignation

Dénomination de l'objet

Statue

Titre courant

Statue : Vierge de pitié

Localisation

Localisation

Occitanie ; Haute-Garonne (31) ; Toulouse ; place Saint-Etienne ; cathédrale Saint-Etienne

Numéro INSEE de la commune

31555

Précision sur la localisation

Anciennement région de : Midi-Pyrénées

Adresse de l'édifice

Saint-Etienne (place)

Nom de l'édifice

Cathédrale Saint-Etienne

Référence Mérimée de l'édifice

PA00094498

Emplacement de l’œuvre dans l’édifice

Nef, sud

Description

Catégorie technique

Sculpture

Structure et typologie

Revers sculpté

Matériaux et techniques d'interventions

Terre cuite : peint

Indexation iconographique normalisée

Vierge, Christ

Description de l'iconographie

La Vierge, drapée dans un manteau aux larges plis, soutient le corps de son fils de la main droite et lève le bras gauche dans une attitude de désespoir. Elle a les yeux fermés. Le sculpteur a utilisé une composition pyramidale dans laquelle les corps de la Vierge et du Christ se courbent à l'inverse l'un de l'autre.

Dimensions normalisées

H= 203 ; l= 155 ; pr= 104

État de conservation (normalisé)

Oeuvre restaurée

Précisions sur l'état de conservation

Oeuvre restaurée en 1992 par l'entreprise Reynard Dubis. Oeuvre restaurée en 2012 par Elise Rachez et Stéphane Moreau.

Inscription

Date (gravé)

Précisions sur l'inscription

Date gravée sur la base : 1654.

Historique

Auteur de l'œuvre ou créateur de l'objet

Drouet Gervais (sculpteur)

Personnalités liées à l'histoire de l'objet

Taffin Sébastien (commanditaire)

Siècle de création

3e quart 17e siècle

Année de création

1654

Description historique

Cette Vierge de Pitié est commandée par le marchand Sébastien Taffin à Gervais Drouet (1609-1673) en 1654, alors que celui-ci arrive à Toulouse. Drouet la réalise selon le modèle très répandu des Pietà peintes par Annibal Carrache. Taffin voulait d'abord l'offrir à la chapelle Notre-Dame de Bonnes Nouvelles de la basilique Saint-Sernin avant de se raviser et de la donner à la cathédrale. Elle est alors placée dans le choeur puis installée dans la chapelle d'axe (aujourd'hui chapelle du Sacré-Coeur) vers 1662 quand les chanoines décidèrent de faire édifier un retable dans le choeur. Pascal Julien précise qu'à la Révolution, elle fut vendue sur le parvis de l'église, en 1789. Le sculpteur Jean-Baptiste Julia l'acheta alors et la mit à l'abri durant neuf ans avant de la restituer à la cathédrale après sa réouverture au culte. Ces derniers éléments sont consignés sur le bandeau d'un tableau représentant cette statue, conservé dans la chapelle Notre-Dame de Liesse de Villeneuve-sur-Lot. Réalisé par Eugénie Sallesses, à Toulouse, ce tableau est daté de 1857. Cette oeuvre a été copiée et on peut en admirer un exemplaire à l'église Saint-Pierre-des-Chartreux de Toulouse.

Statut juridique et protection

Statut juridique du propriétaire

Propriété de l'Etat

Numéro d'inventaire affecté à l'objet

TO86

Référence(s) de publication(s)

Julien Pascal, Gervais Drouet et le retable majeur de la cathédrale Saint-Étienne de Toulouse (1662-1667): l'honneur d'un sculpteur, Mémoires de la Société Archéologique du midi de la France, t. LXVII (2007), pp145-179. Mesuret Robert, Évocation du vieux Toulouse, Paris, Éd. de Minuit, 1960, p.227. Julien Pascal, L'âge d'Or de la Sculpture, musée des Augustins, Toulouse, 1996, pp 130-134. Lahondès Jules de, L'église Saint-Étienne : cathédrale de Toulouse, Toulouse, Ed. Privat, 1890, p 302.

Sources d'archives et bases de données de référence

Andrieu Nicole, Armand Sophie, Inventaire des objets mobiliers de la cathédrale Saint-Etienne, 2006. Inventaire 2012 Marie Bachy pour la Conservation régionale des Monuments historiques de Midi-Pyrénées.

Références documentaires

Cadre de l'étude

Recensement des oeuvres appartenant à l'Etat

Dénomination du dossier

Dossier individuel

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2010

Date de rédaction de la notice

2010