pièce de tissu dite suaire de saint Exupère

Désignation

Dénomination de l'objet

Pièce de tissu, chape

Précision sur la typologie de l'objet - hors lexique

Suaire

Appelation d'usage

Dite suaire de saint Exupère

Titre courant

Pièce de tissu dite suaire de saint Exupère

Localisation

Localisation

Occitanie ; Haute-Garonne (31) ; Toulouse ; place Saint-Sernin ; abbaye, basilique Saint-Sernin, actuellement église paroissiale

Numéro INSEE de la commune

31555

Précision sur la localisation

Anciennement région de : Midi-Pyrénées

Canton

Toulouse

Adresse de l'édifice

Saint-Sernin (place)

Nom de l'édifice

Abbaye, basilique Saint-Sernin, actuellement église paroissiale

Emplacement de l’œuvre dans l’édifice

Dans le chasublier de la chapelle Saint-Pierre de la basilique.

Description

Catégorie technique

Tissu

Matériaux et techniques d'interventions

Soie (rouge, noir, jaune)

Description matérielle

Pièce de tissu.

Indexation iconographique normalisée

Ornementation, paon, affronté

Description de l'iconographie

Motifs répétés de paons affrontés deux à deux.

Historique

Siècle de création

12e siècle

Description historique

Cette pièce de tissu est liée aux reliques de Saint-Exupère : dans les archives de Saint-Sernin, un texte de 1846, présenté comme une copie d'un texte de 1582, rappele la profanation des reliques en 1581, par arrachage de toutes les pièces d'argent qui ornaient le reliquaire. Les bailes de la confrérie décident alors de réparer ce reliquaire et commencent par ouvrir le coffre : « les saintes reliques sont trouvées en 2 paquets couverts d'un certain drap de soie antique ou damas vert à figures à ramages et petits oisillons rouge et bleu et autres diverses couleurs ; ledit damas cousu et replié sembla à plusieurs avoir autrefois servi de chasuble à chanter la messe'. En 1582, les bailes de la confrérie identifient le tissu de soie, mais comme un damas, alors qu'il s'agit d'un samit, ils n'affirment pas qu'il s'agit d'une ancienne chasuble, mais disent avec prudence que certains d'entre eux le pensent. En 1852, ce tissu de soie est présenté à la Société française d'archéologie, Arcisse de Caumont, Charles de Linas publient cette découverte, en reprenant le terme de « chasuble. En 1872 Viollet-le-Duc parle de ce textile dans son dictionnaire raisonné du mobilier français : il le date correctement du 12e siècle et l'identifie bien comme un samit, d'origine orientale, mais il reprend à son compte la dénomination « chasuble ». Au début des années 60, Georges Costa, alors inspecteur des MH, s'intéresse à ce textile et décide de faire coudre les deux morceaux principaux et 4 fragments épars pour en faire une sorte de chape. Cette décision entraine une nouvelle dénomination « Chape du roi Robert » liée cette fois à sa provenance supposée, la Sicile, en rapprochant les motifs figurés des décors de mosaïque de la chapelle palatine de Palerme. Ce sont deux chercheurs du CIETA à Lyon, Dorothy Shepherd et Gabriel Vial en 1964, alors que ladite « chape » leur était confiée pour étude, qui ont démontré que ce textile était d'origine hispano-mauresque, en le rapprochant d'autres pièces textiles similaires. Il faut rappeler qu'à l'origine, il y avait 9 fragments, désignés en 1852, lors d'un inventaire des reliques, comme « des lambeaux de soie ». 3 de ces lambeaux ont été prélevés dans les années 1892-94 par le marchand Stanislas Baron, qui travaillait beaucoup avec le Musée de Cluny, d'où le fragment qui y est conservé ; mais il a vendu un autre fragment en 1894 au Victoria and Albert Museum de Londres, et le troisième est conservé au Bargello de Florence. Il reste donc à Toulouse 6 fragments qui sont restés dans l'état, jusqu'à l'intervention de Georges Costa. Dans la notice qu'il a consacré à ce textile en 1990, dans le catalogue de l'exposition ' St Sernin, Trésors et métamorphoses ', G. Costa emploie la dénomination : « Tissu hispano-mauresque à décors de paons affrontés » et il précise bien qu'il a « paru indispensable de rassembler les deux grands morceaux et les 4 autres fragments, pour éviter leur dispersion, et pour assurer leur présentation cohérente suivant la forme du vêtement liturgique qu'ils avaient jadis constitué ». Dorothy Shepherd et Gabriel Vial avaient fait une étude très détaillé et très technique des pièces qu'ils avaient devant eux en 1964. Ils avaient remarqué que les deux grandes pièces ont été tissées à la suite l'une de l'autre et qu'elles constituaient à l'origine un seul tissu. Puis cette pièce unique a été coupée en deux. Mais la réunion des deux pièces montre des défauts. Et ils pensent que si chasuble il y a eu, il n'en reste qu'une partie, et cette partie restante a été utilisée pour envelopper les reliques (Nicole Andrieu, Conservateur des antiquités et des objets d'art de Haute-Garonne).

Statut juridique et protection

Statut juridique du propriétaire

Propriété publique

Typologie de la protection

Classé au titre objet

Date et typologie de la protection

1897/12/30 : classé au titre objet

Précisions sur la protection

Pièce de tissu désignée comme étoffe dans l'arrêté de classement. Sucessivement appelé :' pièce de tissu : chape dite suaire de saint Exupère ou chape aux paons affrontés'.

Référence(s) d'exposition(s)

Le Maroc médiéval. Un empire de l'Afrique à l'Espagne, Paris, musée du Louvre, 17 octobre 2014 - 19 janvier 2015.

Photographies liées au dossier de protection

CRMH ; CAOA ; SAINT CYR (175987, 62989)

Références documentaires

Cadre de l'étude

Liste objets classés MH

Dénomination du dossier

Dossier individuel

Date de l'enquête ou du dernier récolement

1998

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Eglise Saint-Sernin
Eglise Saint-Sernin
Ministère de la Culture (France) - Médiathèque de l'architecture et du patrimoine - diffusion RMN
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