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de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoinepeinture murale : le Jugement dernier
peinture murale : le Jugement dernier






Référence de la notice
PM28000223
Nom de la base
Patrimoine mobilier (Palissy)
Producteur
Monuments historiques
Date de création de la notice
6 décembre 1995
Date de dernière modification de la notice
25 juin 2024
Rédacteur de la notice
Jouanneaux Françoise
Mentions légales
© Direction du patrimoine, 1992
Désignation
Titre figurant dans l'arrêté ou l'étude
peinture murale : le Jugement dernier
Producteur
Monuments historiques
Dénomination de l'objet
peinture monumentale
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Centre-Val de Loire ; Eure-et-Loir (28) ; Châteaudun ; château
Canton
Châteaudun
Code INSEE de la commune
28088
Précision sur la localisation
Anciennement région de : Centre
Emplacement de l'œuvre dans l'édifice
chapelle, oratoire sud
Description
Domaine
Peinture
Catégorie technique
peinture murale
Description matérielle
La scène est une représentation du Jugement dernier. Placé au centre de la composition, qu'il domine par sa position élevée et sa stature monumentale, le Christ juge trône devant un drap d'honneur à brocards. Il est assis sur un arc en ciel doré et ses pieds reposent sur un globe. Il est vêtu, par-dessus son corps nu marqué des stigmates, d'un manteau écarlate bordé de perles et retenu par une grosse agrafe en pierre précieuse. Sa main droite, levée, bénit les élus tandis que sa main gauche écarte les damnés. Au pied du Christ figurent la Vierge, à gauche, et Jean-Baptiste, à droite, tous deux assis sur un banc de pierre. Marie ne regarde pas le Christ : sa tête est baissée, ses mains croisées sur la poitrine. Jean-Baptiste tient un livre dans sa main gauche tandis qu'il lève la droite vers le Christ. Tous deux sont vêtus de riches manteaux brodés d'or et décorés de pierres précieuses, sous lequel Jean-Baptiste porte sa tunique en poils de chameau. Ces trois personnages, de taille monumentale et richement vêtus, forment un triangle autour duquel se construit le reste de la composition. Assis en rang serré sur des bancs de bois à dossier disposés en oblique de part et d'autre du Christ, les apôtres sont disposés en deux lignes perspectives qui confèrent sa profondeur à l'espace céleste. On reconnaît notamment, au premier plan à gauche, saint Pierre, et à droite, saint Jean. Comme celles des trois personnages principaux, leurs auréoles sont richement décorées de perles et de pierres précieuses. Au-dessus de la Vierge et de saint Pierre se trouve un groupe de saints nimbés, parmi lesquels on reconnaît saint Etienne, saint Laurent et saint Vincent. Devant eux, au plus près du Christ, une jeune femme agenouillée est accompagnée d'un agneau : il s'agit de sainte Agnès, qui forme comme l'avant-garde d'un groupe de saintes conduites par Marie-Madeleine. Au-dessus de Jean-Baptiste apparaît un groupe de cinq saintes surmontant une série d'hommes non nimbés. En dehors du roi David, qui tient une harpe, ces personnages ne semblent pas pouvoir être identifiés avec certitude. La tradition veut que le personnage vêtu de bleu et portant un collier d'or dont il touche le médaillon central représente soit Jean Dunois, soit son père, le duc Louis d'Orléans, mais, selon P.-G. Girault rien ne permettrait de le prouver. Les anges sont au nombre de dix-huit. Ils se répartissent en deux groupes : ceux qui figurent au paradis, et ceux qui sont directement acteurs de la résurrection. Quatre séraphins rouges se tiennent au-dessus du trône du Christ. Les autres anges sont vêtus d'une tunique blanche et leurs cheveux sont flottants. Au sommet de la composition, deux d'entre eux tiennent la croix et les instruments de la Passion. Au-dessous du paradis, sous les pieds du Christ, quatre anges sonnent de la trompette. Un autre tient un phylactère tandis que les six derniers guident les élus, nus, depuis les tombeaux ouverts jusqu'au paradis. L'archange saint Michel occupe une place à part. Placé au centre de la composition, dans un axe horizontal, il est plus grand que les autres anges et s'en distingue par son vêtement : un long manteau rouge flottant porté sur une cuirasse. Armé de son bâton crucifère et d'un bouclier, il pourchasse les damnés en les poussant vers l'enfer situé à l'ouest. L'enfer a la forme d'une montagne escarpée qui en souligne le caractère souterrain. On distingue au bas de la composition Satan trônant dans un chaudron, vers lequel convergent les réprouvés poussés par huit diables. Ceux-ci agrippent les damnés à l'aide de crochets et les précipitent vers le chaudron. Les damnés se contorsionnent et leurs visages et leurs gestes traduisent l'effroi. Le groupe des damnés, sombre et orienté en un mouvement descendant vers le côté du couchant, est l'exact opposé de celui des damnés, à dominante claire et dirigé vers l'est en un mouvement ascendant (P.-G. Girault Claire Dandrel).