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Plateforme ouverte du patrimoine

statue : Vierge à l'Enfant assise, dite Notre-Dame du pilier

Désignation

Dénomination de l'objet

Statue

Précision sur la typologie de l'objet - hors lexique

Figure vêtue

Appellation d'usage

Notre-Dame du pilier

Titre courant

Statue : Vierge à l'Enfant assise, dite Notre-Dame du pilier

Localisation

Localisation

Centre-Val de Loire ; Eure-et-Loir (28) ; Chartres ; cathédrale Notre-Dame

N° INSEE de la commune au moment de la protection

28085

Précision sur la localisation

Anciennement région de : Centre

Canton

Chartres nord-est

Nom de l'édifice

Cathédrale Notre-Dame

Référence Mérimée de l'édifice

PA00096993

Emplacement de l’œuvre dans l’édifice

À l'entrée du déambulatoire, à gauche, au sommet d'un pilier

Description

Catégorie technique

Sculpture

Structure et typologie

Revers sculpté

Matériaux et techniques d'interventions

Noyer : taillé, peint (polychrome)

Description de l'iconographie

La Vierge se tient assise sur son trône, frontale, portant l'Enfant sur le genou senestre. Elle présente une poire dans la main dextre. Elle porte une robe ceinturée à la taille et surmontée d'un manteau parsemé de fleurs de lys retenu sur la poitrine par une broche. La bordure du manteau porte l'inscription « Tota pulchra es arnica mea et macula non est in te ». Les vêtements épousent la forme du corps et tombent en plis souples sur les chaussures et sur la base de forme octogonale. Elle est coiffée d'un voile ramené vers l'arrière, ne laissant apparaître que quelques mèches de cheveux séparées par une raie médiane et tombant de part et d'autre du visage. Son grand front bombé laisse présumer que ses cheveux ont été épilés sur l'avant, obéissant ainsi à la mode et aux critères de beauté de cette période. La Vierge paraît jeune, avec des traits réguliers et regarde droit devant elle dans une expression d'humilité. L'Enfant lève la main dextre dans une attitude de bénédiction et retient la boule du monde sur son genou senestre. Il est vêtu d'une robe longue qui, comme pour la Vierge, moule les formes du corps. Il présente un visage rond, avec un grand front dégarni, coiffé d'une houppette et d'une chevelure bouclée.

Dimensions normalisées

H = 107 ; la = 47 ; pr = 47

État de conservation (normalisé)

Oeuvre restaurée

Précisions sur l'état de conservation

Oeuvre restaurée en 2013 par Brigitte Estève : l'étude menée sur la polychromie a permis de comprendre et d'attester que celle-ci n'est pas contemporaine de la sculpture meis un repeint probablement du XIXe siècle masqué ensuite par un badigeaon blanc-gris sombre. Dans un premier temps, la restauration a consisté à retirer ce badigeon inesthétique. Sa suppression a révélé une sculpture aux couleurs très vives avec d'importantes lacunes au niveau des carnations. Le parti-pris de la présentation a été de restituer à partir des éléments traces, polychromie des carnations de la Vierge et de l'Enfant afin de redonner une cohérence visuelle à l'ensemble.

Inscription

Inscription

Précisions sur l'inscription

Inscription sur le bord du manteau : TOTA PULCHRA ES AMICA MEA ET MACULA NON EST IN TE.

Historique

Siècle de création

1er quart 16e siècle

Année de création

1508

Description historique

D'après les archives personnelles du chanoine Wastin des Feugerets (mort en 1521) qui relatent un embellissement de la cathédrale en 1508 on suppose que cette statue aurait été exécutée à cette période. Elle serait la copie interprétée d'une statue en bois, revêtu de feuilles d'argent doré, datée autour de 1220 et donnée par l'Archidiacre de Vendôme, Pierre de Bordeaux. Dès l'origine elle fut présentée sur une colonne de pierre adossée au jubé, à l'entrée du choeur. Elle était déjà vêtue en 1650, d'après la mention, d'une parure qui lui fut offerte à cette date. Le jubé fut détruit en 1763 et, là, on la mit contre la pile nord-ouest de la croisée du transept. En 1791, l'évêque constitutionnel Nicolas Bonnet la fit installer dans la crypte et mit, à sa place, la Vierge de Notre-Dame de Sous-Terre qui y resta jusqu'à sa destruction en 1793. En 1795-96, Notre Dame du Pilier fut remontée de la crypte, et fut à nouveau réinstallée à cette même place. En 1806 elle fut déplacée par M. Maillard, second curé de paroisse après le Concordat, dans la première travée nord du déambulatoire où elle est restée depuis lors. Elle est posée en hauteur sur une colonne qui pourrait provenir de l'ancien jubé médiéval. Elle prit rapidement l'appellation de Notre-Dame du Pilier (première mention en 1825) et fut couronnée le 31 mai 1855. Le parcours historique assez complexe de cette statue, souvent confondue par les fidèles avec Notre-Dame de Sous Terre assimilée à une Vierge noire explique la confusion actuelle sur l'appellation de Notre Dame du Pilier comme Vierge Noire. A l'origine, Notre-Dame de Sous-Terre, assimilée à une Vierge Noire, était différenciée de la Vierge du Pilier. Or, depuis sa destruction en 1793, la Vierge du Pilier, avec le temps, a endossé le rôle de Vierge Noire, tout en gardant son titre de Vierge du Pilier. Quand la polychromie de la Vierge a été refaite fin XIX, début XXe siècle, le badigeon noir appliqué partout, est, sur les carnations des personnages, probablement dû à la volonté du restaurateur de s'adapter à la vénération populaire de cette oeuvre comme Vierge Noire.

Statut juridique et protection

Statut juridique du propriétaire

Propriété de l'Etat

Typologie de la protection

Classé au titre objet

Date et typologie de la protection

1908/11/17 : classé au titre objet

Précisions sur la protection

Liste départementale de 1981 : 1524

Photographies liées au dossier de protection

GENDARMERIE DE CHARTRES

Références documentaires

Dénomination du dossier

Dossier avec sous-dossier

Partie constituante

Costume de statue (2) ; voile ; couronne de statue (2)

Références des parties constituantes étudiées

PM28000132 ; PM28000133 ; PM28000746

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