Lieu de provenance
lieu de provenance : Ile-de-France, 75, Paris, rue Saint-Jacques, couvent de carmélites (?)
Personnalité liée à l'histoire de l'objet
Médicis Marie de (?, commanditaire)
Description historique
Il est proposé pour cette uvre une attribution à Philippe de Champaigne. Ce serait le tableau manquant du cycle des carmélites du couvent de la rue Saint-Jacques à Paris. Cette commande de 1628 d'un cycle sur la vie de la Vierge pour l'église des Carmélites de la rue Saint-Jacques, dont la reine Marie de Médicis était bienfaitrice, constitue la première grande commande d'un ensemble ambitieux et monumental passé à Philippe de Champaigne.£La série comptait sept tableaux : le songe de saint Joseph, aujourd'hui au Louvre, uvre ruinée qui a été assez rapidement déplacée ; une Résurrection de Lazare, à Grenoble ; une Nativité reconnue avec certitude, à Lyon ; une Adoration des Rois, détruite à Strasbourg lors de la guerre de 1870 ; une Présentation au Temple, à Dijon ; une Assomption, au musée du Louvre, et juste avant cette Assomption, une Pentecôte dans laquelle il est proposé de reconnaître ce tableau.£Dans le passé, beaucoup de tableaux ont pu être confondus avec ce tableau de la Pentecôte. Parmi ceux-ci, celui acheté par l'Etat pour le Val de Grâce, et qui provient effectivement du Collège des Carmélites de la rue Saint-Jacques, mais de la salle de la reine, et qui est plus tardif. L'autre tableau confondu, est celui envoyé dans l'église de Libourne, aujourd'hui au musée de Libourne, mais qui est attribué avec raison à Nicolas de Plattemontagne.£L'attribution du tableau de la Pentecôte restait à faire, et en recoupant les éléments stylistiques avec les éléments de dimensions , tout se corrobore. Concernant les analogies pour les types physiques, il évoque la Nativité, et également l'Assomption du Louvre qui constituent vraiment les uvres stylistiquement les plus proches du tableau de Saint Flour.£Ainsi si l'on accepte cette hypothèse, ce tableau clôt un ensemble dispersé. On sait que les seules pièces non visibles aujourd'hui sont avec certitude, pour l'une détruite à Strasbourg, pour l'autre, ruinée au Louvre. Reste à a sa voir comment l'uvre est arrivée à Saint-Flour ? Par les sources anciennes et les inventaires, on suit parfaitement. le tableau de 1640 à 1798. Les pistes sont ensuite brouillées, la prochaine trace que l'on a est une mention dans un petit guide de 1933 sur Saint-Flour, qui met le tableau au milieu de copies 19e siècle, ce qui a été la source de beaucoup de confusions.