tronc à quêter

Désignation

Dénomination de l'objet

Tronc à quêter

Titre courant

Tronc à quêter

Localisation

Localisation

Auvergne-Rhône-Alpes ; Cantal (15) ; Molompize ; chapelle de Vauclair

Numéro INSEE de la commune

15127

Précision sur la localisation

Anciennement région de : Auvergne

Canton

Saint-Flour-1

Lieu-dit

Vauclair

Nom de l'édifice

Chapelle de Vauclair

Référence Mérimée de l'édifice

PA00093550

Emplacement de l’œuvre dans l’édifice

Nef, mur gauche

Lieu de déplacement de l'objet

Lieu de déplacement : Auvergne-Rhône-Alpes, 15, Molompize, mairie

Description

Catégorie technique

Menuiserie

Matériaux et techniques d'interventions

Chêne : taillé, châtaignier : taillé, sapin : taillé, bois : taillé, peint

Description matérielle

L’ensemble est en bois sculpté : - bois de chêne pour les parties originelles, la baguette sommitale de jonction entre les deux pans est en châtaignier, - bois de sapin pour les parties remplacées comme les deux panneaux du réceptacle (fond et revers). Seul le pan de la façade avant du couvercle a reçu une polychromie avec un fond bleu-gris et du rouge pour les tuniques des personnages. La couche d’apprêt semble ici très fine comme cela se pratiquait sur la statuaire du 16e siècle. La polychromie peut être originelle comme postérieure. Le tronc se compose d’un coffret (usage de tronc initialement ou coffret issu de la sphère privé et réemployé en tronc) de forme rectangulaire avec un couvercle mobile à deux pans monté sur charnières. Le coffret a reçu par le dessous deux pattes de scellement en métal permettant son implantation dans un mur ainsi qu’une fente sur le couvercle pour glisser les pièces de monnaies. Il se ferme par le biais d’un bloc-serrure dont l’entrée, pour une ouverture par clef, a été découpée postérieurement dans la façade mutilant ainsi un des décors sculptés. Les panneaux rectangulaires sont assemblés les uns aux autres par deux queues d’aronde. Le couvercle présente, quant à lui, deux panneaux de bois associés en partie sommitale par le jointement de deux baguettes de bois dont l’une est de section carrée et la seconde de forme convexe afin de former une mouluration ornementale. Les assemblages sommitaux comme latéraux sont maintenus par clouage en façade. Des clous sont également présents en partie basse, ils sont ainsi placés pour renforcer les assemblages initiaux à queue d’aronde, pour réparer et assurer le maintien de moulurations formant la semelle du coffret. Ces moulurations étaient maintenues entre elles par une pièce en bois tourné et positionnée aux deux angles de l’avers. Ces deux anciennes pièces de bois, aujourd’hui disparues, assuraient un maintien et servaient de pieds. Il est probable qu’initialement on soit en présence d’un coffret de bois réutilisé et réadapté en tronc de quête car le panneau du revers non sculpté n’est pas le panneau originel (tout comme le fond) et la serrure en façade. Ce panneau montre une implantation « forcée » dans un décor de motifs de rinceaux et de fleurs. L’emplacement de la fente pour la monnaie pouvait être antérieurement occupé par un motif. Les plaques de métal, les charnières, les pattes de scellement et la serrure montrent des différences d’époque et un montage postérieur à la réalisation du coffret. Il manque deux longues plaques de métal latérales dont on observe encore la réserve dans le bois du réceptacle et permettant autrefois d’assurer le jointement du couvercle et du réceptacle. Enfin, les bords inférieurs des panneaux latéraux sont courbes afin de recevoir soit deux pieds supplémentaires pour équilibrer la tenue du coffret. Les deux pieds étaient auparavant reliés l’un à l’autre par une tige d’assemblage aujourd’hui disparue car le panneau du fond n’est plus d’origine. (source : extraits du texte PONS Guilaine)

Indexation iconographique normalisée

Homme, femme, sainte, saint

Description de l'iconographie

Le décor sculpté en creux et en relief est simple et rustique. Il est composé de rinceaux, quelques volutes, de fils de perles et de motifs floraux au niveau de la boîte. Seul le pan du couvercle en façade est historié de deux personnages tandis que son revers montre des rinceaux avec, au centre, un motif de coupe perlée en partie sommitale. La façade montre un couple en pied avec à dextre une femme dans un intérieur et à senestre un homme en extérieur et entouré de deux arbres. S’agit-il d’une scène religieuse ou scène profane ? Le personnage masculin est debout, il arbore dans sa main dextre une épée à garde droite en forme de croix, la lame de l’épée est large et avec un pommeau triangulaire. Dans l’autre main, il tient un livre ouvert. L’homme est vêtu d’un costume du 16e siècle avec des cheveux mi- long et imberbe. Le personnage féminin porte un manteau couvrant une tunique plissé ceinturée à la taille. Elle se tient debout devant un lutrin, ce dernier est formé d’une base tripode (?) très ornementée, d’un fût torsadé et d’un versant. Son visage est encadré d’un bonnet ou d’une coiffe de type carré. Si le personnage masculin semble appartenir à la bourgeoise ou à la noblesse du 16e siècle, la figure féminine semble être une religieuse ou une sainte comme le suggère la palme du martyre dans sa main dextre et le chapelet à sa taille La sainte représentée pourrait être Sainte Thérèse d’Avila (1515-1582) pour les attributs de religieuse, le lutrin et le livre mais pas la palme du martyre à moins qu’il s’agisse d’une plume d’oie pour écrire mais l’attribut ici présenté ressemble plus à une palme de par sa longueur et sa prise en main par la sainte. La fiche CAOA rédigée dans les années 2000 voit ici une représentation de Saine Catherine. Quant au personnage masculin, il pourrait lui aussi appartenir à l’iconographie religieuse, le saint en habit de cour peut représenter un habit civil comme militaire avec l’épée à la main (un comte) et les arbres peuvent être un attribut comme le lieu d’une scène. Le coffret comporte un style renaissance pouvant le faire dater de cette époque ou comme étant un objet dans le style Renaissance et donc postérieur à cette époque. Quant à l’utilisation des assemblages à queue-d’aronde, ils ne permettent pas d’affiner la datation. (auteur texte : PONS Guilaine)

Dimensions normalisées

Dimensions extérieures : h max = 20,3, la = 32,5, pr = 15,5 ; dimensions intérieures : h max = 7,5 (boîte), h max = 5,7 (couvercle), la = 26,5, pr = 12, côté triangulaire du couvercle : 12x11x16,7

Précisions sur l'état de conservation

Constat d'état sanitaire de 2016 et de 2020 : Objet encrassé et empoussiéré avec d’anciennes traces de coulures d’eau au niveau de l’intérieur du coffret. Le couvercle ne jointe pas avec le reste du coffret et la serrure n’assure plus de fermeture. A noter l’absence de clef. Les pattes de scellement, les gonds et le bloc serrure comme la fente et son revers sont oxydés. Il en va de même pour les pattes de scellement à têtes ovoïdes assurant le maintien des côtés du couvercle au mur. Les clous sont également oxydés Le panneau du revers et celui du fond du réceptacle présentent des traces d’infestation active par des insectes xylophages (vrillettes), le panneau du revers étant le plus touché (plus en contact avec le mur de l’édifice avant travaux de restauration du bâti). Ces panneaux sont en sapin, bois plus sujet aux attaques des insectes xylophages. La polychromie est encrassée. Elle est lacunaire et ne montre pas de soulèvements ou d’autres désordres. Des fissures sont visibles au niveau du couvercle comme de la boîte. Deux fissures sont présentes aux angles dextres du panneau historié situé sur l’avers du couvercle. Toujours sur le couvercle mais sur le revers une fissure horizontale parcourt tout le pan. Une fissure est située à l’intérieur du réceptacle, dans le prolongement de la charnière senestre. Cette dernière a été causée par le changement de charnière et un vissage forcé dans un bois sec avec des vis inadaptés car trop gros. Une autre fissure est visible sur le revers. On observe aussi des fissurations sur le panneau latéral senestre et sur le panneau du fond au départ de l’un des clous à tête ronde. Enfin l’enfoncement d’un clou et son oxydation ont fini par provoquer une fissure dans l’épaisseur du bois du panneau latéral senestre de la boîte. (auteur texte : PONS Guilaine)

Historique

Siècle de création

1er quart 16e siècle

Description historique

Tronc de quête ou tronc à quêter en bois sculpté du début du 16e siècle. Le tronc de Vauclair semble être à ce jour le plus ancien recensé dans le département. Il est encore en place en 1936 comme on peut le constater sur le cliché des Archives départementales du Cantal (ADC) et les photos de 1987 qui le montrent déposé et comme mouillé (?) en extérieur (sans doute déposé lors des travaux de restauration de la chapelle de Vauclair entre 1977 et 2006 ?). Il est actuellement conservé en mairie de Molompize (source : CAOA, 13/05/2020). Le tronc à quêter peut être soit portatif pour circuler pendant un office religieux soit fixé à un mur de l’édifice afin de recevoir les dons des fidèles. Les quêtes sont autorisées ou pas par les évêques depuis le synode de Bayeux en 1300. Le Parlement supprima ce droit plusieurs fois en 1559, 1639, 1641 et 1672 (cf. p. 280 in Dictionnaire du culte catholique, Jean Eugène Decorde, 1859). L’appellation de tronc vient de la pratique initiale de tailler ces boîtes dans un tronc de bois évidé. (source : extraits texte PONS Guilaine)

Statut juridique et protection

Statut juridique du propriétaire

Propriété de la commune

Typologie de la protection

Classé au titre objet

Date et typologie de la protection

1922/02/13 : classé au titre objet

Sources d'archives et bases de données de référence

Fiche CAOA : http://archives.cantal.fr/ark:/16075/a011350284497Zi0q8o clichés ADC 1936 (Abel Beaufrère) : http://archives.cantal.fr/ark:/16075/a0115132462919mFWbS clichés ADC 1987 de R. Dodinet (ABF Cantal) : http://archives.cantal.fr/ark:/16075/a011332428788zZ50VD http://archives.cantal.fr/ark:/16075/a011332428788JRMmpV

Photographies liées au dossier de protection

DOM

Références documentaires

Cadre de l'étude

Liste objets classés MH

Dénomination du dossier

Dossier individuel

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