Bas-relief (2)
Deux bas-reliefs : Flagellation et Mise au tombeau
Normandie ; Calvados (14) ; Pennedepie ; église Saint-Georges
14492
Anciennement région de : Basse-Normandie
Honfleur-Deauville
Église Saint-Georges
Nef
Sculpture
Albâtre : taillé
Bas-reliefs sculptés sur une plaque rectangulaire, lacunaire en partie basse.
Flagellation du Christ ; Mise au tombeau
Scène de la flagellation : au centre de la scène, le Christ est en train d'être attaché à une colonne pendant que des soldats vêtus à l'orientale le flagellent. Scène de la mise au tombeau : à demi enveloppé dans son linceul, le Christ est déposé dans le sépulcre par Joseph d'Arimathie, qui lui tient les pieds. Au centre du panneau se tenait la Vierge derrière le sarcophage, avec Marie-Cléophas, Marie-Salomé et Saint Jean. Assise en avant, Marie-Madeleine, son vase à onguents posé prés d'elle, tient une mèche de ses cheveux. En face Nicodème devait être en prière. Au centre de la scène, formant une diagonale partant de la gauche pour descendre vers la droite, le corps du Christ est porté dans le linceul par les personnages vêtus à l'orientale (un seul demeure intact, sur la droite, les personnages de l'arrière plan sont lacunaires).
H = 47,5 ; la = 39,5 ; pr = 10
Limite 15e siècle 16e siècle
Ensemble qui caractérise bien la production des albâtriers anglais à la fin du 15e siècle tant par le style que par l'iconographie. Les albâtres de Nottingham font référence à une production particulière de sculptures anglaises développée à partir du 14e siècle jusque dans les premières années du 16e siècle. La plupart de ces sculptures représentent de petites scènes religieuses. Après la Réforme, les ateliers ont abandonné cette iconographie traditionnelle pour se tourner vers la production de monuments funéraires. L'albâtre est plus tendre et plus facile à travailler que le marbre. C'est également un matériau idéal pour la production de masse en raison de son faible coût. L'albâtre, communément appelé gypse, est de la sulfate de chaux, souple à travailler, qui se durcit par exposition à l'air. Le marché le plus important pour ce type d'oeuvres était de loin la France, dont certaines églises conservent encore aujourd'hui des retables en albâtre anglais in situ. Ces panneaux étaient ensuite assemblés dans une structure en bois comme retable, ou bien utilisés par les personnes plus aisées comme oeuvre de dévotion privée, insérés dans un triptyque de bois avec des volets que l'on pouvait fermer. La plupart des exemples ayant survécus ont perdu une grande partie de leur décors peint. Il ne faut cependant pas oublier que la polychromie faisait partie intégrante de la production. Les couleurs étaient généralement vives, avec du bleu et rouge pour les robes. Les cheveux et les accessoires tels que les sceptres et couronnes étaient dorés. Du gesso moulé et doré était également utilisé afin de donner plus de richesse à ces reliefs destinés à être vus à distance à la lumière des bougies.
Propriété de la commune
Inscrit au titre objet
2011/04/06 : inscrit au titre objet
Fiche CAOA et photographie manquantes à la MPP. Se renseigner auprès de la Conservation des antiquités et des objets d'art.
Base des objets mobiliers protégés au titre des Monuments Historiques du Calvados, Conservation des antiquités et objets d'art, 2018 : 14OM26498, 14OM26499.
14492-1-D035.JPG ; 14492-1-D036.JPG
Dossier individuel