tableau : Saint Dominique et les démons, cadre

Désignation

Dénomination de l'objet

Tableau, cadre

Titre courant

Tableau : Saint Dominique et les démons, cadre

Localisation

Localisation

Occitanie ; Aude (11) ; Fanjeaux ; monastère de la Bienheureuse Marie de Prouille

Numéro INSEE de la commune

11136

Précision sur la localisation

Anciennement région de : Languedoc-Roussillon

Canton

Fanjeaux

Nom de l'édifice

Monastère de la Bienheureuse Marie de Prouille

Emplacement de l’œuvre dans l’édifice

Vicariat

Lieu de déplacement de l'objet

Midi-Pyrénées, 31, Toulouse, Maison Pierre Seilhan

Description

Catégorie technique

Peinture

Matériaux et techniques d'interventions

Toile (support) : marouflé, peinture à l'huile, bois : taillé, polychrome, peint

Description de l'iconographie

Au premier plan, saint Dominique, à l'étude, est confronté aux tentations du diable. Celui-ci, sous la forme d'un singe, est assis sur la table de travail est tient une chandelle presque consumée. Deux autres figures démoniaques, dont l'une armée d'un soufflée, voltigent autour de cette chandelle. Aux pieds du fauteuil et de sa table, sont posés à même le sol des livres, une aiguière et une branche de lys. La morphologie de l'aiguière est identique à celle du tableau de Veriotius, « Guérison Posthume d'un Enfant paralytique ». La colonne carrée qui délimite l'espace est, quant à elle, à rapprocher du pilastre du « Pèlerinage d'Action de grâce d'une Dame bavaroise renommée ».£En arrière-plan, une scène de martyre et de céphalorie est présentée devant un bâtiment dont l'architecture correspond à celle du couvent des Prêcheurs de Trèves, d'après les gravures du début du XIXe siècle. La scène ne concerne donc pas Dominique lui-même, ce qui tend à montrer que le programme iconographique d'ensemble n'est pas une simple illustration de la vie du saint. Il déploie et véhicule un message dont les dimensions sont parénétiques.£Le couvent des dominicains de Trèves étant détruit, le tableau constitue un précieux témoignage de son architecture.

Dimensions normalisées

H = 134 ; la = 114,5

Inscription

Armoiries, inscription

Précisions sur l'inscription

Armoiries : blason (au bas d'une colonne). Inscription : Christophorus Wiltman confrater. . L'absence d'indication supplémentaire laisse supposer que chacun dans le couvent connaissait la confrérie et qu'il n'était point besoin de la définir. Seule l'existence d'une confrérie liée au couvent a été découverte à ce jour. Il s'agit de celle du Saint-Nom-de-Jésus fondée en 1690. Aucune confrérie du Rosaire n'est attestée dans la ville. Les Prêcheurs de Trèves ont-ils préféré inscrire la confrérie dans la tradition spirituelle des mystiques, notamment celle d'Henri Suso ?

Historique

Auteur de l'œuvre ou créateur de l'objet

Vérotius (peintre)

Siècle de création

3e quart 18e siècle

Description historique

L'oeuvre fait partie d'un ensemble de tableaux consacrés à la vie et aux miracles de saint Dominique. Le nombre de cet ensemble est inconnu. Les tableaux furent commandités, vers 1750-1754, par le couvent des Prêcheurs de Trèves (Allemagne) afin de servir de dorsaux de stalles dans leur choeur de leur église. En 1803, par ordre du préfet de la Sarre, Joseph Bexon d'Ormschwiller, les stalles et les tableaux furent déposés dans l'église Liedfrauen (Trèves) d'où ils disparurent, sans doute en 1845, lors de la proposition de réaménagement des lieux par August Gustav Lasoinsky. En 1861, ils réapparurent à Toulouse, achetés par le père Studer, provincial des Jésuites, qui les installa dans la chambre dite de saint Dominique, dans le couvent de l'Inquisition rebaptisé Maison Saint-François-Régis. En 1933, ils furent acquis par le père Bonhomme, dominicain, qui les emporta dans la maison dite de saint Dominique à Fanjeaux (Aude). En 1944, ils furent transférés au vicariat du monastère de Sainte-Marie de Prouilhe (Aude). En 1993, ils réintégrèrent à Toulouse le couvent de l'Inquisition rebaptisé, cette fois-ci, Maison Pierre Seilhan. Ils furent accrochés dans une pièce proche de la chambre dite de saint Dominique. Cet ensemble était autrefois attribué au peintre Balthasar-Thomas Moncornet. Des archives municipales attestent que les frères adressèrent à la ville une demande d'aide financière pour l'embellissement de leur choeur. D'autres sources mentionnent les dégâts provoqués dans les stalles par un incendie, la date de ce ravage n'est pas connue mais les sources consultées mentionnent la destruction puis la reconstruction des stalles de droite du choeur. Suite à cette destruction partielle, d'autres subventions furent peut-être recherchées. L'ensemble des armoiries et des inscriptions des toiles esquissent un réseau ecclésial et social dans lequel le couvent des Prêcheurs était inséré.

Statut juridique et protection

Statut juridique du propriétaire

Propriété privée

Typologie de la protection

Classé au titre objet

Date et typologie de la protection

1967/12/15 : classé au titre objet

Référence(s) de publication(s)

Rousseau, Claire., La figure de saint Dominique dans les dorsaux de stalles trévirois du XVIIIe siècle, 2011, mémoire Master I sous la direction de Christine Aribaud, Université Toulouse II - Le Mirail.

Photographies liées au dossier de protection

DOM

Références documentaires

Cadre de l'étude

Liste objets classés MH

Dénomination du dossier

Sous-dossier

Intitulé de l'ensemble

Ensemble de 6 tableaux et leurs cadres

Référence des l'ensemble

PM11002159

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tableau, cadre : Saint Dominique et les démons, vue générale
tableau, cadre : Saint Dominique et les démons, vue générale
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