Ministère
de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineStatue : Sainte Marguerite
Statue : Sainte Marguerite






Référence de la notice
PM10000297
Nom de la base
Patrimoine mobilier (Palissy)
Producteur
Monuments historiques
Date de création de la notice
17 février 1994
Date de dernière modification de la notice
10 novembre 2025
Rédacteur de la notice
Pagenot Sandrine ; Decrock Bruno
Mentions légales
© Ministère de la culture, 2003 ; © Conseil régional de Champagne-Ardenne, 2003 ; © Conseil général de l'Aube, 2003
Désignation
Titre figurant dans l'arrêté ou l'étude
Statue : Sainte Marguerite
Producteur
Monuments historiques
Dénomination de l'objet
statue
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Grand Est ; Aube (10) ; Bouilly ; Église Saint-Laurent
Canton
Bouilly
Code INSEE de la commune
10051
Précision sur la localisation
Anciennement région de : Champagne-Ardenne
Description
Domaine
Sculpture
Catégorie technique
sculpture
Matériaux et techniques d'intervention
calcaire : polychrome
Indexation iconographique
sainte Marguerite
Description de l'iconographie
Sainte Marguerite est représentée juchée sur le dos du dragon. Elle est en oraison, les mains jointes sur la poitrine. Sa tête baissée indique le dragon qui expire à ses pieds. Son visage est rond et délicat, légèrement joufflu. Elle a les yeux saillants, en amande, le nez court et droit, une bouche étroite et pincée qui esquisse un sourire à peine perceptible. Ses cheveux sont richement ornés d'une double enfilade de perles qui fait le tour de sa tête et s'enroule au sommet de son front pour former un petit chignon. Sa chevelure est retenue en arrière par une résille qui laisse échapper quelques mèches ondulantes, rondes et épaisses qui tombent en cascade le long de ses bras jusqu'à ses coudes. Ses sourcils, fins et courbés, sont finement exécutés. Ses vêtements sont représentatifs de l'habillement bourgeois féminin du XVIe siècle : elle est parée d'un grand mantel attaché sur sa poitrine par une cordelette à pompons. Ce mantel est rabattu sous son coude, dans un mouvement allant de la droite vers la gauche, formant de lourds drapés qui lui couvrent les jambes. Sous son manteau, sainte Marguerite revêt une longue robe constituée d'un profond décolleté carré, ourlé d'un galon brodé. Au bas de celle-ci, on peut voir qu'elle est chaussée de souliers marrons à bouts ronds. Elle porte également une chemise blanche agrémentée d'une gorgerette et de manches animées par un jeu de rubans qui les enfle à intervalle régulier. Une imposante patenôtre, flanquée d'une médaille, s'enroule autour des poignets et tombe en serpentant sur le ventre. De part et d'autre de la patenôtre ondulent les deux extrémités d'une ceinture verte probablement nouée sous la poitrine. Il faut signaler ici la profusion de perles n'est pas anodine (représentatives de l'habillement des femmes bourgeoises du 16e siècle et d'autre part, Marguerite, qui vient du latin « margarita » qui signifie « perle »). Le monstrueux dragon est représenté sous les pieds de Marguerite. Ses larges pattes griffues et ses ailes dentelées sont repliées. Sa queue massive ondule en remontant jusqu'au bassin de la sainte. Ses yeux sont gros et globuleux, sa peau est écailleuse. Haletant, il tourne la tête en arrière pour regarder en direction de Marguerite, sa langue pend au-dehors de sa gueule féroce, animée de dents pointues. Il paraît maîtrisé, terrassé, agonisant.