Horloge
Mécanisme d’horloge
Mécanisme d’horloge
Occitanie ; Ariège (09) ; Galey ; église Saint-Pierre
09129
Église Saint-Pierre
PM09005140
Horlogerie
Fer : forgé
Le mécanisme est soutenu par une armature de tiges métalliques reposant sur quatre pieds. Il se compose de plusieurs roues entraînées par un système de poids. Le poids 1 descend, entraînant deux roues dentées 2 et 3. La roue 3 entraîne la roue d’échappement (couronnée) 4. La verge et ses palettes 5 assurent que pour chaque oscillation du balancier 6 la roue d’échappement 4 avance d’une dent seulement. Les pointes A font bouger le levier B pour donner l’ordre à la sonnerie de sonner l’heure et sa répétition. La pointe C sonne la demi-heure. Le nombre de frappes pour l’heure est déterminé par la distance entre les encoches sur la circonférence de la roue de compte RC. A l’heure, le levier D se lève et les roues commencent à tourner sous la force du poids 1. La vitesse de rotation est limitée par un frein à air 4. Les pointes E déplacent le levier F et le marteau G frappe la cloche.
H = 50, l = 70, pr = 80 (environ)
Oeuvre restaurée
Objet restauré par M. Howard Bradley en 2015.
4e quart 18e siècle
1780
Mécanisme daté vers 1780. Une douzaine d’horloges artisanales du XVIIIe et du XIXe siècle ont été retrouvées ces dernières années en Comminges, suivies par dix-huit autres en Val d’Aran, la plus ancienne datant d’avant 1650 ; cinq autres encore ont été identifiées en Barousse. Il s’agit, d’après M. bradley et Mme de Chalup, CDAOA31, d’un véritable trésor de l’industrie artisanale pyrénéenne et il serait surprenant de ne pas retrouver d’autres horloges similaires en Ariège. En Comminges et en Val d’Aran, la protection de ces horloges en CDOM est bien avancée. Chaque pièce contribue à la compréhension de l’expansion de la connaissance de l’horlogerie dans les montagnes ainsi que des routes commerciales de l’époque. Il reste beaucoup de questions à résoudre. L’horloge de Galey ressemble beaucoup à l’horloge de Gouaux de Larboust, même dans les détails décoratifs qui sont souvent propres à chaque fabricant. L’horloge de Gouaux est signée et datée par Juan Pere Claveria de Vielha, 1793, mais elle ne ressemble pas aux autres horloges Claveria trouvées en Val d’Aran – il s’agit, en effet, du modèle destiné à l’export en France, avec la répétition de l’heure et pas la sonnerie des quarts que l’on trouve en Espagne. Une similarité n’est pas une preuve ! Elle pose une question. Il faut rechercher d’autres exemples et dans les archives les factures, contrats, etc., qui révèleraient davantage d’évidences d’un commerce avec le Val d’Aran.
Propriété de la commune
Inscrit au titre objet
2016/07/21 : inscrit au titre objet
Commission départementale des Objets Mobiliers du 12/04/2016.
Fiche de la Conservation des antiquités et objets d’art de l’Ariège : explications fournies par M. Howard Bradley.
Photo Pauline Chaboussou, CDAOA de l'Ariège.
Dossier individuel