Lieu de provenance
lieu de provenance : Provence-Alpes-Côte d'Azur, 06, Antibes, chapelle Notre-Dame d'Entrevignes
Description historique
Originaire de Saint Paul de Vence, Antoine Aundi (signalé entre 1513 et 1539) fut actif en Provence et à Antibes. La seule oeuvre signée que l'on connaisse est le retable de la chapelle de l'hôpital d'Antibes, aujourd'hui au musée d'Antibes. On lui attribue l'Assomption de la chapelle de la Garoupe (1513). Extrait d'un rapport de l'archiviste des Alpes-Maritimes et CAOA du 6 juin 1924 : J'ai l'honneur de vous faire connaître le résultat de mes observations : Ce retable, qui est un des plus beaux primitfs de la région niçoise et qui a le mérite de ne pas encore avoir subi de restauration, est peint sur trois panneaux de bois parallèles. Il m'a paru que la peinture s'effrite et s'écaille très sensiblement sur toute la longueur et aux alentours de l'interstice qui sépare deux panneaux. La réparation qui s'impose d'urgence doit être confiée à un spécialiste : il importe avant tout d'empêcher une restauration maladroite. Le local est assez sain. Le retable est séparé du mur par un espace de plusieurs doigts et par conséquent il n'y a pas lieu de le déplacer. Cette oeuvre très remarquable a été décrite par M. LH Lalande, conservateur des archives du Palais de Monaco dans l'article qu'il a donné à la Gazette des Beaux-Arts sur les Peintres niçois des XVe et XVIe siècles (août 1912, p. 154). Je crois devoir reproduire sa description qui fait ressortir l'intérêt de l'oeuvre : - Enfin, Antoine Aundi, de Saint-Paul de Vence comme Honorat Alzine, signait, en 1539, La Déposition de croix que lui avait commandée le frater et dominus Bernardus heremita dicte ecclesie de Introvineis nominate. Cette oeuvre, exposée dans la chapelle de l'hôpital d'Antibes, est du plus haut intérêt, non seulement pour la beauté des figures de femmes qui entourent le corps du Christ, mais aussi par la composition. Entre la ville de Jérusalem et le Calvaire, où les deux larrons sont encore attachés à leur croix, circulent de nombreux personnages de petites dimensions, à pied ou à cheval ; de la montagne du Calvaire sort une source où s'abreuve un juif. Cet Aundi semble bien plus original que les successeurs de Louis Bréa ; j'oserais même dire que ses figures ont plus de charme que beaucoup de celles de l'illustre maître niçois. (Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, Documentation objets mobiliers). Antibes qui était en conflit avec l'évêque de Grasse ne lui laissa pas l'occasion d'y accomplir une visite pastorale au XVIIe siècle ce qui nous prive de renseignements sur l'état de l'église paroissiale et des chapelles. Aussi les commandes enregistrées par les notaires sont-elles précieuses pour retracer en partie l'histoire de l'artisanat d'art à Antibes. Jusqu'à la fin du XVIIe siècle on fait en effet fréquemment appel au notaire pour convenir des devis et marchés de réalisation de mobilier ou d'entreprises de construction plus importantes [...] Avec les guerres de Religion, certaines églises ont subi des dégradations et il n'est d'ailleurs pas certain que les modestes chapelles aient jusqu'alors bénéficié d'un mobilier abondant. Hormis les pierres d'autel, l'expertise des trois chapelles Saint-Sébastien, Saint-Pierre et Notre-Dame d'Entrevignes vouées à la démolition en 1603 pour construire les remparts, ne révèle pas de mobilier à récupérer. Toutefois on sait que cette dernière possédait un retable de la mise au tombeau par Aondi datant de 1539. (Source : Jean-Bernard Lacroix).