Tableau : Messire Marc Panissod (?)

Désignation

Dénomination de l'objet

Tableau

Titre courant

Tableau : Messire Marc Panissod (?)

Localisation

Localisation

Auvergne-Rhône-Alpes ; Ain (01) ; Gex ; 160, rue Marc Panissod ; Hôpital de Tougin

Numéro INSEE de la commune

01173

Précision sur la localisation

Anciennement région de : Rhône-Alpes

Canton

Gex

Adresse de l'édifice

Marc Panissod (rue) 160

Nom de l'édifice

Hôpital de Tougin

Emplacement de l’œuvre dans l’édifice

Salle de réunion ; premier étage de l'hôpital neuf

Description

Catégorie technique

Peinture

Structure et typologie

Rectangulaire vertical (cadre), tondo (toile)

Matériaux et techniques d'interventions

Toile (support) : peinture à l'huile, bois (cadre) : doré, sculpté

Description matérielle

Huile sur toile, cadre en bois doré sculpté.

Description de l'iconographie

Cadre à tondo en bois doré sculpté, avec angles à volutes ajourées. Portrait d'un homme encore jeune drapé dans l'hermine d'un substitut du procureur, une des premières charges exercée par le modèle.

Dimensions normalisées

H = 100 ; la = 85 ; pr = 9 ; dimensions toile ; dimensions hors tout : h = 115 ; la = 104

État de conservation (normalisé)

Bon état

Précisions sur l'état de conservation

Restauré par Béatrice Duclos-Damour en 2000 : voir détails de la restauration sur la fiche 1TRMH324.

Inscription

Signature (au dos, sur la toile)

Précisions sur l'inscription

Signature : F. PAR R. TOURNIER.

Historique

Auteur de l'œuvre ou créateur de l'objet

Tournières Robert (peintre)

Siècle de création

Milieu 18e siècle

Description historique

Tournières Robert : 1667-1752. Messire Panissod : président du bureau des Finances de la Généralité de Lyon, fondateur de l'hospice de Tougin. Il existait à Gex un hôpital fondé en 1660 par Louis XIV et tenu par des Filles de la Charité de Paris, qui sera réuni plus tard à l'hôpital de Tougin par une ordonnance royale du 1er octobre 1828. De son côté, messire Marc Panissod, chevalier, président du bureau des finances de la généralité de Lyon, lègue une importante somme de 30000 livres pour fonder un hôpital à Tougin en 1737, et fait don plus tard de son château. La fondation effective de l'établissement n'intervient qu'en 1741 « pour donner le bouillon à huit pauvres », ce qui tend à montrer qu'il s'agissait d'un hospice. Quatre sœurs placées sous l'autorité du recteur Joseph Roch, curé de Ferney, le dirigent. Marc Panissod meurt dans les années 1740, probablement à Lyon. Il y était domicilié place Louis le Grand (actuelle place Bellecour). Une étude historique permettrait certainement d'en savoir plus sur la vie et la carrière de cet éminent personnage. Dans son testament, il donne à l'Hôtel-Dieu de Lyon cinq grands tableaux, dont quatre en provenance de son petit cabinet lyonnais : un grand tableau de Louis XIV, deux tableaux représentant la sainte Vierge, deux tableaux à émail, l'un représentant la sainte Vierge avec Joseph, l'autre la charité romaine. Le legs à l'Hôtel-Dieu de Lyon n'a pas été immédiat, mais a été effectué par ses deux sœurs survivantes Marie et Philiberte Panissod. Il est indiqué dans le testament que devait être dressé un inventaire complet du mobilier de prestige légué par Marc Panissod ne pouvant pas servir à l'usage des pauvres et des sœurs. Cet inventaire à rechercher dans les minutaires serait d'une aide précieuse pour identifier plus précisément les biens cédés à Tougin. L'identité du personnage présenté ici n'est pas certaine, ce qui illustre les difficultés rencontrées dans le cadre des recherches d'histoire de l'art. Identifié comme étant Marc Panissod, il pourrait en fait s'agir du portrait d'un juriste, en référence au costume au plastron d'hermine qu'il porte ; on peut avancer le nom de Jean-François Rouph, juriste à Gex, exécuteur testamentaire de Marc Panissod. Marc Panissod (1667-1737) qui laissa tous ses biens à l'hôpital général de la Charité où il avait exercé les fonctions de recteur, possédait une collection non négligeable mais que nous ne connaissons qu'à travers son inventaire après décès . L'estimation des tableaux est faite par le peintre allemand Jean Bock, installé à Lyon depuis 1724. L'intérêt singulier de cet inventaire tient dans la vingtaine de tableaux de Robert Tournières (1667-1752), dont plusieurs copies d'après les grands maîtres de l'école italienne, ainsi qu'un Portrait de Louis XV, d'après Rigaud (1659-1743), estimé en raison de son format pour rien de moins que 600 livres. On sait que Panissod a vécu à Paris dans les années 1720 où il fit d'heureuses spéculations financières ; en revanche, la question de ses éventuels rapports avec Tournières demeure obscure. (source Gérard Bruyère - novembre 2014)

Statut juridique et protection

Statut juridique du propriétaire

Propriété d'un établissement public

Typologie de la protection

Classé au titre objet

Date et typologie de la protection

1925/06/13 : classé au titre objet

Référence(s) d'exposition(s)

Trésors de l'Ain, Objets d'art du Moyen Âge au 20e siècle, catalogue d'exposition, Conseil général de l'Ain, 2011, p. 55

Référence(s) de publication(s)

Gérard Bruyère - Catalogue raisonné des peintures françaises du 15e au 18e - Musée des Beaux-Arts de Lyon, 2014, p.58-59

Sources d'archives et bases de données de référence

Base de données CAOA 2016 ; 1OM1240

Références documentaires

Cadre de l'étude

Liste objets classés MH

Dénomination du dossier

Dossier individuel

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2003

Date de rédaction de la notice

2003

armoire, portraits : messire Panissod, bienfaiteur de l'hospice membre de la famille Panissod, vue générale
armoire, portraits : messire Panissod, bienfaiteur de l'hospice membre de la famille Panissod, vue générale
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