Personnalité liée à l'histoire de l'objet
Rothenburg Wolf Caspar von (destinataire) ; Wöllwart Anna von (destinataire)
Description historique
D'après les épitaphes, Anna née von Wöllwart (orthographe du patronyme, non identifié, approximative) décéda le 31 janvier 1600 ; son époux, Wolf Caspar von Rothenburg, le 6 mai 1609. Le monument fut probablement érigé en 1600 et complété par la suite par l'épitaphe de l'époux. Il subit un bûchage ciblé ainsi que d'un effacement de certaines peintures, tout particulièrement des armoiries de quartiers de noblesse, certainement à la Révolution. Le monument fit par la suite l'objet de restaurations, qui nécessitèrent manifestement sa dépose, au moins partielle. On distingue quelques parties refaites par l'utilisation d'un grès plus jaune que celui des parties d'origine. De plus, certains éléments du monument ont disparu, latéralement notamment, et la composition du décor du fronton semble avoir été modifiée, vraisemblablement à l'occasion d'un remontage consécutif à une restauration. Ainsi, la statuette du personnage féminin n'est certainement pas à son emplacement d'origine. Elle correspond probablement à une allégorie de la Charité, quelques indices pourraient indiquer qu'un autre enfant se tenait debout à ses côtés (sa posture, la forme de la base, la partie lisse sur sa cuisse gauche) ; pourquoi pas une version originale, plus petite, du putto qui a été placé au-dessus ? Le problème de l'échelle différente des deux personnages pourrait être réglé par le fait que ce putto, de même que la console sur laquelle il repose, semblent n'être que des copies datant d'une restauration (la couleur du grès paraît en attester et la sculpture des mains dénote d'une maladresse qu'on ne trouve pas sur le restant des sculptures). Le putto aurait alors été surdimensionné pour être mieux adapté à son nouvel emplacement. Dans le cas où il aurait été indépendant du personnage féminin, on ne comprendrait pas sa contribution iconographique à l'ensemble du monument. Quoiqu'il en soit de cette hypothèse, la statuette féminine appartenait vraisemblablement à un ensemble représentant des vertus théologales qui aurait orné le monument à l'origine ; des piédestaux vides subsistent d'ailleurs devant le fronton et le creusement de la voûte au-dessus de ce dernier paraît témoigner d'un emplacement ménagé pour une statue sommitale. Enfin, certaines parties du décor peint ont apparemment été rafraîchies, voire repeintes, notamment le texte. A propos des peintures, des vues anciennes permettent de constater que le monument était autrefois couvert de polychromie et s'intégrait dans un décor peint sur les murs et voûtes alentour (cf. dossier).