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Plateforme ouverte du patrimoine

orgue

Désignation

Dénomination de l'objet

Buffet d'orgue ; partie instrumentale de l'orgue

Titre courant

Orgue

Localisation

Localisation

Occitanie ; 65 ; Tarbes ; Général-de-Gaulle (place) ; cathédrale Notre-Dame-de-la-Sède

Numéro INSEE de la commune

65440

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Hautes-Pyrénées

Adresse de l'édifice

Général-de-Gaulle (place)

Nom de l'édifice

Cathédrale Notre-Dame-de-la-Sède

Référence Mérimée de l'édifice

IA65000512

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En ville

Emplacement de l’œuvre dans l’édifice

La nef

Description

Catégorie technique

Facture d'orgue ; menuiserie ; menuiserie

Matériaux et techniques d'interventions

Noyer ; chêne : taillé ; châtaignier : taillé ; fer : forgé ; plomb ; étain ; laiton ; parchemin ; peau ; os

Description matérielle

Le buffet en deux corps, a été construit en chêne de pays. La mécanique est de type "suspendue", à l'aplomb des layes des sommiers du grand orgue. L'écho est placé dans le soubassement qui est la manière la plus traditionelle. Les abrégés, balanciers, vergettes, pilotes tournants et tirants de registres sont en chêne; les bras, pivots et leviers en fer forgé. Les sommiers, en chêne et châtaignier, reçoivent et distribuent le vent : au grand orgue, deux sommiers diatoniques, disposés en mîtres dans les basses ; au positif, un sommier chromatique, avec ravalement dans les basses ; à l'écho, un sommier chromatique ; à la pédale, deux sommiers diatoniques, placés perpendiculairement à la façade. Les garniture sont en peau blanche et parchemin. Les ressorts de soupapes et les esses sont en laiton écouri. La soufflerie consiste en trois grands soufflets cunéiformes en châtaignier doublés de parchemin et garnis d'une double épaisseur de peau blanche. Ceux-ci sont actionnés par un lève-soufflets électromécanique, mais peuvent être également levés à la main, au moyen de rouages et de cordes. Les portes-vents sont en chêne doublé de parchemin, et les postages en plomb avec joints de filasse. La chambre des soufflets est placée derrière l'orgue. Les caractéristiques de la tuyauterie de Delaunay ont été reproduite servilement lors de la restauration de 1993. Les tuyaux de façade ont été recontruits en étain fin, avec écussons imprimés triangulaires dans les plates-faces et écussons relevés dans les tourelles (comme à Rieux-Volvestre). Les jeux d'anches ont été reconstruits en étain fin, avec noyaux et pieds en étoffe, rigoles et languettes en laiton gratté, coins en noyer et rasettes en fer.

Dimensions normalisées

Dimensions non prises.

État de conservation (normalisé)

Oeuvre transformée ; oeuvre restaurée

Précisions sur l'état de conservation

Auguste Commailles, facteur d'orgues établi à Bordeaux, reconstruit pratiquement l'instrument en 1884. Suite à la restauration qui avait pris le parti de revenir à l'instrument de Delaunay tout en conservant les apports de Rabiny, la console a retrouvé sa place et ses mesures d'origine: en fenêtre, dans le soubassement du grand orgue. Les trois claviers à mains, reconstruits à neuf, sont en chêne plaqué d'os, avec feintes en noyer plaqué d'ébène. Les tirants de registres sont en chêne, avec pommettes en noyer. Tout le métal a été forgé sur enclume, selon l'usage ancien, puis raboté, raclé, poli à la main et bruni pour les façades.

Inscription

Inscription technique

Précisions sur l'inscription

Les tuyaux du 17e siècle sont identifiables par le marquage de la note à l'intérieur qui est une technique propre à Robert Delaunay.

Historique

Auteur de l'œuvre ou créateur de l'objet

Siècle de création

4e quart 17e siècle ; 4e quart 19e siècle

Année de création

1680 ; 1884

Description historique

Le 22 juin 1678, un contrat est passé, devant notaire, entre le Chapitre de la cathédrale et Gérard Brunel, facteur d'orgues. Malheureusement ce dernier meurt le 16 février 1680, aussi le chapitre fait-il appel à Robert Delaunay (v. 1616-?) qui s'engage à construire l'orgue commandé à "feu Sieur Gérard Brunel" le 1er juin 1680. en 1790, Grégoire de Rabiny (1740-1821), issu d'une famille de facteurs d'orgues originaire d'Alsace, fit quelques réparations et augmentations de l'orgue. En 1868, Baptiste Puget (1826 -?), de la manufacture d'orgues Puget implantée à Toulouse, transforme sensiblement l'instrument. Enfin, en 1884, l'orgue est pratiquement reconstruite par Auguste Commaille, établit à Bordeaux. En 1948, Maurice Puget (1884-1960) supprime les gambes. En 1956, Antoine Pesce, à l'origine d'une entreprise familliale italienne de facteurs d'orgue installée à Pau depuis 1949, augmente le nombre de jeux. L'orgue de la cathédrale a été l'objet d'une campagne de restauration entre 1990 et 1993. Les facteurs d'orgues des 19e et 20e siècles avaient profondément modifié et altéré l'instrument. Le grand buffet avait été éventré et défoncé par l'arrière et le petit buffet avait été scié pour laisser la place à une console séparée. Les différents acteurs impliqués dans cette resturation ont pris le parti de revenir à l'instrument de Delaunay tout en conservant les apports de Rabiny. C'est le facteur d'orgues Barthélémy Formentelli qui a été en charge de la restauration.

Statut juridique et protection

Statut juridique du propriétaire

Propriété de l'Etat

Date et typologie de la protection

1974/10/10 ; classé au titre objet ; 1979/08/02 ; classé au titre objet

Précisions sur la protection

Le buffet d'orgue est classé au titre objet par un arrêté qui date du 10 octobre 1974, et la partie instrumentale est également classée au titre objet par un arrêté du 2 août 1979.

Intérêt de l'objet

À signaler

Références documentaires

Cadre de l'étude

Dénomination du dossier

Dossier individuel

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2010

Date de rédaction de la notice

2010

Adresse du dossier Inventaire

Conseil régional Occitanie - Direction de la Culture et du Patrimoine - Service Connaissance et Inventaire des Patrimoines 22, bd Maréchal Juin 31406 Toulouse cedex 9 - Espace Capdeville, 417 Rue Samuel Morse, 34000 Montpellier - 05.61.39.62.47