Musée national du château de Pau

Nom du musée

Dénomination officielle du musée

Musée national du château de Pau

Nom usuel

Château de Pau

Adresse

Adresse

2 rue du Château

Code postal

64000

Ville

Pau

Département

Pyrénées-Atlantiques

Région

Nouvelle-Aquitaine

Collection

Thématiques principales

Arts décoratifs, Beaux-Arts, Histoire

Historique

Aux anciens régisseurs du Palais succèdent des conservateurs. On organise conférences et expositions et c'est tout naturellement qu'en 1929, le château de Pau devient musée national

Atouts majeurs

Importantes collections de tapisseries de Bruxelles, des ateliers parisiens, et des Gobelins envoyées par Napoléon III à partir du garde-meuble royal

Thèmes des collections (détail)

Arts décoratifs : Céramique, Mobilier, Orfèvrerie, Textiles, Verrerie, Beaux-Arts : Dessin, Estampe et Affiche, Sculpture, Archives papier, Fonds ancien d imprimés, Manuscrits, incunables, Numismatique, Ouvrages de bibliophilie, Partitions, Plans, Histoire : Période historique, Histoire religieuse, Biographie

Personnages phares

Gaston Phoebus, Marguerite de Navarre, Jeanne d'Albret, Henri IV, Louis-Philippe, Napoléon III

Intérêt architectural

C'est probablement dès avant le XIe siècle, que fut construite la première fortification en bois sur un éperon rocheux situé entre le gave de Pau et l'un de ses affluents, le Hédas. Pau, en occitan, signifierait d'ailleurs "palissade de pieux". De ce premier ouvrage modeste, et tirant parti d'un site naturel favorable à la fortification, les vicomtes de Béarn construisirent, à partir du XIe siècle, un château fort d'une rude simplicité. Il subsiste de cette période, l'actuelle tour Mazères, au sud, haute de 22m30 avec des murs de 1m65 d'épaisseur, et plus tard la tour Montauser (XIIIe siècle), au nord, haut donjon carré en pierre. En pleine guerre de Cent ans, le comte de Foix et vicomte de Béarn, Gaston III Fébus (1343-1391), transforme de fond en comble le château de Pau pour en faire une citadelle imprenable. Sous l'influence de l'architecture civile du milieu du XIVe siècle, comme le Palais des rois de Majorque à Perpignan, il fait appel à la brique, matériau souple et facile à utiliser pour construire le lourd et haut donjon Fébus de 33 mètres de haut et la tour dite de la Monnaie, au pied du château. Henri d'Albret et son épouse, Marguerite d'Angoulême, soeur du roi de France, François 1er, y font souffler le vent de la Renaissance au début du XVIe siècle. Les transformations sont alors multiples : cuisines, escalier - un escalier droit, rampe sur rampe, orné d''une frise de H et M reliés par des liens d'amour -, cour d'honneur décorée de médaillons sculptés, balcon de l'aile Sud permettant de jouir de la vue sur les Pyrénées... Ce palais royal, ainsi remis au goût du jour, sera agrémenté par la suite d'extraordinaires jardins. C'est là que naquit le 13 décembre 1553 le futur Henri IV. La destinée de ce roi ne lui permit pas de rester longuement dans son palais de Pau qui connut peu de transformations sous son règne. Aucun souverain français ne résidera plus à Pau jusqu'au XIXe siècle. Le château, confié à la garde de gouverneurs - les Gramont, à partir du XVIIe siècle- est entretenu, mais en grande partie vidé de son mobilier d'apparat et son domaine est largement amputé au profit de la ville qui s'étend. Préservé de la démolition sous la Révolution française, par révérence pour le souvenir d'Henri IV, le château de Pau est cependant en piteux état, lorsqu'arrive sur le trône de France Louis-Philippe (1830-1848). Soucieux de se rattacher à son glorieux ancêtre Bourbon, le roi des français décide d'entreprendre la complète restauration du palais. Les travaux extérieurs étaient inachevés en 1848. Il revint à Napoléon III de les poursuivre.

Protection bâtiment

Classement au titre des Monuments Historiques

Protection espace

Site Classé

Musée national du château de Pau