Ministère
de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoinemusée de la Résistance et de la déportation
musée de la Résistance et de la déportation

Identifiant du musée
M0998
Nom de la base
Répertoire des musées de France (Muséofile)
Date de dernière modification de la notice
16 décembre 2025
Mentions légales
Musée de la Résistance et de la Déportation de l'Isère
Nom du musée
Dénomination officielle du musée
musée de la Résistance et de la déportation
Appellation musée de France
Appellation musée de France
Musée de France, au sens du Code du patrimoine, depuis le 17/09/2003
Date de l’arrêté d’attribution de l’appellation
2003-09-17
Adresse
Rue
14 rue Hébert
Code postal
38000
Ville
Grenoble
Département
Isère
Région
Auvergne-Rhône-Alpes
Contact
Téléphone
04 76 42 38 53
Contact générique du musée
musee-resistance@isere.fr
Site internet du musée
musees.isere.fr/musee/musee-de-la-resistance-et-de-la-deportation-de-lisere
Collection
Thématiques principales
Ethnologie ; Histoire
Historique de la collection
En 1963, Henri Guillard, directeur de l'école primaire de la rue Lesdiguières, à Grenoble, membre actif de l'IDEM (Institut dauphinois de l'Ecole moderne pour la mise en œuvre de la méthode Freinet), son ami Pierre Dubois, inspecteur d'académie, adepte lui aussi de la pédagogie Freinet, et le Docteur Charles Katz, président de la section iséroise de l'ANACR (Association nationale des Anciens combattants de la Résistance), réalisent avec l'aide de Robert Avezou, directeur des Archives départementales de l'Isère, une exposition sur la Résistance dauphinoise. Son succès autant que l'envie de tous de donner suite à cette exposition, les amènent, rejoints par Gustave Estadès (ancien du mouvement Combat, déporté et membre du comité directeur de la section de l'Isère de la Fédération nationale des déportés, internés résistants et patriotes - FNDIRP), à fonder la même année, le Comité du musée de la Résistance dauphinoise.
Le musée de la Résistance dauphinoise est inauguré en 1966, dans un local de la ville de Grenoble (l'appartement natal de Stendhal), 14 rue Jean-Jacques Rousseau, par Hubert Dubedout, maire, en présence de Laure Moulin, sœur de Jean Moulin. En 1970, cette réalisation prend le nom de musée de la Résistance et de la Déportation et reçoit la même année, la visite et le soutien de Pierre Mendès-France, alors député de l'Isère. Au début des années 1980, les limites du musée, en termes d'accès, d'espace, de fonctionnement et de fréquentation, incitent l'association à demander son transfert dans un lieu plus approprié. En 1988, l'immeuble du 14 rue Hébert, propriété de la ville de Grenoble, alors libéré par le déménagement du centre communal d'action sociale (CCAS) est pressenti pour héberger le futur musée départemental. En 1993, le musée devient musée contrôlé par la direction des musées de France, ce qui lui permet d'obtenir son propre budget et son équipe. Le 1er juillet 1994, dans le cadre du cinquantième anniversaire de la Libération, a lieu l'inauguration du nouveau Musée de la Résistance et de la Déportation de l'Isère par Alain Carignon. L'association change de nom, elle devient désormais l'Association des membres fondateurs et des amis du Musée départemental de la Résistance et de la Déportation (AMRD) jusqu'en 1999, où il devient l'Association des Amis du Musée de la Résistance et de la Déportation de l'Isère (AAMRDI). Le Musée de la Résistance et de la Déportation de l’Isère prend un nouveau tournant en 2001, lorsque la structure se voit confier par le Conseil général de l'Isère l'instruction d'un projet de Maison des Droits de l'Homme, prolongement naturel des valeurs issues de la Résistance et reprises dans la Déclaration universelle de 1948.
Les collections du Musée de la Résistance et de la Déportation de l’Isère prennent plusieurs formes. Quatre grands ensembles peuvent être rapidement dégagés :
- les archives papiers (documents originaux, photographies…)°;
- les objets ;
- les archives orales ;
- les archives filmées.
Ces documents ne sont pas à l’inventaire, mais devraient à terme rejoindre les collections du musée au vu de la valeur que représentent les témoignages dans une structure fortement basée sur la mémoire. Ces documents sont d’autant plus à conserver que les acteurs de la Seconde Guerre mondiale ont presque tous disparus, faisant de cette mémoire un matériau historique majeur.