Musée d'Archéologie Méditerranéenne

Nom du musée

Dénomination officielle du musée

Musée d'Archéologie Méditerranéenne

Ancien nom

Musée Borély

Adresse

Adresse

2 rue de La Charité

Adresse complementaire

Centre de la Vieille Charité

Code postal

13002

Ville

Marseille

Département

Bouches-du-Rhône

Région

Provence-Alpes-Côte d'Azur

Collection

Thématiques principales

Archéologie

Historique

Le musée est le premier ouvert à Marseille (couvent des Bernardins) et conserve des objets de diverses origines : collection de la famille Borély, saisies révolutionnaires (Choiseul-Gouffier), pièces paléochrétiennes du monastère de Saint-Victor, achats Augier (premier employé du musée (antiquités nationales), collection égyptienne du docteur Clot-Bey (1861), dépôts Campana, dons divers et dépôts du musée du Louvre.

Atouts majeurs

Le musée retrace un vaste panorama des civilisations antiques du pourtour de la Méditerranée. Il présente une collection riche et variée des périodes égyptienne, classique et protohistorique. Tout le bassin méditerranéen est ainsi présenté à travers des objets de l’époque, synonymes de l’existence et du prestige passé. La collection égyptienne est la seconde de France, après celle du Louvre. Elle est constituée en grande partie par la collection de Clot-Bey, médecin privé, ami et ambassadeur du vice-roi d'Egypte, Méhémet-Ali. Le visiteur parcourt trois mille ans d'histoire : des sarcophages aux momies, en passant par les statuettes de divinités ou les amulettes. Il découvre l'art, la vie quotidienne, les croyances religieuses et les rites funéraires de l'Egypte ancienne. Le Proche Orient constitue la plus petite, mais néanmoins très riche, des collections du musée. Elle évoque les débuts de l'urbanisation (IVe millénaire avant notre ère) et de l'écriture. La Grèce et la Grande Grèce propose un voyage artistique de l’Age du Bronze à la période gréco-romaine, à travers les villes de Cyrène, Naples, Athènes ou Delphes. L’Etrurie et Rome est une collection très intéressante de bucchero nero, céramique caractéristique de la civilisation étrusque, et toute une série d'objets en bronze, d’urnes cinéraires et de sculptures et peintures de l’époque romaine. La Provence Celto-Ligure (VIIIe-Ier siècle avant notre ère) retrace le mode de vie, les arts et techniques, la religion et les rites funéraires des communautés villageoises vivant dans la basse Provence à du Fer

Thèmes des collections (détail)

Antiquités etrangères : Grecques et romaines, Egyptiennes, Orientales, Etrusques, Archéologie nationale : Préhistoire, Protohistoire, Gallo-romain, Paléo-chrétien, Médiéval, Architecture et urbanisme (Bâtiment), Art religieux (Byzantin)

Intérêt architectural

En 1640, suite à l'édit royal sur "l'enfermement des pauvres et des mendiants", la Ville de Marseille décide la construction de la Vieille Charité pour y accueillir les gueux. Elle désigne alors un terrain dont elle est propriétaire, situé près de la cathédrale de la Major, sur le versant nord de la Butte des Moulins. Mais le projet piétine et il faut attendre 1670 pour que Pierre Puget, alors architecte du Roi et enfant du quartier, entame une de ses plus grandes réalisations. Construits en pierre rose et blanche de la carrière de la Couronne (petite localité au nord de Marseille), les bâtiments de la Vieille Charité se composent de quatre ailes fermées sur l'extérieur et ouvertes sur une cour rectangulaire. Ces espaces sont reliés sur trois niveaux par des galeries qui rythment élégamment la vie à l'intérieur de l'édifice. Une chapelle à coupole ovale, construite dans le goût baroque, se trouve au centre de la cour. Pendant plus d'un siècle, la Charité reçoit les gueux de la ville. Après la révolution et jusqu'à la fin du XIXe siècle, elle est transformée en hospice réservé aux enfants et aux vieillards. En 1905, l'armée utilise le bâtiment qui sert aussi de logement social. Au début des années 1940, Le Corbusier remarque l'édifice et dénonce son état d'abandon. La Ville de Marseille entreprend en 1961 de restaurer ce monument. La remise en état s'achève en 1986, après 25 ans de travaux

Protection bâtiment

Classement au titre des Monuments Historiques

Musée d'Archéologie Méditerranéenne