Historique de la collection
Le musée des Arts et Traditions Populaires Mathon Durand, musée municipal, est installé depuis 1959 dans une maison bourgeoise datant du XVIe siècle.
Créé par Jean-Baptiste Mathon en 1823, ce musée se situe avant-guerre au deuxième étage de l’hôtel de ville. Celui-ci est détruit le 7 Juin 1940 ainsi que la quasi-totalité de ses collections, par des bombardements allemands. André Durand en est alors le conservateur. Grâce à sa passion et à sa persévérance, André Durand recueille de nombreux objets témoignant de la vie domestique rurale, des savoirs et arts de la vie brayonne traditionnelle. Il constitue également un imposant fonds d’archives, une bibliothèque de plusieurs centaines de titres ainsi qu’un fonds documentaire sur les mœurs et coutumes du canton neufchâtelois. Le tout constitue une collection ethnologique unique sur le plan local, par sa richesse, sa diversité et sa complémentarité. Les collections évoquent les relations de l’homme à son milieu (agriculture, élevage, artisanat) et les relations sociales (rites de passage, fêtes, religion, croyances). Ainsi, le musée Mathon Durand, qui se veut pluridisciplinaire, rassemble notamment des collections : paléontologie ; ethnologie ; archéologie ; vie domestique ; vie militaire ; hygiène-médecine-santé ; costume-accessoires du costume-textile ; croyances-coutumes ; ferronnerie ; céramique-verrerie. Une infime partie des collections provient des vestiges du musée d’origine, sauvée par André Durand. Beaucoup d’objets proviennent également des décombres de Neufchâtel-en-Bray (plus de 100 taques de cheminées). La constitution des collections est également alimentée par de nombreux dons depuis les années 60 jusqu’à nos jours. Les métiers traditionnels, les objets de la vie domestique, l’habillement, les textiles et l’art populaire constituent les principales thématiques de ces donations. Ces « trésors du quotidien » témoignent notamment des activités des XIXe siècle et début du XXe siècle. Ils retracent les savoirs-faire, les techniques et les usages qu’il s’agisse d’agriculture, d’industrie, de religion, ou de festivités.