Ministère
de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoinemusée Benoît de Puydt
musée Benoît de Puydt

Identifiant du musée
M0611
Nom de la base
Répertoire des musées de France (Muséofile)
Date de dernière modification de la notice
16 décembre 2025
Mentions légales
Cl. Quecq d'Henripret, Musée Benoît-de- Puydt, Bailleul
Nom du musée
Dénomination officielle du musée
musée Benoît de Puydt
Appellation musée de France
Appellation musée de France
Musée de France, au sens du Code du patrimoine, depuis le 17/09/2003
Date de l’arrêté d’attribution de l’appellation
2003-09-17
Adresse
Rue
24 rue du musée De Puydt
Code postal
59270
Ville
Bailleul
Département
Nord
Région
Hauts-de-France
Contact
Téléphone
03 28 49 12 70
Contact générique du musée
musee@ville-bailleul.fr
Site internet du musée
www.ville-bailleul.fr/index.php/Mus%C3%A9e?idpage=121&idmetacontenu=169
Collection
Thématiques principales
Arts décoratifs ; Art moderne et contemporain ; Beaux-arts
Historique de la collection
Natif de la ville de Bailleul et riche notable, Benoît De Puydt rassemble sa vie durant un important ensemble d'objets d'art témoins de la culture flamande du XVe au XIXe siècles. En 1861, il donne sa collection à la ville de Bailleul, à charge pour elle de créer un musée et une académie de dessin, de peinture et d'architecture. Le musée voit le jour en 1862, dans la rue des choux, aujourd'hui rue du musée De Puydt. Dès son ouverture, le musée est géré par l'ami du défunt, Charles Allo, qui rédige le premier inventaire. Le revenu des propriétés gérées par la fondation De Puydt, les dépôts de l’État et la générosité de nombreux donateurs (Louis-Henri Hans, Camille Debert, Ignace de Coussemaker, le commandant Klémer, Rosa De Winter …) permettent au musée d’accroître le fonds initial et d’ouvrir de nouvelles sections : numismatique, archéologie, histoire naturelle.
En 1881, Edouard Swynghedauw accepte la charge de conservateur du musée. Il rédige le deuxième inventaire du musée en le complétant de descriptions précises de la collection initiale à laquelle il ajoute les dons et legs survenus depuis l'ouverture de l'établissement.
D'octobre 1914 au printemps 1918, des soldats britanniques s’installent à Bailleul. Le musée est qualifié de « Petit Cluny du Nord » par les soldats qui le visitent. Devant la menace de la grande offensive allemande en mars 1918, vingt pour cent des collections du musée peuvent être évacuées vers la Normandie grâce à Émile Théodore, conservateur du musée des Beaux-Arts de Lille et responsable, depuis 1912, des collections du musée de Bailleul. Les œuvres restées sur place sont pillées ou détruites. Les pertes subies en 1918 sont énormes et irrémédiables.
Dès 1919, la ville de Bailleul bénéficie de la loi de réparation des dommages de guerre, qui permet la reconstitution partielle des collections. Sur les conseils d’Émile Théodore, des œuvres flamandes de petites dimensions sont acquises chez les grands antiquaires de Lille et d'Anvers. Dans l'esprit du collectionneur éclectique sont également acquises des œuvres dans de nombreux autres domaines, dont les arts décoratifs. En 1927, on inaugure un musée provisoire dans les locaux de la Caisse d’Épargne et de l’usine Émile Hié. La maison du collectionneur est reconstruite et ouvre à nouveau en 1934. Les collections n’ont pas souffert de la Seconde Guerre mondiale. A partir de 1947 et jusqu'en 1990, plusieurs notables de la ville, dont Léon Lotthé, sont nommés responsable du musée.
L’Association des Amis du Musée est créée en 1974, elle se donne pour mission de soutenir le projet municipal. Elle s’investit beaucoup dans la restauration et l’acquisition d’œuvres, dans les expositions, les visites guidées et les animations. Plusieurs acquisitions sont faites pendant cette période. Deux legs importants sont à noter : celui de Rosa de Winter (legs 1984 : 23 peintures, quelques estampes, du mobilier et arts décoratifs) et de Émile Hié (legs 1987 : 16 objets, majoritairement en céramique). Grâce à une véritable volonté municipale, portée par le maire de Bailleul, Jean Delobel, un conservateur payé par le Département du Nord, Laurent Guillaut, est nommé pour les musées de Bailleul et de Cassel et exerce entre 1991 et 1999. Ce conservateur donne un nouvel élan à la vie du musée. Une petite équipe est alors formée. Des expositions temporaires de grande envergure sont organisées : « Bailleul en dentelles » (1992), « Le temps des Sirènes » (1993), « Pharaon De Winter Histoires de l'âme flamande » (1994), « Nouvelles orientales » (1995), « Le monde de Jacques Trovic » (1995), « Les vaches de : » (1997), « Les regards de Jacques Quecq d'Henripret » (1998), « (re)construire sa ville – Bailleul 1918–1934 » (1999).
Depuis 1991, trois grands principes guident la politique d’enrichissement des collections :
1/ compléter les domaines artistiques déjà représentés dans l'esprit d'une maison de collectionneur du XIXe siècle et les œuvres disparues pendant la Grande Guerre, notamment la peinture flamande et l'école belge du XIXe siècle ;
2/ éclairer l’œuvre de Marguerite Yourcenar, très attachée à la Flandre de son enfance et accueillie par le député-maire de Bailleul en 1981. Plusieurs œuvres illustrant son roman « L’œuvre au Noir » sont achetées ;
3/ poursuivre l’illustration du siècle durant lequel a vécu Benoît De Puydt.
Aujourd’hui encore, la générosité assure l’essentiel de l’accroissement des collections. En 1995 le peintre Pei Zhang Yang a fait don de 15 peintures et 15 calligraphies illustrant « Comment Wang Fô fut sauvé », extrait des « Nouvelles Orientales » de Marguerite Yourcenar.
En 2016, Jean-Claude Bourgot enrichit les collections de céramiques, mobiliers et objets domestiques des XVIIIe et XIXe siècles. La même année Geneviève et son frère Jacques Lacour complètent le fonds de peinture, pastel, mobilier et effets personnels de Pharaon et Zéphir De Winter déjà présent et les Amis du musée de Bailleul font, sur suggestion du musée, l'acquisition de 87 lithographies majoritairement de Louis-Léopold Boilly (1761-1845) et d'Honoré Daumier (1808-1879), Paris, première moitié XIXe siècle, illustrant les bouleversements politiques du XIXe siècle, qu'ils rétrocèdent au musée.