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Plateforme ouverte du patrimoine

Musée des Beaux-Arts de Limoges – Palais de l'Evêché

Nom du musée

Dénomination officielle du musée

musée des Beaux-Arts de Limoges – Palais de l'Evêché

Adresse

Adresse

1 place de l'évêché

Code postal

87000

Ville

Limoges

Département

Haute-Vienne

Région

Nouvelle-Aquitaine

Contact

Téléphone

05 55 45 98 10

Contact générique du musée

musee-bal@ville-limoges.fr

Appellation/Protection

Appellation musée de France

Musée de France, au sens du Code du patrimoine

Collection

Thématiques principales

Archéologie, Arts décoratifs, Art moderne et contemporain, Beaux-arts, Ethnologie, Histoire, Photographie, Sciences de la nature, Sciences fondamentales

Historique

3 décembre 1845 : création du musée de Limoges sur décision du préfet Morisot (le père du peintre Berthe Morisot), en même temps que la Société archéologique du Limousin chargée de l'administrer. Les premières oeuvres affectées par la ville, reçues en dons ou déposées par l'État sont rassemblées dans l'ancien présidial. 1852 : essor de l'industrie porcelainière favorisant la constitution d'une section «céramique» au sein du musée. 1865 : un riche négociant, Adrien Dubouché, nommé directeur du musée, agit en véritable mécène. 1869 : les collections de céramique sont cédées par la Société archéologique à la ville, laquelle obtient du Conseil d'État que l'établissement prenne le nom d'Adrien Dubouché, de son vivant (cas unique en France). Parallèlement, l'école municipale d'art décoratif remporte de nombreux succès. 1881 : école et musée deviennent des établissements nationaux. 1883-1900 : le nouvel Hôtel de ville présente les collections de peintures, jusqu'à la réalisation et l'inauguration du musée Adrien Dubouché. 21 août 1909 : l'État vend à la ville l'ancien palais épiscopal et ses jardins ; cet accord est considéré comme l'acte de naissance du musée de l'Évêché car il mentionne la création d'un «musée-bibliothèque». 1912 : ouverture du 2e musée de Limoges, défini alors comme «scientifique, archéologique et historique». 1915-1922 : l'armée réquisitionne le palais pour servir d'«hôpital complémentaire». 1925-1945 : le «musée régional d'échantillons», créé afin de favoriser «le développement commercial et industriel de la ville et de la région», occupe le 1er étage du palais. 1926 : acquisition de 32 tableaux de Paul-Laurent Courtot (vues de Limoges). 1931 : legs de Jean-André Périchon faisant entrer une importante collection d'antiquités égyptiennes (près de 2.000 objets). 1947 : legs de Mme Bourdery (émaux de son mari Louis, accompagnés d'une précieuse documentation sur les émaux peints limousins). 1948 : exposition de 180 chefs-d'oeuvre d'émaux champlevés limousins (12e-14e siècles). 1951-1960 : la direction des Musées de France décide une nouvelle répartition entre les deux musées de Limoges. Les émaux, l'archéologie, la sculpture, les peintures et les dessins sont désormais présentés au palais de l'Évêché. 1963 : le transfert du Conservatoire, qui occupait encore une partie du 1er étage, fait du musée le seul affectataire du palais. Nuit du 31 décembre 1980 : vol de 27 émaux champlevés et pièces d'orfèvrerie. 1999 : achat par souscription publique du Portrait de Marie-Zélie Laporte, peint par Renoir, dans le cadre du 150e anniversaire de la naissance de l'artiste à Limoges. 2002 : obtention de l’appellation «musée de France». 2004-2007 : fouilles archéologiques (cours et abords du musée). 2006 - 2010 : travaux de restructuration-extension. 3 décembre 2010 : inauguration du nouveau musée qui prend le nom de musée des Beaux-Arts de Limoges, écrin architectural abritant des collections remarquables accessibles à tous et participe à la mise en valeur du quartier historique de la Cité.

Atouts majeurs

Orfèvrerie et émail : plus de 500 pièces émaillées illustrant la production des ateliers limousins du XIIe siècle à nos jours ; Egypte : plus de 2.000 pièces acquises en 1931 grâce au legs de Périchon-Bey, un industriel originaire de Bessines-sur-Gartempe qui avait fait fortune dans les sucreries de Moyenne Egypte ; Archéologie, sculpture médiévale et moderne : série de 18 chapiteaux romans de Saint-Martial ; Beaux-arts avec notamment cinq toiles de Renoir, des oeuvres de Guillaumin et Suzanne Valadon

Thèmes des collections (détail)

Antiquités étrangères : Egyptiennes, Archéologie nationale : Gallo-romain, Médiéval, Art moderne et contemporain, Art religieux, Arts décoratifs : Orfèvrerie, Beaux-Arts : Dessin, Estampe et Affiche, Peinture, Sculpture, Archives papier (sur l'émail), Photographie (sur l'émail), Ethnologie : Métiers et Outils (non exposée), Pratiques religieuses et collectives (non exposée), Sciences de la nature : Minéralogie (non exposée),

Artistes phares

Renoir, Armand Guillaumin, Valadon, Léonard Limosin, Pierre Reymond, Jean III Pénicaud, Jean I Laudin, Nicolas II Laudin, Colin Nouailher,Camille Fauré, Henriette et Alexandre Marty, Daum, Majorelle, Léon Jouhaud, Berthe Morisot

Intérêt architectural

Ancien palais épiscopal construit à la fin du XVIIIe siècle par les frères Brousseau, à la demande de Monseigneur du Plessis d'Argenté. Bâtiment en granit de taille, en forme de fer à cheval, accompagné de deux pavillons d'entrée et d'une orangerie. La chapelle a conservé l'essentiel de son décor intérieur des XVIIIe et XIXe siècles.

Protection bâtiment

Protégé au titre des Monuments historiques : https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/PA00100345?base=%5B%22Patrimoine%20architectural%20%28M%C3%A9rim%C3%A9e%29%22%5D&mainSearch=%22%C3%A9v%C3%AAch%C3%A9%22&ou=%5B%22Limoges%22%5D&last_view=%22list%22&idQuery=%22aebac04-c2b-e3ec-8b73-f8f6d45076%22

Protection espace

Site patrimonial remarquable. Site classé. Abords d'un Monument historique.