Musée d'Art et d'Histoire Louis Senlecq

Nom du musée

Dénomination officielle du musée

musée d'Art et d'Histoire Louis Senlecq

Autres noms

Musée Louis Senlecq

Adresse

Adresse

31 Grande rue

Code postal

95290

Ville

L'Isle-Adam

Département

Val-d'Oise

Région

Ile-de-France

Contact

Téléphone

01 34 69 45 44

Contact générique du musée

musee@ville-isle-adam.fr

Appellation/Protection

Appellation musée de France

Musée de France, au sens de la loi n°2002-5 du 4 janvier 2002

Collection

Thématiques principales

Beaux-arts

Historique

Les premiers statuts de l'« Association des Amis de L’Isle-Adam » sont déposés à la préfecture de Pontoise le 1er juillet 1939, et publiés au Journal Officiel du 20 juillet 1939. Cette association a été fondée par le docteur Louis Senlecq, alors maire de L’Isle-Adam, chirurgien, amateur d’art et d’histoire régionale. Son objectif était de fonder un musée consacré à l’histoire locale et aux artistes et grands hommes qui ont illustré la ville. Interrompue par la Seconde Guerre Mondiale, l’activité de l’association se poursuit dans les années 1950 et les premières expositions sont organisées à partir des années 1970. Constituées à l’origine par un cercle de donateurs proches du fondateur de l’association - le docteur Louis Senlecq – puis grâce à la générosité des descendants d’artistes, de collectionneurs et de mécènes, les collections du musée racontent l’histoire de la ville et de son territoire. Aux généreuses donations dont le musée bénéficie régulièrement, s’ajoute une politique dynamique d’achats et de mises en dépôt de grands musées nationaux comme le Louvre, le musée Orsay ou le château de Versailles, initiée en 1992 par le premier conservateur du musée et toujours soutenue par la Municipalité.

Atouts majeurs

L’axe principal de la collection de peintures s’articule autour de l’Ecole des bords de l’Oise et de son principal représentant Jules Dupré (1811-1889). L’Isle-Adam au XVIIIe siècle : constituée de peintures et de gravures, cet ensemble retrace l’urbanisation de L’Isle-Adam sous l’influence de commanditaires prestigieux : les princes de Conti, aristocrates à l’origine de la construction d’un splendide château aujourd’hui disparu mais dont la maquette permet l’évocation et les Bergeret, mécènes du peintre Fragonard et inventeurs d’un des plus beaux parcs à folies français. Un important dépôt consenti par le musée des Beaux-Arts de Bordeaux permet l’exposition temporaire des aquarelles préparatoires exécutées par Bergeret pour l’édification des fabriques du parc. Le fonds d’atelier de Jules Romain Joyant (1803-1854), un Canaletto français : virtuose de l’aquarelle, cet artiste qui se rendit en Italie sur les conseils de Bonington en 1829 fut subjugué par Venise, qu’il évoqua sans cesser de rendre hommage à ses prestigieux prédécesseurs italiens du XVIIIe siècle, Pannini, Canaletto et Guardi. La donation faite en 1974 de 141 dessins (par François Barbier, petit-fils d’un neveu de l’artiste), puis celle en 1980 de la grande peinture du Campo Vaccino (par les petits-enfants de Madame Sabatier) sont tout à fait admirables au titre de l’enrichissement des collections du musée. La présence de cet ensemble extrêmement complet, depuis les esquisses préparatoires jusqu’aux huiles les plus achevées offre un véritable voyage dans les arcanes de la création d’un grand vedutiste romantique. Les trésors de la collection d’estampes : Edouard Knecht (1789-1890) neveu d’Aloys Senefelder inventeur à Munich de la lithographie en 1796, s’installa à L’Isle-Adam vers 1835. Sa présence dans la ville est l’occasion d’évoquer les incunables de la lithographie et les plus belles œuvres gravées que recèle la collection du musée, riche de près de six cents planches. Les Arts décoratifs à L’Isle-Adam au XXe siècle : les manufactures de terres cuites d’édition décoratives Hanne (1890-1908) et Joseph Le Guluche (1849-1915), modeleur de plusieurs centaines de sujets, sur les thèmes de l’orientalisme, la vie paysanne ou maritime. Editées par dizaines, ces figurines restent pourtant uniques par l’extraordinaire travail de reprises et de retouches à la main dont elles faisaient l’objet après démoulage. Tombées en désuétude après avoir fait pendant longtemps la célébrité de L’Isle-Adam, ces scènes de genre réalistes témoignent de ce goût de la sculpture d’édition et de la diffusion opulaire des grands modèles sculptés exposés aux Salons. La manufacture Méran : fondée à la fin du XIXe siècle par Georges Méran, cette entreprise s’est spécialisée dans les grès et dans les pièces de formes aux couvertes épaisses. De prestigieux décorateurs firent appel à elle, dont Süe et Mare, fondateurs en 1919 de la Compagnie des Arts Français. Christian Fjerdingstad (1891-1968), un orfèvre art déco : chef de file du renouvellement de l’orfèvrerie au début du XXe siècle, ce Danois travaillera pour la maison Christofle de 1925 à 1947 créant un vocabulaire formel très novateur en parvenant à une vision plus organique et sensuelle de la forme et de la matière. Fjerdingstad est aussi un artiste indépendant qui développe de nombreux modèles dans son atelier de L’Isle-Adam, où il emploiera jusqu’à une dizaine d’ouvriers. Jacques Henri Lartigue (1894-1986) : familier de la ville de L’Isle-Adam, ami intime du maire Michel Poniatowski (1922-2002), Jacques Henri Lartigue (peintre et photographe) a séjourné plusieurs années de suite, après la Seconde Guerre mondiale, à Piscop près de Domont, et peint de nombreux paysages du Val-d’Oise. En 1985, il fait avec sa femme Florette une importante donation à la ville. À la mort de Jacques Henri en 1986, Florette Lartigue enrichit généreusement ce fonds, portant la collection à plus de 300 œuvres, qui seront le point de départ de la création, en 1998, du Centre d’art Jacques Henri Lartigue de L’Isle-Adam. Après la mort de Florette, 1.100 peintures sont encore déposées à la ville par la Fondation de France.

Thèmes des collections (détail)

Architecture et urbanisme, Art moderne et contemporain, Arts décoratifs : Céramique, Beaux-Arts : Dessin, Estampe et Affiche, Peinture, Sculpture, Autres collections : Archives papier, Fonds ancien d imprimés, Manuscrits, incunables, Ouvrages de bibliophilie, Plans, Ethnologie : Costume, Histoire : Histoire locale et régionale, Biographie

Artistes phares

Jules Dupré, Daubigny, Vlaminck, Auguste Boulard, Emile Boggio, Madeleine Luka, L. Lemaire, Jules-Romain Joyant, Théodore Rousseau, Adolphe Willette, Charles Agard, Auguste Boulard, Joseph Le Guluche, Pierre Gatier.

Personnages phares

Famille de Bourbon Conti, Francis Carco, Georges Duhamel.

Intérêt architectural

Au moment de sa fondation en 1939, le musée dénommé alors « musée Louis Senlecq » est installé dans une partie de la « Maison des Joséphites », construite en 1661 par le prince de sang Armand de Bourbon Conti (1629-1666), seigneur de L’Isle-Adam, afin d’abriter une communauté de prêtres lyonnais de la congrégation des Missionnaires de l’Ordre de Saint-Joseph, chargée par ce membre éclairé de la famille royale de l’enseignement gratuit des enfants de la paroisse Saint-Martin de L’Isle-Adam. Cet édifice faisait partie d’un ensemble de bâtiments élevés autour d’une cour, mais qui ont disparu aujourd’hui, détruits au XIXe siècle. Ce n’est qu’en 1950 que les collections du musée y seront présentées au public, dans quelques salles mises à disposition par la municipalité. Dans les années 90, une importante campagne de travaux d’aménagement intérieur, décidée par le maire Michel Poniatowski, permit au musée de s’étendre sur les trois niveaux du bâtiment. En 2006, ces espaces, devenus trop vétustes, ferment leurs portes au public et le musée s’engage dans un programme de rénovation tout en redéployant ses activités d’expositions temporaires dans son annexe dédiée à l’art moderne et contemporain, le centre d’art Jacques Henri Lartigue. Ce dernier a été inauguré en 1998. Il témoigne de la fidélité du Maire, Michel Poniatowski, à la mémoire de son ami le célèbre photographe et peintre Jacques Henri Lartigue. Le centre d’art est installé dans l’ancienne propriété de la famille Fritz, composée d’un bâtiment principal et des deux petits bâtiments annexes, reprenant une partie du « Petit hôtel Bergeret » du nom de l’ancien fermier général de l’Ancien Régime, Jacques-Onésyme Bergeret de Grancourt (1715 - 1785), l’un des hommes les plus fortunés de France de son époque, qui possédait également une grande propriété dans la commune de L’Isle-Adam. De 1996 à 1998, le bâtiment fait l’objet d’une réhabilitation complète par les architectes Jean-Claude Sauvage et Dominique Riquier.