Musée de la pêche

Nom du musée

Dénomination officielle du musée

musée de la pêche

Adresse

Adresse

3 rue Vauban

Adresse complementaire

Ville Close

Code postal

29900

Ville

Concarneau

Département

Finistère

Région

Bretagne

Contact

Téléphone

02 98 97 10 20

Contact générique du musée

museepeche@cca.bzh

Appellation/Protection

Appellation musée de France

Musée de France, au sens de la loi n°2002-5 du 4 janvier 2002

Collection

Thématiques principales

Ethnologie, Histoire, Sciences de la nature, Technique et industrie

Historique

Lorsqu’en 1960 l’idée de créer un musée à Concarneau se concrétise, il n’y a aucune collection à la disposition de l’association. La collection se constitue de manière progressive, à un moment charnière de l’histoire de la ville et de son port. Lors de la création du musée, « Les Amis du Musée de la Pêche » ont défini un projet ambitieux et inédit en France. Le futur musée va devoir s’intéresser à l’histoire des pêches selon les espèces, à l’évolution des techniques et des navires, mais aussi aux sciences auxiliaires comme la navigation, la cartographie ou encore la biologie. Tous ces thèmes devront être abordés au regard de la réalité locale, mais aussi en référence aux traditions maritimes du monde entier. Au nom « Musée de la Pêche » est associé celui d’« aquariums marins », au nombre de 22 dès 1962. Le musée possèdera jusqu’à 45 aquariums renfermant tortues marines, poissons, coquillages et crustacés. A cela s’ajoute des animaux marins naturalisés ainsi que des moulages. L’influence du muséum d’histoire naturelle est alors bien présente. Par le biais des quotidiens locaux, des appels aux pêcheurs sont régulièrement passés, pour que ces derniers rapportent au musée les spécimens inhabituels de leur pêche. Après le décès de Charles Viaud en 1975, un nouveau conservateur lui succède, Hervé Gloux, architecte décorateur, auteur maritime et peintre. Des travaux d’agrandissement sont entrepris. Le musée, jusqu'alors conservatoire de l’histoire halieutique, devient observatoire des techniques de pêche et de la construction navale contemporaine. La philosophie du musée est davantage axée sur la technique, l’architecture navale et les pêches européennes et mondiales. Le Musée de la Pêche devient dès lors un « centre historique et technique ». C’est dans ce cadre qu’un atelier maquette est créé au musée en 1975, lui permettant de rendre compte des innovations les plus récentes en matière d’engin ou de technique de pêche. Cette nouvelle orientation vers la technique et l’architecture navale permet au musée de constituer une collection de plus de 150 maquettes de modèles anciens et récents. Aujourd’hui, la riche collection du Musée de la Pêche est l'un de ses atouts majeurs. En effet, même si aucune orientation précise n’a jamais réellement été définie au sujet de la collection, cette conscience patrimoniale précoce concernant la thématique maritime a permis aux équipes successives de rassembler cette richesse inestimable. Le projet scientifique et culturel recentre la scénographie de l'exposition permanente sur la Cornouaille Sud.

Atouts majeurs

Plusieurs pièces rares méritent une attention particulière, telle la machine à coudre les voiles monumentales, fabriquée en 1889 en seulement 64 exemplaires, ou encore un coelacanthe conservé dans de l’eau formolée. Ensembles de biens représentatifs d’une profession : métiers de la conserverie, maître voilier, charpentier de marine, présentent un réel intérêt didactique, tout comme la riche collection de maquettes. A noter également, en 1987, l’inauguration du premier musée à flots de France. L’Hémérica, chalutier classique à pêche latérale construit en 1957 aux Ateliers et Forges de L’Ouest de Saint-Nazaire, est accessible au public de la cale à poissons à la passerelle, donnant ainsi un aperçu très concret de la vie à bord.

Thèmes des collections (détail)

Beaux-Arts, Ethnologie : Métiers et Outils, Histoire : Musée thématique, Histoire locale et régionale, Sciences et techniques : Navigation et Pêche

Intérêt architectural

Situé dans le cœur historique de la cité, qui a abrité la garnison de la place forte jusqu’au XIXe siècle. Le bâtiment le plus ancien de cet ensemble est la chapelle Notre-Dame du Portail qui est mentionnée pour la première fois en 1539. Primitivement destinée à la pratique du culte, une confrérie du Rosaire s’y établit au XVIIe siècle. Le 31 juillet 1791, elle devient propriété de l’Etat qui la transforme en magasin pour l’artillerie, puis sera transformée pour servir de logement au régiment d’infanterie de Concarneau. Entre 1846 et 1849, une caserne est construite dans le prolongement de la chapelle, donnant à l’ensemble le nom de Caserne Hervo. Lors de la démilitarisation de la Ville Close, une école communale prend place dans ces locaux. Une école de pêche lui succède à partir de 1901. Ce corps architectural est complété par un long bâtiment situé de l’autre côté de la cour, le long des remparts. Ce bâtiment est mentionné sur les plans dès 1696. D’après un plan daté de 1700, cet espace est initialement réservé au logement des officiers, mais dès le XVIIIe siècle, il sert uniquement de magasin d’artillerie. En 1911, le magasin d’artillerie est transformé en Coopérative maritime des patrons pêcheurs de Concarneau. La Tour du Major, située à proximité, fait partie du dispositif défensif de la Ville Close. Classée au titre des Monuments historiques par arrêté du 27 février 1899, elle permet l’accès au navire à flot du musée.

Protection bâtiment

Protégé au titre des Monuments historiques : https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/PA00089895

Protection espace

Site patrimonial remarquable. Abords d'un Monument historique.