Ministère
de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoinemonument aux morts
monument aux morts


Référence de la notice
PA90000016
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Monuments historiques
Date de création de la notice
9 mai 2023
Date de dernière modification de la notice
4 mars 2026
Mentions légales
© Monuments historiques
Désignation de l'édifice
Titre courant
monument aux morts
Producteur
Monuments historiques
Dénomination de l'édifice
monument
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Bourgogne-Franche-Comté ; Territoire de Belfort (90) ; Beaucourt ; 53 rue Pierre Beucler
Adresse de l'édifice
Pierre-Beucler (rue) 53
Références cadastrales
2022 AE 214
Historique de l'édifice
Siècle de campagne principale de construction
Année(s) de(s) campagne(s) de construction
1922
Auteur de l'édifice
Description historique
Le 24 avril 1919, le Conseil municipal présidé par Alfred Péchin premier adjoint, décide de faire élever un monument à la mémoire des 170 victimes de la Grande guerre. 37 530 francs sont récoltés par souscription publique et dons des entreprises Japy et Desfourneaux. Plusieurs emplacements sont envisagés. Finalement, Marie Bouglé, une descendante d'un ancien adjoint au maire, fait don d'un terrain de six ares situé au sein d'une cité ouvrière dans l'actuelle rue Pierre Beucler, l'axe principal traversant la ville du nord au sud. L'inauguration a lieu le 20 avril 1922 en présence de Pierre Sellier (1892-1949), enfant de la commune connu pour avoir été le soldat qui sonna au clairon le premier cessez-le-feu, le 7 novembre 1918.
La commune choisit Armand Bloch (1866-1933) pour son projet, dont le devis s'élève à 26 472 francs. Statuaire né à Montbéliard (Doubs) dans une famille de sculpteurs spécialisés dans les monuments funéraires, Bloch part à Paris en 1882 dans l'atelier du sculpteur Alexandre Falguière afin de préparer le concours d'entrée de l'École des beaux-arts. Il échoue et semble cesser sa formation vers 1885. Il reçoit néanmoins de nombreuses commandes exécutées dans son atelier parisien, provenant le plus souvent de personnalités franc-comtoises issues des réseaux qu'il entretient largement (Les Gaudes, La Gairi, etc.). Il expose régulièrement aux Salons où il reçoit des médailles et dans les expositions nationales et internationales. Auteur de nombreux monuments et bustes, en bois ou en pierre, il est largement sollicité par les communes autour de Montbéliard après la Grande guerre : 11 monuments commémoratifs sont réalisés entre 1919 et 1924 (Abbévillers, Audincourt, Beaucourt, Courtefontaine, Hérimoncourt, Mandeure, Montbéliard, Roppe, Saint-Hippolyte, Seloncourt, et le monument au Caporal Peugeot, Joncherey (détruit).