Monument à Georges Clemenceau

Désignation

Dénomination de l'édifice

Monument

Précision sur la dénomination de l'édifice - hors lexique

Lieu de mémoire

Titre courant

Monument à Georges Clemenceau

Localisation

Localisation

Pays de la Loire ; Vendée (85) ; Sainte-Hermine

Précision sur la localisation

Anciennement région de : Pays de la Loire

Références cadastrales

AC, non cadastré

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En village

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

1er quart 20e siècle

Année(s) de(s) campagne(s) de construction

1920

Description historique

Georges Clemenceau est né à Mouilleron-en-Pareds en 1841 ; il a néanmoins passé son enfance à l'Aubraye, au village de Féole près de Sainte-Hermine. Après la "Grande Guerre", la municipalité de Sainte-Hermine décide d'honorer le "Père-la-Victoire", aussi appelé "le Tigre" en érigeant sur le carrefour de Saint-Hermand sur la route de Nantes à La Rochelle un monument à la gloire de Georges Clemenceau. Une pétition en date du 20 avril 1920 est adressée au Préfet de la Vendée, qui donne l'autorisation de construire le monument par arrêté du 19 septembre 1921. Une souscription publique est lancée à laquelle répond la presque totalité des habitants de la commune, au moins parmi les plus aisés. L'artiste pressenti est une connaissance personnelle de Georges Clemenceau, le sculpteur Sicard qui reçoit dès le mois de décembre 1918 la commande d'un groupe représentant Clemenceau dans la tranchée. Sicard est par ailleurs l'auteur d'un buste de Georges Clemenceau conservé au musée des beaux-arts de Tours. Le comité d'initiative du monument Clemenceau doit toutefois demander à l'artiste de réduire son projet en raison du coût trop élevé au regard de la somme réunie par la souscription. L'oeuvre est exécutée par Sicard sur les lieux mêmes en 1920-1921 et inaugurée en présence de Clemenceau lui-même le 2 octobre. Durant la deuxième guerre mondiale, en mars 1941, le monument est victime d'un acte de vandalisme attribué à des militaires allemands ; la tête de Clemenceau notamment est gravement endommagée et nécessite une restauration importante. Les autorités de l'armée d'occupation décident d'engager cette restauration qui est confiée au sculpteur Paul Belmondo qui effectue le travail en 1942. Le monument est une nouvelle fois restauré en 1955 par un artisan de Fontenay-le-Comte. En 1966, lors d'un réaménagement du carrefour de la R.N. 137 et la R.N. 148, le monument est surélevé sur un tertre fleuri. Le monument à Georges Clemenceau est réalisé dans un calcaire dur de Pouilleray en Bourgogne ; il est constitué d'un seul bloc taillé dans la masse. Il représente Clemenceau, vêtu de son manteau et de son chapeau mou de campagne, campé sur une motte, le regard tourné vers l'Ennemi ; en contrebas, dans la tranchée, un groupe de six "poilus" le contemplent l'arme au pied. Le groupe porte la signature de l'artiste : "F Sicard" à la base de la motte sur laquelle est représenté Clemenceau.

Description

Technique du décor des immeubles par nature

Sculpture

Protection

Nature de la protection de l'édifice

Inscrit MH

Date et niveau de protection de l'édifice

1998/07/15 : inscrit MH

Précision sur la protection de l'édifice

Le monument (cad. AC, non cadastré) : inscription par arrêté du 15 juillet 1998

Nature de l'acte de protection

Arrêté

Précisions sur les éléments protégés

Statue

Intérêt de l'édifice

Lieu de mémoire

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété de la commune

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

1998

Date de rédaction de la notice

1998

Cadre de l'étude

Recensement immeubles MH

Typologie du dossier

Dossier de protection