Gare des Chantiers

Désignation

Dénomination de l'édifice

Gare

Titre courant

Gare des Chantiers

Localisation

Localisation

Île-de-France ; Yvelines (78) ; Versailles ; 2 rue de l'Abbé-Rousseau

Adresse de l'édifice

Abbé-Rousseau (rue de l') 2

Références cadastrales

BS 120

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En ville

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

1ère moitié 20e siècle

Année(s) de(s) campagne(s) de construction

1932

Auteur de l'édifice

VENTRE André (architecte)

Description historique

La première gare des Chantiers fut édifiée en 1849 lorsque le besoin pour la ville de Versailles d'être reliée à un axe ferroviaire desservant l'ouest de la France se fit pressant. Le choix de l'emplacement fut délicat compte-tenu des intérêts personnels de certains quartiers de la ville, compte-tenu aussi de la situation géographique du quartier des Chantiers, pressenti très tôt, qui est enclavé entre la forêt, le quartier Saint-Louis et les Etangs-Gobert. Très rapidement la station de Chantiers se révèle trop petite. Elle est doublée en 1880. Malgré cela, la gare conserve sa réputation de bâtiment exigü, non adapté aux besoins. L'idée d'une reconstruction complète germe dès 1910. En 1912, la Compagnie des Chemins de fer de l'Ouest propose des plans, signés André Ventre. La guerre et les hésitations empêchent le projet de se réaliser. De nouveaux plans sont présentés à partir de 1926, signés du même architecte. Ils seront légèrement modifiés à plusieurs reprises, jusqu'au lancement du chantier à la fin de l'année 1930. La gare est achevée en 1932. Elle se caractérise par une façade convexe s'inscrivant dans la tradition architecturale classique avec baies cintrées, pilastres et corniche. Quelques touches de modernité se lisent dans les ailes basses qui flanquent symétriquement le corps de bâtiment central. Les bâtiments situés à l'arrière sont en revanche traités dans le style des années 30. Une passerelle, contigüe au hall des voyageurs, enjambe les quatre voies ferrées pour aboutir au poste d'observation. Elle renferme les escaliers qui desservent les quais. Une gare de marchandises fut bâtie en contrebas, le long des voies, et reste donc invisible depuis la cour d'arrivée. L'ensemble est en béton armé recouvert, pour les façades du bâtiment des voyageurs, de plaques de pierre de Ladoix, polies ou adoucies selon les endroits. Une décoration de panneaux de pierre de Corrigny rose gravée scande chaque espace. L'éclairage originel en pavés de verre des voûtes couvrant les différents halls a disparu.

Protection et label

Nature de la protection de l'édifice

Inscrit MH partiellement

Date et niveau de protection de l'édifice

1998/04/14 : inscrit MH

Précision sur la protection de l'édifice

Façades et toitures de l'ensemble de la gare ; quais et édicule de l'horloge ; salle des Pas Perdus, hall des voyageurs, galerie (cad. BS 120) : inscription par arrêté du 14 avril 1998

Nature de l'acte de protection

Arrêté

Intérêt de l'édifice

À signaler

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété de l'Etat

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

1998

Date de rédaction de la notice

1998

Cadre de l'étude

Recensement immeubles MH

Typologie du dossier

Dossier de protection