Ministère
de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineVilla Saint-James
Villa Saint-James






Référence de la notice
PA73000036
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Monuments historiques
Date de création de la notice
15 décembre 2023
Date de dernière modification de la notice
4 mars 2026
Mentions légales
© Monuments historiques. Cette notice reprend intégralement les termes de l’arrêté de protection au titre des Monuments historiques. Elle répond à l’obligation réglementaire du ministère de la Culture d’établir la liste générale des immeubles protégés (art. R. 621-80 du Code du patrimoine). Elle est donc opposable et fait foi juridiquement. Aucune copie numérique ou papier ne sera fournie par courrier ni courriel. Le dossier de protection complet et l’arrêté sont consultables uniquement sur place, dans la salle de lecture de la Médiathèque du patrimoine et de la photographie (MPP), à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne).
Désignation de l'édifice
Titre courant
Villa Saint-James
Producteur
Monuments historiques
Dénomination de l'édifice
immeuble
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Auvergne-Rhône-Alpes ; Savoie (73) ; Aix-les-Bains ; 4 rue Boyd
Adresse de l'édifice
Boyd (rue) 4
Références cadastrales
2023 CD 297
Historique de l'édifice
Siècle de campagne principale de construction
Année(s) de(s) campagne(s) de construction
1891 ; 1893
Auteur de l'édifice
Description historique
L'immeuble est implanté en bordure de rue. Il ouvre à l'arrière sur une cour fermée, de part et d'autre de laquelle s'élève deux corps de bâtiments en retour d'équerre sur le bâtiment principal. Celui de gauche, d'un seul niveau d'élévation, servait autrefois de logement au gardien ; aujourd'hui il fait partie intégrante de l'appartement du rez-de-chaussée. Des balcons règnent devant les façades sur cour à chaque niveau, ceux du deuxième et du troisième étages sont en partie couverts. Un escalier en pierre, situé après le hall d'entrée, donne accès aux étages. Les fenêtres sur la cage d'escalier sont garnies de vitraux à décors géométriques. Un décor peint sur toile marouflée orne le hall d'entrée, le vestibule et la cage d'escalier. Le plafond du hall d'entrée est également recouvert d'un décor peint. Un des appartements conserve également des plafonds décorés de toiles marouflées peintes.
L'emplacement était occupé, depuis 1869, par un hangar construit en fond de parcelle. En 1887, un logis, occupé par un loueur de voitures, lui fut accolé.
L'ensemble fut détruit, en 1891, pour la construction d'un immeuble réalisé par l'entreprise Paul Bonna. Celui-ci était achevé en 1893. A la demande d'Eugène Gavard, une plaque de marbre, portant l'inscription Villa Saint-James, fut apposée sur l'immeuble en 1894. En 1898, une marquise ouvragée dessinée par l'architecte Delimoges, fut ajoutée en façade. D'après le permis de construire elle était couverte en verre de Saint-Gobain. En 1930, Gabrielle Chiron veuve de Michel Mermoz, hôtelière, intégra l'immeuble dans la société anonyme des Hôtels Mercédes et Saint-James. Elle le retira de cette société en 1933 pour le subdiviser en cinq lots. Ces lots furent vendus en 1935. Le docteur Emile Paul y installa alors son cabinet médical. En 1968, la réfection des façades entraîna la disparition des carreaux de céramiques de la façade principale sur rue. En 1982, les marches en pierre de la montée d'escalier furent en partie tronquées pour l'installation d¿un ascenseur. En 1997, la marquise, endommagée par un camion, fut remplacée par une nouvelle s'inspirant du modèle original. En 1999, la construction d'un immeuble neuf, à l'emplacement de la villa voisine, entraîna l'obstruction de la majorité des jours du pignon ouest. (Texte extrait de la notice rédigée par le service de l'Inventaire général du patrimoine lors de l'inventaire d¿Aix-les-Bains.)
Témoin des décors des pensions modestes de la ville thermale, les décors de la Villa Saint-James sont conservés dans les parties communes et dans un appartement de l'immeuble dit « Villa Saint-James ». La demande de protection au titre des monuments historiques émane d'une des copropriétaires et porte aussi bien sur les peintures communes de l'immeuble que sur les peintures d'un des appartements du premier étage.